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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 16:24

Un type étrange, un peu vulgaire et carrément bohème, commence à agiter la pègre Niçoise en distribuant les bourre-pifs et en posant des questions gênantes au sujet de la mort suspecte d'un flic, et d'une prostituée: c'est qu'en dépit des apparences (on a retrouvé son corps abattu d'une balle sur la grande corniche), le policier un rien pourri serait mort en compagnie de la jeune femme, dans un motel miteux. L'affaire, compliquée, est liée à deux sales types qui se partagent les sales coups sur toute la côte d'azur (autant dire qu'entre les deux, la moindre étincelle peut déclencher des hostilités), et qui semblent couverts par des avocats et des policiers...

Le type étrange qui mène l'enquête, c'est Belmondo. Alors on pourrait développer, ou se contenter que c'est l'acteur en roue libre, à son pire: c'est exactement ça, et il fâcheusement irritant. De son côté, Lautner assure son service habituel, avec quelques haltes bienvenues (deux scènes de meurtre ou d mort violente, dont celle d'ouverture qui est impeccable), et sa troupe. Audiard fournit à la star un dialogue à sa mesure, fait de monosyllabes, et l'enquête débouche quand même sur une bien sale impression: l'idée selon laquelle pour bien faire régner la loi, il faudrait empêcher les gangsters de la violer, et forcer les flics à le faire. Ce que Belmondo (oui, car il est représentant des forces de l'ordre) fait avec insistance: de là à traiter le film de fasciste, il n'y a qu'un pas, que je ne me refuse absolument pas de franchir.

Sinon, oui, un cinéma s'appelle "le terminus des prétentieux": au-delà de l'allusion aux Tontons, ne serait-ce pas un message codé, une façon de dire tout le bien qu'on pense d'un cinéma exigeant? Bref, au contact d'un acteur laissé à ses manies, Lautner et Audiard n'en finissent pas de perdre leur talent.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Georges Lautner