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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 17:31

Les films tournés en Allemagne par Ernst Lubitsch entre 1915 et 1922 sont à bien des égards un « tour de chauffe » pour la prestigieuse carrière du metteur en scène aux Etats-Unis. S’ils préfigurent un grand nombre de traits communs à ses films Américains (Un goût assumé pour l’utilisation du vaudeville, une ordonnance maniaque pour la mise en scène et une tendance à la coquinerie), les genres identifiés sont loin de ces comédies douces-amères et de ces films fripons qui feront le sel de son cinéma. 

On distingue des comédies burlesques avec des personnages inspirés de l’univers Juif et Berlinois dans lequel le metteur en scène évoluait, des comédies grotesques, des comédies « montagnardes » (Dont on retrouvera le pendant « dramatique » dans le film de 1928, Eternal love), et quelques films dramatiques ou d’aventure, à très gros budget. Ces derniers n’auront finalement aucune réelle descendance lors de son passage à Hollywood…

Le plus ancien de ces films qui aient été conservés, sous le titre intrigant de Quand j'étais mort, est une comédie de la première catégorie évoquée. Il en reste trois bobines, dont les deux premières ont des sautes de continuité : Dans ce film, Lubitsch joue un homme qui feint d'être mort, pour mieux revenir chez lui, auprès de sa femme que sa belle-mère a monté contre lui. Bien sûr, on est un peu dans la kolossale rigolade, avec une intrigue totalement invraisemblable, mais cette histoire de dissimulation, de déguisement dans un cadre boulevardier est malgré tout annonciatrice de biens des films futurs. A commencer par le choix de Lubitsch de ne tourner qu'en intérieurs, afin de faire des maisons bourgeoises et des salons fréquentés par ses personnages, le cadre réel de son univers. Comme on le sait, c'est une tendance qu'il gardera longtemps...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie 1916 Ernst Lubitsch