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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 13:57

Les années 30, dans l'image que nous renvoient notamment le cinéma et d'autres médias (à commencer par Les Aventures de Tintin) sont une période dans laquelle on va beaucoup chercher un exutoire aux tracasseries dans le sport. Ajoutons à cela le développement de la radio et du cinéma, et on a une source pour ce tout petit film de René Clément, qui doit énormément à son principal interprète: Jaques Tati a en effet écrit le scénario... 

Dans une cour de ferme, un boxeur s'entraîne, et épuise ses partenaires les uns après les autres... un employé de la ferme (Jacques Tati), un doux rêveur, va être "engagé" pour l'occasion, et participer à un match qui dégénère, en compagnie d'un facteur et de deux coqs, le tout sous l'oeil malicieux d'un groupe d'enfants.

Alors que les boxeurs s'entraînent, on aperçoit Tati pour la première fois; il est en pleine occupation sérieuse, puisqu'il joue avec des enfants! Et justement il "joue" un boxeur, interviewé par un gamin et filmé par la même occasion par un ustensile qui ressemble vaguement à une caméra. Dès ses premières apparitions cinématographiques, Tati se place donc résolument du côté des petits, à l'écart... Et son garçon de ferme, bien sur, n'est pas d'une efficacité redoutable: il a déjà la tête ailleurs. Remarquez, sur le ring, ce n'est pas non plus très impressionnant! "Roger", finalement, ne connaît rien à la boxe, et doit faire comme 15 ans plus tard M. Hulot avec le tennis: trouver des raccourcis afin d'avancer!

Le film, un petit court burlesque de 11 minutes, doit beaucoup aux comiques Américains, et le match de boxe présente des réminiscences de Stan Laurel et de Chaplin. mais arrêtons-nous quelques instants sur le personnage qui ouvre et clôt le film: ce n'est ni un fermier ni un boxeur, mais un facteur (Max Martel). Il arrive et donne au manager du boxeur le message qu'il attendait, permettant d'amener l'intrigue ou ce qui en tient lieu, et il reprend sa tournée à la fin du film, suivi des yeux par les gamins, dont un qui le "filme"... Prémonitoire.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Jacques Tati