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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 16:15

Ub Iwerks était parfois sérieusement fâché avec son patron (Et supposé ami) Walt Disney, oh, pour des broutilles: cette manie sans doute de "signer" de son logo absolument tous les films de la firme en oubliant souvent, voire systématiquement, de créditer les auteurs des films, cette assurance dans le mensonge (La création de Mickey Mouse, par exemple), faisaient qu'un authentique artiste comme Iwerks, auquel on doit beaucoup, mais alors beaucoup, finissait toujours par se fâcher. Donc avec ce film i fait une entrée chez les concurrents, et emploie même pour animer son film deux pointures de chez Schlesinger: Jones et Clampett, pas moins...

Mais Porky and Gabby n'est pas autre chose qu'un bouche-trou, quel que soit le génie établi d'Iwerks, l'auteur de The skeleton dance, quels que soient les savoir-faire respectifs de ses deux animateurs-vedettes. L'histoire, réduite à presque rien, ne présente pas d'enjeu: Porky et sa chèvre irascible Gabby vont camper, et la nature s'en mêle, les ennuis s'accumulent, jusqu'au moment où la seule solution est de partir... L'animation est bonne mais les personnages manquent de substance, et la bande-son est vampirisée par du jazz en boîte, rien à voir donc avec ce que fera Stalling quand il se laissera aller... Ub Iwerks fera essentiellement trois tours de piste avant de repartir, et on ne se souviendra pas vraiment de lui.

...A la WB, s'entend!

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes