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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 17:52

A l'origine, ce film contenait deux bobines, dont on imagine si on compare aux autres films Biograph de Griffith de la même période, qu'il était assez long, autour d'une demi-heure... Il n'en subsiste que la première bobine. 

Deux jeunes gens se rencontrent, elle est interprétée par Mae Marsh, et lui par Walter Miller. Ils s'aiment et se marient, mais au fur et à mesure de leur histoire, la jeune femme voit son mari devenir de plus en plus violent, au poing de se battre à la moindre occasion. Elle en fait elle-même les frais, et commence à le craindre. Au cours d'une représentation théâtrale, ils vont être confrontés à une version d'Oliver Twist dont une scène de violence conjugale va réveiller chez eux des souvenirs cuisants, pour l'une (qui a subi la violence) comme pour l'autre (qui va laisser enfin ses regrets s'exprimer)...

La fin de ce résumé est bien sûr tirée des nombreuses mentions du film dans l'histoire du cinéma, puisqu'on ne peut plus la voir. Mais il y a peu de doutes que c'est effectivement de cette façon que le film se termine, puisque il reprend une formule déjà exploitée à plusieurs reprises par Griffith, le plus souvent avec des films anti-alcooliques: What drink did ou The Dunkard's Reformation notamment. Le principal intérêt du film, au-delà de la mention pas si courante de la violence maritale, est bien sûr Mae Marsh: contrairement à sa co-star qui est lui absolument infect, la future enfant bondissante et irritante de Birth of a nation et Intolerance, est au contraire d'une grande dignité ici, profitant du temps imparti à l'intrigue pour ralentir sérieusement le tempo et laisser sa terreur monter et s'exprimer avec subtilité. 

On peut rapprocher l'utilisation dramatique de l'actrice de ce qu'il allait faire quelques mois plus tard avec une jolie jeune femme qu'il avait beaucoup négligée, à tort, et à laquelle il donnerait enfin, à contrecoeur sans doute, la vedette dans The mothering heart. Celui-ci est d'ailleurs un film autrement plus important que ce Brutality un peu sommaire.

Sinon, Griffith faisant appel à sa "troupe" pour tous ses films, ce qui nous gratifie ici d'une vision d'une figurante de grand luxe: Miriam Cooper... Voyez la photo ci-dessus.

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Published by François Massarelli - dans Muet David Wark Griffith