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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 11:31

Un objet magique, un brave homme victime des circonstances, un riche égoïste capable des pires turpitudes afin de parvenir à ses fins, une petite fille innocente et peu loquace, un homme de main dangereux et sans aucun scrupule, et Ron Perlman... L'univers de Guillermo del Toro est déjà en place dans ce premier long métrage, un conte noir et ironique dans lequel le metteur en scène mélange adroitement conte de fées (Grimm plus que Perrault) et horreur, avec une grande pointe d'ironie...

Cronos, c'est une invention diabolique d'un alchimiste pour dominer le temps. Sauf que cet objet entraîne la perte de tous ceux qui le rencontrent sur son chemin. C'est ce qui arrive à Jesus Gris, un antiquaire d'un certain âge, qui découvre à la faveur d'un moment de jeu avec sa petite fille que dans une statue entreposée dans son magasin, un étrange objet attend qu'on le découvre. Mais une fois que cet objet (qui le rajeunit) aura pris possession de lui, c'est trop tard: il est pris au piège, et en plus un Américain, Angel de La Guardia, va tout faire pour s'approprier le système Cronos, avec l'aide de son neveu...

Alchimie, vampirisme, vie éternelle et possession... Ca fait beaucoup pour un seul film? Mais l'univers de del Toro, situé à l'écart des modes et des habitudes des genres qu'il aime tant, est suffisamment distinctif pour que la pilule passe. Et déjà ses héros, le grand-père Jesus et sa petite-fille Aurora, nous sont sympathiques, comme le seront plus tard les personnages principaux de The shape of water. Et le réalisateur s'amuse beaucoup à charger son décor et ses plans d'une multitude de signes qui sont autant d'invitations à suivre la piste: des références systématiques au temps, des statues en pagaille, non seulement chez l'antiquaire, mais aussi chez le bandit qui le poursuit, car celui-ci a passé sans doute des années à chercher le système Cronos, dans toutes les statues de tous les magasins d'antiquité de toute la terre... Cronos est un premier film, mais c'est un beau début, noir et précieux.

 

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Published by François Massarelli - dans Guillermo del Toro