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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 09:10

Au moins le titre est clair...

Ruth Rose, qui écrivit le scénario pour ce film, savait de toute façon qu'on ne pourrait absolument pas rivaliser avec King Kong, donc tant qu'à faire, le script louche ostensiblement vers la comédie et le léger...

...Ce qui n'empêche: c'est lourd, très lourd! Carl Denham (Robert Armstrong) a des ennuis, et pour cause. Il est techniquement responsable aux yeux de tous de la destruction d'une partie de New York, et il fait face à la menace quotidienne de se voir signifier des dizaines de procès. Il s'embarque sur le Venture en compagnie du fidèle Capitaine Englehorn: les deux vieux copains ont forcément des choses à se dire...

C'est là, soit dès le début, que ce film commence à se vautrer. Si le développement du personnage de Denham a pu réjouir Robert Armstrong qui y trouvait un terrain plus propice à son talent, a-t-on vraiment envie de voir l'aventurier à la pipe rentré chez lui, faisant face à des menaces financières? Non.

Les deux compères végètent à l'autre bout du monde quand ils retrouvent un ancien compagnon, une fripouille qui leur parle du trésor de Skull Island, un bon prétexte pour y retourner, et... Ils y vont.

Il y a aussi une fille (Helen Mack), qui va, devinez, devinez, tomber amoureuse de Denham; des indigènes pas très contents de les retrouver; des dinosaures animés par Willis O'Brien; la musique de Max Steiner, forcément évocatrice, et... le fils de Kong. Bien sûr, lui aussi est animé par Willis O'Brien, mais il est également animé de bonnes intentions. C'est un genre de Casimir, en moins cruel et en plus gentil, voire encore plus couillon: il s'occupe souvent en comptant ses doigts. Quand il ne montre pas (Aux dirigeants de la RKO, peut-être?) celui du milieu avec insistance...

O'Brien, Delgado et leur équipe ont du travailler sur l'animation en un temps record (Et ça se voit!). Ruth Rose a du travailler sur le script assez vite. Le découpage n'a pas du prendre longtemps à s'établir: à ce titre, la scène de "révélation" de l'existence du jeune Kong est la plus minable des scènes de ce genres qu'il m'ait été donné de voir. A 69 minutes, le film se débrouille malgré tout pour présenter de nombreuses scènes de pur remplissage. Cooper n'a pas signé le film, c'est un signe... Et je pense que Shoedsack a du se boucher le nez.

C'est, pour résumer, un film totalement, irrémédiablement Kong.

 

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Merian Cooper