Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 16:30

Le premier long métrage du réalisateur Hispano-Chilien ne nous déçoit pas, et se situe vraiment au coeur de ses préoccupations et de sa vie: il y est question de tourner, de voir, de la mort et de la responsabilité criminelle... Ca commence par une énigmatique introduction, dans laquelle le personnage principal, Angela (Ana Torrent) sort d'un métro mi-horrifiée, mi-fascinée: elle sait que devant la rame de tête, se trouve le corps déchiqueté d'un homme qui s'est jeté sur les rails. On lui recommande de ne pas regarder, mais...

Elle est étudiante en cinéma et communication, et est arrivée au stade de la thèse. Elle souhaite la consacrer à la violence dans les médias, mais a du mal à trouver de la matière première. Quand son directeur de thèse est troué mort, devant un écran vide, alors qu'il visionnait une cassette pour lui venir en aide, elle "emprunte" la chose, et se retrouve devant un authentique "snuff movie", un genre qui fascine les uns (dont son ami Chema, interprété par Fele Martinez), et fait très peur aux autres. Angela est entre les deux, et commence une enquête personnelle qui la conduira très loin...

D'une part il est difficile de prendre le film au sérieux, et du reste ce long métrage a un énorme défaut: tous ces gens, Angela en tête, n'ont pas beaucoup d'humour, et comme si souvent dans les films de genre Européens, ils ne se parlent pas: ils s'invectivent en permanence; mais Angela, finalement, met en jeu bien plus que la fin de ses études dans cette histoire. C'est la première fois qu'elle sort le nez de ses livres, et le fait d'enquêter autour d'un trafic crapuleux de snuff movies, va lui apporter une excitation qu'elle n'attendait pas.

Et puis, peu importe d'y croire ou non, car le film nous entraîne dans un dédale fascinant de couloirs, de portes closes, d'entrepôts secrets et de garages interlopes. Amenabar s'amuse à donner du sens, brièvement, aux objets et aux lieux les plus anodins, et nous le suivons, car il a bien compris que s'il fait semblant de dénoncer, il se promène avec cette histoire de films qui tient les gens, au plus profond de l'inconscient de ceux qui sont fascinés par les images. Comme Angela, on nous dit de ne as regarder, mais...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Alejandro Amenabar