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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 07:25

La série de films engagée chez Gaumont autour du personnage fameux entre tous de Fantômas se poursuit, et s'il continue à adapter les romans de Souvestre et Allain, Feuillade continue aussi à personnaliser ses films, et surtout à faire ce qu'on n'attend pas nécessairement de lui. Certes, il y aura ici des poursuites, une évasion, quelques coups de théâtre, meurtres et scènes spectaculaires... Mais il y a aussi une situation de base particulièrement inattendue, et même sujette à réserves tant elle entre en contradiction avec le caractère insaisissable du personnage de Fantômas:

...Car le bandit a été arrêté, en Belgique, condamné à mort, et sa peine a été commué en détention à perpétuité. d'une part, sachant quelles ont été les difficultés de Juve et de son ami Fandor à affronter la machine criminelle de l'homme en noir, c'est remarquable. Mais en prime, Juve n'est pas content. En effet, l'inspecteur de la Sûreté souhaite arrêter Fantômas lui-même... Il va donc fomenter une évasion!

Et le film commence par une affaire crapuleuse, située en province, qui n'a pas le moindre rapport avec les personnages de la série. Un couple de nobles s'est fait escroquer par des bandits, et ont fait appel à une juge d'instruction. Mais celui-ci est intercepté par Fantômas en fuite, qui prend son identité... Il va donc se retrouver à la fois juge et partie, dans une affaire qui va faire parler d'elle...

Au-delà du côté invraisemblable de l'idée de départ, le film a ceci d'intéressant que Feuillade a décidé pour une fois de donner à voir le point de vue de Fantômas, au lieu de s'attacher aux pas de Juve (qui disparaît très vite du film, prenant la place du prisonnier à Louvain) et de Fandor (là aussi on le voit bien peu). Et on n'a plus tout à fait la sensation d'être devant le même film...

Du reste, à la fin, un inévitable cliffhanger se produit, ce qui complique les choses, car à l'été 1914, inévitablement, Gaumont a pris la décision d'arrêter la production. C'est qu'il se passait des choses dans le monde, comme chacun sait, et on n'aurait donc jamais la fin de ces histoires étranges, un peu canailles, gratuites et si éminemment poétiques. Du chaos et du climat de la Guerre, allaient sortir d'autres histoires criminelles, Les Vampires en tête...

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Published by François Massarelli - dans Louis Feuillade Noir 1914