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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 11:51

Je n'aime pas les chiens. Mais alors pas du tout, même pas en sauce.

Donc normalement, je n'aurais pas grand chose à dire sur ce film, qui n'est rien d'autre que la captation (effectuée en studio, donc il y a eu une salutaire tricherie cinématographique) d'un numéro de music-hall du début du siècle, durant laquelle la dite Miss Dundee, qu'on imagine écossaise tant qu'à faire, fait exécuter tout un tas de tours à ses corniauds. Bon.

Mais là ou je m'interroge, c'est quant à l'opportunité d'avoir sélectionné ce film pour être le court métrage d'ouverture de la formidable anthologie Early Women Filmmakers de Flicker Alley: parce que si effectivement Madame Alice Guy est non seulement la première des dames du cinéma, et l'une des quatre ou cinq pionniers du septième art mondial, elle est aussi une artiste qui tourne pour Gaumont, la très très très conservatrice maison de production qui n'est pas spécialement connue pour ses idées larges. Et si Gaumont lui a sans doute donné carte blanche, j'imagine que ce film s'est largement vendu sur le fait que Miss Dundee n'est pas habillée très chaudement, une façon comme une autre de prouver, pour les compilateurs de cette merveilleuse boîte magique, que pour les cinéastes du "beau sexe", comme on disait alors avec une malice salace dans l'oeil, le chemin allait être rude, lourd d'embûches, de compromis, et... d'exploitation de la femme sous toutes ses formes, en toutes circonstances. Y compris dans les films de la sainte, vénérable et ô combien convenable de la maison Gaumont.

Avec des sales bêtes.

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Published by François Massarelli - dans Muet Alice Guy