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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 13:57

Un homme se remet difficilement d'un accident de voiture qui aurait dû lui coûter la vie. Il est vite ramené chez lui, dans une propriété plus que cossue, où il va pouvoir se remettre sur pieds en compagnie de sa jeune épouse, de son meilleur ami, qui est aussi son médecin, sous l'oeil bienveillant de leur domestique d'origine Chinoise.

Sauf que... Georges Campo est amnésique. Mais alors totalement. Et si des bribes de souvenir disjoints lui reviennent qui tendent à corroborer ce que lui disent son ami et son épouse, il n'a aucun souvenir d'eux. Par contre, il rêve souvent de batailles en Algérie, plutôt que de la Chine où il est supposé avoir passé des années... Et un nom lui revient de manière obsessionnelle: qui est ce Pierre Lagrange dont le nom ne veut jamais quitter sa pensée?

Et il a plus grave, pour lui semble-t-il: si Georges s'accommode bien vite de sa situation dans la mesure où il est logé nourri et vaguement attiré par cette épouse qu'il ne reconnaît pas, il est particulièrement frustré par le fait que celle-ci se refuse à lui avec obstination...

Nous aurons assez vite, en guise de réponse à toutes les questions posées par l'exposition, des révélations sur le pot-aux-roses: oui, bien sûr, c'est une machination...

Duvivier sortait d'une période de grande maladie quand il a mis en chantier ce film, qui sera son dernier... Et ça se voit: c'est assez volontiers incohérent, et le propos en dessous de la ceinture, s'il est en phase avec la libération des moeurs, est d'un mauvais goût permanent. D'ailleurs, le Georges, c'est Alain Delon, et le rôle d'un pauvre type, raciste, querelleur, lubrique et ayant fait l'Algérie ne peut que lui convenir: c'est réussi, il est tellement désagréable qu'il lui ressemble...

Ce petit film noir mal foutu est bien dans la tradition déprimante des films du metteur en scène, mais avouons-le, en dépit d'une profondément cynique fin à tiroirs, dans laquelle tout le monde va souffrir, on ne se relèvera pas souvent la nuit pour le regarder.

 

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Published by François Massarelli - dans Julien Duvivier Noir