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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 14:54

Au début du siècle, en Allemagne: la petite Lily, une paysanne un peu effarouchée qui vient de perdre son père, se rend à Berlin pour être prise en charge par sa tante, la libraire Rasmussen. Mais si elle est employée à la librairie, elle est surtout attirée par l'atelier de sculpture de l'immeuble en face, dont les mystères la font rêver. A la librairie, elle rencontre l'artiste, qui l'invite à poser pour elle. Après hésitation, elle se laisse faire, et devient le modèle de l'artiste, Richard. Puis elle devient sa maîtresse, mais si elle est amoureuse, le sculpteur qui craint de devenir trop attaché à elle, s'arrange avec l'un de ses clients, le Baron Von Merzbach, qui de son côté va traiter directement avec la libraire Rasmussen. Et un soir, Lily se rend à l'atelier, ou l'attend le baron. Déchirée, elle accepte sa proposition de mariage...

Ce film nous propose l'unique interprétation de Marlene Dietrich, entre 1930 et 1935, qui ne soit pas une réalisation de Josef Von Sternberg, et on peut dire clairement que le film ne ressemble en rien à une oeuvre de l'auteur de Underworld. Maintenant, si on peut imaginer que c'est une sorte de figure imposée par la Paramount. Ou on peut aussi penser que Sternberg n'a pas souhaité tourner le film. Mais il sert assez bien la carrière de Dietrich, lui permettant de faire la démonstration de son savoir-faire: elle y passe de la petite provinciale coincée, à la croqueuse d'homme, elle y chante (Et comme d'habitude c'est atroce), et y use de son érotisme. contrairement à Sternberg, qui tisse une toile dont chaque jalons, chaque scène, chaque plan, chaque élément du décor doit être contrôlé à 100%, Mamoulian choisit, en construisant ses séquences autour de moments clés. Et bien sur, il utilise la sculpture comme substitut érotique: ainsi, les scènes de déshabillage sont-elles vues  travers les diverses statues de nu qui sont entreposées dans le studio du sculpteur. Et LA statue par laquelle le scandale arrive devient le symbole de la relation amoureuse bancale des deux amants, mais aussi de la transaction immonde avec le Baron, de l'attirance pour la jeune femme dont l'artiste pris au piège ne sait pas trop quoi faire, et enfin de la déchéance de Lily...

Mais il fallait vraiment qu'elle chante?

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Published by François Massarelli - dans Pre-code