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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 09:10

Jamais deux sans trois... le héros de L'auberge espagnole et Les poupées Russes Xavier Rousseau (Romain Duris) revient, la quarantaine est là et a fait son oeuvre: rien ne va plus avec sa compagne Wendy (Kelly Reilly), avec laquelle il a eu deux enfants. Elle a rencontré un autre homme et part pour New York... avec les enfants. Xavier, dont la carrière d'écrivain semblait enfin se mettre en route, décide de la suivre, et de s'installer aux Etats-Unis pour de bon. Parallèlement, Isabelle (Cécile de France) et sa nouvelle compagne, qui sont également parties vers la même destination, ont obtenu la collaboration de Xavier pour faire un enfant. Entre le combat judiciaire avec Wendy, l'organisation de la nouvelle vie de famille d'Isabelle, et les visites assez fréquentes de Martine (Audrey Tautou), l'ex-petite amie jamais tout à fait partie, il y aura du sport... tant et si bien que ça va être difficile de trouver du temps pour écrire.

Et c'est précisément là que le lien avec les deux films précédents se rompt: L'auberge Espagnole et Les poupées Russes tiraient leur sel d'une narration qui provenait justement de cette difficulté à écrire, mais qui trahissait quand même des idées à foison, aussi bien pour Klapisch que pour Xavier. Ici, la narration est plus classique, plus rangée... Ca part sans doute d'une volonté de coller à la quarantaine! Essentiellement, les séquences durant lesquelles Xavier discute via Skype avec son éditeur (Dominique Besnehard) sont surtout là pur établir qu'en dépit de ce qu'il lui raconte, il n'écrira pas une ligne valable!

Mais le film reste un plaisir, parce que les personnages qui restent (Il en manque quand même un certain nombre) en valent la peine, et parce que le ton reste à la bonne humeur. On aime Xavier et ses plans idiots, on aime Martine, qui a quand même une idée derrière la tête, et surtout on aime Isabelle qui a elle toute seule assume le côté le plus rock 'n roll de la bande... On aime même Wendy, dont le rôle n'est pas facile: c'est elle la méchante...

Même si Klapisch a choisi d'être raisonnable, on sent comme une certaine jubilation à filmer à New York, et il profite de la situation, mine de rien, pour nous asséner des plans de toute beauté, dans des plans qui ont été tournés dans de vrais appartements... Et il se lâche dans Chinatown, où il retrouve une poésie proche de celle de Paris: le titre, bien sur, est justifié une fois de plus dans cette trilogie. Le "casse-tête Chinois" est casse-tête parce que la situation de Xavier est inextricable, mais il est Chinois parce que l'une des solutions pour lui, afin de rester aux Etats-Unis, est un mariage blanc avec une jeune Chinoise, une opportunité qui est fournie suite à un accident inattendu...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Cédric Klapisch