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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 18:58

Décidément, le temps qui passe a vraiment été impitoyable avec ce pauvre Rudolph Valentino, dont tant de films ont été perdus, et beaucoup ne nous sont parvenus que dans des versions tronquées. C'est le cas de ce long métrage officiellement crédité à Edmund Mortimer (un illustre inconnu pour moi), mais que la sagesse populaire attribue à Paul Powell. Valentino y interprète un second rôle, mais la copie disponible, qui ne dure que deux bobines sur les cinq originales, lui donne certainement un rôle bien plus important, proportionnellement...

Dans un petit port de pêche, le patron local est obsédé par son appartenance supposée à la noblesse Britannique; il aimerait que sa fille (Carmel Myers) entre dans la bonne société. Pendant un séjour de cette dernière dans la bonne société de San Francisco, elle fait la rencontre de Dick Bradley (Valentino), golden boy local... Ils tombent amoureux, mais la jeune femme apprend qu'elle ne serait pas de la noblesse, ce qui change évidemment automatiquement son image auprès de ses nouveaux amis. Rentrée chez elle, elle reçoit la visite de Dick, qui arrive au bon moment: un pêcheur local veut en effet la kidnapper...

Le film est plus qu'anecdotique, mais on y remarque un certain détachement, comme si personne, là-dedans, n'y croyait vraiment. C'est renforcé par la prestation de Zasu Pitts qui en fait des tonnes en amoureuse jalouse du marin qui en pince pour l'héroïne. Elle ne se prive absolument pas de sortir toute une batterie d'effets comiques, qui, honnêtement, font un bien fou à ce pensum d'un autre âge.

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Published by François Massarelli - dans Muet 1918 Comédie Film perdu