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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 16:19

Michel Hazanavicius et Jean Dujardin continuent leur oeuvre de parodie-commentaire du cinéma Français populaire, et plus si affinités, avec un deuxième opus qui me semble, mais ce n'est que mon avis, meilleur encore que le premier. Il continue à détourner les codes du cinéma d'espionnage, mais sa cible ici est le cinéma de la fin des années 60, détourné à la virgule près, et rien n'est épargné: costumes, coiffures, couleurs, musique, montage, et bien sur les split-screens!

Il commence par une séquence de pré-générique à la Bond qui doit beaucoup aux ambiances ouatées de The Pink Panther (Le stye de Blake Edwards a une grande influence sur Hazanavicius), dans laquelle on s'amuse à poser les bases d'un gag récurrent: suite à un massacre impressionnant de bandits chinois, OSS 117 passera tout le film à trouver sur sa route des Chinois qui tenteront de l'éliminer parce que, je cite "Tu das nourir, Otétète Tent-Dix-Tept, tu as tué mon trère à Gstaad!"...

Puis la mission s'installe, et comme d'habitude on ne s'y intéresse pas une minute, il y est question d'anciens nazis, et Hubert Bonnisseur de la Bath va donc devoir travailler à Rio cette fois, sous le pseudonyme de Noël Flantier, en compagnie d'agents du Mossad. Et Hazanavicius et Halin, les scénaristes, ont prolongé le racisme du personnage en lui ajoutant une grosse dose d'antisémitisme qui fait mouche...

Sinon, bien sur, on a droit à la totale, les couleurs glauques du psychédélisme sur une plage avec des gens tous nus, une visite des favelas, un voyage en avion sans pilote dans la jungle, un combat avec un crocodile mort, et Jean Dujardin grimé en Robin Hood tendance Erroll Flynn, pour un bal dans lequel la plupart des convives sont grimés en nazis...

A propos de nazis, une fois de plus on se réjouira: ils ont le mauvais rôle, ce qui n'empêche pas l'acteur Rudiger Vogler de reprendre à son compte le monologue de Shylock dans le marchand de venise de Shakespeare  "Ne suis-je pas un homme?". Gonflé, de faire jouer ça à un nazi...

Autre reprise impressionnante et fort bien amenée, celle de l'univers d'Hitchcock dans une séquence qui commence par Vertigo, se poursuit avec Saboteur et finit en North by Northwest! La musique de Ludovic Bource adopte bien sur une posture délicieusement Hermannienne... Techniquement parfaitement accompli, totalement plausible, comme toujours la signature de la parodie viendra d'un mot ou d'un geste précis. Dujardin sait parfaitement le faire...

Et pour finir, afin d'achever de faire envie (?), Rio ne répond plus renouvelle le cinéma d'action en proposant une poursuite en déambulateurs.

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Published by François Massarelli - dans Comédie