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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 16:17

Nfissa vit dans une petite ville du bord de mer, en Algérie. La famille fait une sortie: la jeune femme va sur la plage avec ses deux enfants et sa maman, pendant que son mari doit se rendre à son travail. Lorsqu'elle lui demande de l'embrasser avant qu'il ne les dépose, Samir ne sait pas qu'il ne reverra pas sa femme, enfin pas telle qu'elle est maintenant... A la plage, les deux femmes restent à l'abri sous un parasol pendant que les enfants jouent, mais Nfissa a trop envie de se baigner pour se restreindre. Elle se jette à l'eau, avec sa robe afin de ne pas provoquer les hommes présents. Elle se laisse doucement porter, nage et profite du moment... jusqu'à ce qu'elle se trouve au milieu d'un groupe d'hommes. De tous âges, ils vont la tripoter, la traiter de tous les noms, l'agresser sexuellement, et finalement la noyer. Mais son corps n'est pas rejeté par la mer. Samir ne sait pas à quoi s'attendre... que sa femme revienne et qu'elle se prenne la gifle de sa vie, ou qu'elle soit morte? En lieu et place de ces deux optons, c'est sous la forme d'une femme-méduse qu'elle revient: décidée à assumer sa vengeance, en tuant tous ceux qui se trouveront sur son chemin, dans l'eau...

Sous couvert de fable fantastique, ce moyen métrage étonnant donne corps à une situation simple, mais à laquelle on ne pense sans doute pas beaucoup dans le monde qui est le nôtre: et si toutes les femmes qui ont été agressées sexuellement se transformaient ainsi en monstre de cauchemar, pour se venger, ou venger les femmes, tout simplement? Je ne pense pas qu'il faille limiter la portée de ce petit films sec et superbement interprété (En particulier par Adila Bendimerad qui a d'ailleurs écrit le script avec la collaboration de Damien Ounouri) au seul Maghreb, nos fameuses démocraties occidentales ont depuis longtemps pris de bien sales habitudes.

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Published by François Massarelli - dans Damien Ounouri