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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 16:38

Au début du siècle à Vienne, Le capitaine Karl Von Raden (Conrad Nagel) se rend à l'opéra, et doit se contenter de partager sa loge avec une mystérieuse jeune femme (Greta Garbo) pendant toute la représentation de La Tosca... dont il ne verra rien, subjugué par la présence de la dame à ses côtés. Il la ramène chez elle après la représentation, il accepte son invitation "d'un café, ou d'un Cognac", et... il rentrera chez lui le lendemain. Mais quand il rencontre le jour suivant son oncle, le chef des services secrets (Edward Connelly), il a la désagréable surprise d'apprendre ce dont nous nous doutions déjà: Tania Fedorovna n'est pas n'importe qui... C'est une espionne du tsar en même temps que la maîtresse d'un des hommes les plus dangereux qui soient, le général Boris Alexandroff (Gustav Von Seyffertitz). Dégradé, emprisonné, Karl obtient de son oncle de sortir de prison et d'être envoyé en Russie pour sa revanche...

Trois actes, dans ce film à la foi impeccable et complètement idiot: une première partie développe le début d'une idylle, qui s'avère authentique, entre les deux personnages principaux. puis l'intrigue devient celle d'un film d'espionnage, avec ses coups fourrés, ses coups de théâtre... avant de revenir au bon vieux style des films de la "formule" Garbo: romantique et dangereux, mais avec en prime une denrée rare: un authentique happy-end!

Je le disais plus haut: idiot, car on est vraiment dans le grand n'importe quoi, dans ce genre d'histoire improbable qui permet à Garbo de porter des robes qui sont autant d'invitations à les enlever, et à ses amants de lutter à mort pour elle! on assiste ici, en pleine prohibition, à des dégustations de litres de champagnes, dans Vienne et Moscou reconstruits à Culver City, et... on en redemande. Parce que Fred NIblo, qui n'a pas bonne presse (mais pourquoi??), est généralement considéré comme un tâcheron, et franchement si ce film ne convainc pas la terre entière du contraire, alors je ne comprends pas: il soigne chaque scène, ne lâche jamais so rythme, et sait donner de l'intérêt à n'importe quelle action avec un montage parallèle parfaitement assumé dans la partie moscovite. Et il permet à Garbo d'effectuer une scène d'anthologie, avec une sacralisation de la nuit d'amour à venir, au moyen de bougies... Le genre de scène dont Garbo avait le secret, et Mamoulian s'en souviendra en 1933 pour Queen Christina. Non, définitivement, des deux films d'espionnage de Garbo, ce n'est pas Mata-Hari mon préféré!

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Published by François Massarelli - dans 1928 Fred Niblo Muet