Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 08:44

A Tignes, dans les Alpes, un homme assez âgé (Gaston Jacquet) arrivé, amené en même temps que le ravitaillement... Il cherche la maison ou vit Amiscia Negeste (Lil Dagover), une actrice de grand renom qui s'est volontairement retirée aussi bien de sa carrière triomphale, que de son mariage avec un notable Ecossais... Plus précisément l'homme qui vient d'arriver.

Il la trouve sans difficultés, et la persuade de le suivre, vers Paris, puis vers l'Ecosse, ou: il l'invite à se retirer... Mais de multiples rencontres avec un mystérieux inconnu, les retrouvailles avec le tout-Paris de l'art dramatique et de la critique, et surtout le "Tourbillon" de la vie Parisienne vont avoir raison des résolutions d'Amiscia... Elle est déterminée à tenter un come-back.

C'est morne... Adapté d'un secret de librairie, le film enfile les poncifs les uns après les autres, sans laisser les acteurs à une exception près, faire leur boulot convenablement. Le message est on ne peut plus conservateur, à savoir qu'un artiste ferait bien de retourner faire du tricot, la gloire est éphémère est n'apporte rien d'autre que des ennuis, et une pièce de théâtre est entièrement tributaire du bon vouloir de la presse et des critiques, qui sont présentés ici comme des salopards comme dans le plus poujadiste des commentaires d'un Christian Clavier ou d'un Jean-Marie Bigard...

Bref, on s'éloigne bien peu des poncifs, et Duvivier peine à surnager là-dedans, car il n'a pas beaucoup d'occasions de nous prouver son talent. Une scène surnage donc, celle d'une représentation qui manque de capoter totalement, à cause de l'agitation du public et de la panique de Lil Dagover. Duvivier utilise des surimpressions, des titres incrustés dans les plans, le montage très rapide pour visualiser l'ambiance électrique, qui est essentiellement sonore...

Et Lil Dagover, dont le beau visage pâle est comme toujours particulièrement bien mis en valeurs aussi bien par le maquillage que par la lumière, est formidable, seule actrice de premier plan à véritablement se détacher dans un film où on peut voir, incidemment, René Lefebvre, un acteur qui reviendra souvent chez le Duvivier de 1930 à 1935, dans ce qui doit bien être un de ses premiers rôles.

Partager cet article

Repost 0
Published by François Massarelli - dans Muet 1928 Julien Duvivier