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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 15:49

Je suppose que ça ne surprendra personne, mais ce film se passe au Canada, dans le Saskatchewan justement. Sous de majestueux sommets enneigés, au bord de lacs sublimes, c'est le drame de tout un pays qui se joue: alors que les Sioux viennent de réussir un pari impossible aux Etats-Unis, à savoir soulever plusieurs nations Indiennes pour mettre une copieuse pâtée à Custer, ils ont l'idée de recommencer au Canada, et tentent de rallier la nation Cree à leur cause. Mais ceux-ci, qui vivent en paix, ne souhaitent pas se retourner contre les gens de la police montée, les "tuniques rouges", qui jusqu'à présent les ont laissés libres et armés, pour pouvoir chasser ou se défendre...

Tout est dans le "jusqu'à présent": alarmés par la présence signalée de Sioux du côté Canadien, les Mounties reçoivent l'ordre de désarmer les Crees; du coup, ceux-ci envisagent de rejoindre les Sioux dans leur folie meurtrière, ce qui risque de porter un coup fatal à l'amitié entre l'inspecteur de la police montée Tom O'Rourke (Allan Ladd) et son frère d'adoption, le Cree Cajou (Jay Silverheels)...

A cette intrigue, vient se greffer l'aventure de Grace Markey (Shelley Winters), une fuyarde Américaine, recherchée pour un meurtre dont elle est en fait innocente. Tout ce petit monde va donc jouer à cache-cache avec les Indiens, remonter les rivières, bivouaquer, subir les ordres idiots d'officiers ignorants, et ne jamais quitter l'ombre majestueuse des superbes montagnes citées plus haut...

C'est un film qui vaut, je regrette de le dire, surtout pour son côté décoratif: il en faut! Mais soyons juste: il manque de grandeur, et je parle en fonction du fait que Raoul Walsh est le réalisateur de The big trail et de Objective Burma. On retrouve un peu de l'enjeu de ce dernier film dans la fuite compliquée des mounties et leur jeu de cache-cache avec les Indiens, mais sans l'urgence et l'horreur sous-jacente du destin des soldats du film initial. Une autre chose qui manque, est le rapport de l'homme à la nature, un thème qui reviendra heureusement à Raoul Walsh d'ici peu, tant il est vrai que depuis Distant Drums, on a l'impression que les films se succèdent à un rythme effréné, mais que le coeur du vétéran Walsh n'y est plus... Restent, je le répète, d'admirables paysages... Que voulez-vous, les lacs, les montagnes... On ne s'en lasse pas!

 

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Published by François Massarelli - dans Raoul Walsh Western