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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 18:43

Voilà un film bien encombrant... Comme du reste pouvaient l'être, chacun à sa façon, les superproductions de Lubitsch Madame Du Barry, Sumurun ou Ann Boleyn. Chacun de ces quatre films comporte bien sûr, à sa façon, une méditation sur le rapport paradoxal des femmes au pouvoir, et une importante manipulation des foules par le metteur en scène. On murmure que celui-ci, particulièrement, était pour Lubitsch l'occasion de montrer aux studios Américains ce qu'il savait faire. particulièrement à la Paramount, qui a investi beaucoup de sous dans l'affaire...

En Egypte, le Pharaon Amenes (Emil Jannings) désire cimenter une alliance avec le roi Samlak d'Ethiopie (Paul Wegener); pour ce faire, il accepte d'épouser la fille (Lyda Salmonova) de ce dernier. Mais alors que les éthiopiens sont en route, se produit un événement qui sera lourd de conséquences: un Egyptien (Harry Liedtke) a volé une esclave Grecque (Dagny Servaes). Ce qui aurait pu être insignifiant va en réalité décider du destin tragique de la couronne Egyptienne, et de la mort de la plupart des personnages...

Décors imposants, foules menées de main de maître, et acteurs de premier plan au jeu lourd et ampoulé, vaguement héritier de l'expressionnisme théâtral: avec Wegener et Lubitsch qui se battent en essayant d'en faire systématiquement plus que l'autre, l'intérêt très relatif de ce gros spectacle tend à s'effriter au fur et à mesure. Le fait que le film n'est survécu que dans des copies fragmentaires n'arrange ni la continuité, ni la compréhension... Mais Lubitsch, qui signera ensuite un seul film en Allemagne (Die Flamme, aujourd'hui perdu), gagnera son ticket pour les studios Californiens.

Si ça n'est pas une bonne nouvelle, alors c'est à désespérer.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Ernst Lubitsch 1922