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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 16:31

Avec un titre pareil, le film de Feuillade nous montre le metteur en scène s'approprier l'oeuvre de Souvestre (dont la mort d'une fort mauvaise grippe est à peu près contemporaine de la sortie de ce quatrième film) et Allain, toujours plus loin! Et le titre générique, dupliqué dans le troisième chapitre du film (dont une fois de plus les titres sont assez évocateurs: "Le mur qui saigne", par exemple!) nous annonce la couleur: Fantômas se déguise, donc pour l'attraper, il faut aussi se déguiser. Ce que le journaliste Fandor et l'inspecteur Juve savaient déjà depuis longtemps, du reste...

Le film est irracontable, bien entendu, et il suffit de rappeler ceci: Fantômas étend sa toile criminelle en prenant le contrôle des Apaches de la proche banlieue de la capitale. Il profite de deux facteurs: d'une part, une campagne de presse qui s'interroge sur son identité et émet des doutes sur la probité de Juve; et d'autre part le fait que la police, dans un grand réflexe inepte, décide de prendre les devants en mettant l'inspecteur aux arrêts! Mais lors d'un bal masqué auquel assistent trois Fantômas différents (Dont Fandor et un policier), le drame se noue...

Puis, prenant le contre-pied de la réputation salie de Juve (Edmond Bréon), Fantômas (René Navarre) se déguise... en détective!

Le style de Feuillade est de plus en plus affirmé, permettant d'évacuer l'impression d'arbitraire (pourquoi se déguiser en Fantômas afin de se rendre à un bal masqué où tout porte à croire que le bandit sera? La finalité m'échappe!) et l'à-peu-près des déductions de Juve, qui à la fin du film comprend tout à coup tout ce qui lui a jusqu'à présent totalement échappé! Car Feuillade obéit désormais à la seule logique du roman-feuilleton, et laisse son spectateur passer de surprise en choc, en l'avertissant juste ce qu'il faut. Et puis, il faut le dire, on plonge de plus en plus dans ce qui ressemble bien... à une parodie!

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Published by François Massarelli - dans Muet 1914 Louis Feuillade