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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 11:56

On n'a pas conservé beaucoup des premiers films de Germaine Dulac... Par exemple, il ne reste plus que deux séquences à peu près cohérentes de ce film, premier script de Louis Delluc. Une grande perte si j'en crois Henri Langlois, grand admirateur du film et qui lui l'avait vu en entier. Eve Francis y interprète une femme, Soledad, qui lors d'une fête située au Sud de l'Espagne, se laisse aller à une rêverie en revisitant ses souvenirs. Elle est danseuse, et s'est plus ou moins retirée, mais cette évocation douloureuse de son passé va la pousser à tenter de revisiter sa splendeur passée.

Les deux séquences que la Cinémathèque Française a conservées proposent, pour l'une, une vision d'Eve Francis, au milieu des clients d'un café. il se pourrait que ce soit tiré du début du film, car la séquence donne l'impression d'introduire progressivement son personnage. La deuxième voit Soledad se rendre à une taverne en compagnie d'un homme, et se laisser aller à prendre la place des danseuses, qui sont d'abord jalouses, puis elles laissent faire. 

Le film a l'air de bénéficier de plans "volés" lors de véritables célébrations populaires, et semble anticiper toute la vague dite "impressionniste" du cinéma Français: Delluc bien sur, mais aussi Epstein. Et on est devant un foisonnement (Voire un éparpillement) à des années-lumières de la rigueur sage de La cigarette, l'autre film conservé réalisé par Mme Dulac en 1919.

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Published by François Massarelli - dans Muet Germaine Dulac 1919