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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 20:08

Pour commencer, on pourrait prendre la plus légère des deux options, et dire que tout a commencé par un gâteau, un de ces gâteaux trop beaux pour être vrais, que Stephen Neale, un brave homme qui sort d'un sanatorium, a gagné lors d'un jeu organisé à une fête de village. Il s'était rendu là en attendant un train, et ça ne lui a rapporté que des ennuis.

Sauf qu'il y a une autre option, plus lourde et plus riche en analyses de toutes sortes... M. Neale sort en effet de deux années de repos, mais c'était aux frais de l'état, suite à un drame auquel il a participé bien malgré lui: marié à une femme atteinte d'une maladie grave, il n'a pas pu l'empêcher de se tuer, avec le poison qu'il avait lui-même stocké au cas où... C'est un coupable, déjà jugé, et déjà condamné... Par lui même. Il est autant un de ces hommes au destin tourmenté qu'affectionnait Fritz Lang, qu'un parfait candidat à la rédemption...

Et c'est la guerre, et en Grande-Bretagne, le blitz fait rage et avec lui, ses soudaines alertes, ses abris. Et ses espions, bien sûr: Neale, qui vient de se reposer deux années, ne sait pas qu'en se contentant de répondre à des questions que des gens un peu trop polis pour être honnêtes lui posaient, il allait mettre les pieds dans un panier de crabes qui trafiquent des secrets du haut-commandement pour les transmettre aux nazis. 

Comme dans tous les films de Lang, la mise en scène, menée tambour battant, et à hauteur de point de vue d'homme naïf, passe par des signes en tous genres et des étranges contrefaçons: un gâteau qui contient des microfilms, des vestes minées, une valise de livres qui est une bombe, des braves gens qui sont des nazis, un étrange et menaçant petit homme qui pourrait être aussi bien Dieu que le diable, une séance de spiritisme, un réfugié Autrichien et sa jolie soeur qui cachent sans doute des secrets inavouables , un aveugle qui voit, une voyante qui ment, et... J'en passe, tellement il y a de détails réjouissants, dans ce film qui représente à la fois une somme de motifs propres au metteur en scène, et une collection de scènes qui font largement penser à un film Anglais d' Hitchcock: bref, c'est un régal, propagande ou pas!

 

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Published by François Massarelli - dans Noir Fritz Lang