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Comme dans le film précédemment réalisé par Chuck Jones, Porky's ant, ce film se recentre beaucoup plus que ne l'ont fait les collègues de Jones sur le personnage de Porky Pig, qui redevient le héros, même paradoxal, de ses propres aventures! mais même dans ces circonstances il lui faut laisser la place, comme avec la fourmi dans le film précité: la vedette incontestée de Porky's prize pony est un cheval...
Mais pas un cheval de concours, c'est bien le problème. Il s'est fait jeter de toutes les écuries, et clairement il est plus fait pour une destinée agricole que pour le prestige des pistes. Mais il va s'acharner à tenter de séduire le jockey Porky, qui sera bientôt contraint et forcé de monter cette nouvelle et encombrante, pour ne pas dire embarrassante, recrue...
Jones fait ici l'une des choses qu'il fait le mieux: il met en scène la naïveté et le feu sacré qui en découle, et c'est un animal qui en fait preuve, le metteur en scène n'a donc pas à se reposer sur le moindre dialogue. Ce n'est certes pas le meilleur de ses films, mais la maîtrise est là, et la fluidité narrative, le recours méthodique au running gag aussi.