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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 17:49

Comme une pause fun entre deux films-fables autour de l'histoire et de la Guerre d'Espagne, ce Hellboy fait semblant lui aussi de prendre sa source dans l'Histoire avec un grand H, alors qu'il vient beaucoup plus de la fantaisie pure des comic books de Mike Mignola: car l'intrigue concerne, quand même, un démon des enfers, surnommé donc Hellboy, et invoqué en 1944 par une troupe de nazis, dont un immortel avec une tenue à la Darth Vader, avant d'être intercepté et élevé  par une brave troupe d'alliés...

Le film ne fait jamais la bêtise de perdre son humour, et ne perd vraiment son intérêt que quand les CGI sont utilisés avec excès pour créer des monstres d'une laideur absolue (nous sommes donc arrivés à l'âge de la tentacule dégoûtante). L'intrigue ou ce qui en tient lieu, écrite par del Toro lui-même, est parfaitement fonctionnelle et permet au réalisateur de se laisser aller à ses figures imposées, notamment en mettant le monstre du film (Ron Perlman, en pleine forme) aux prises avec des hommes, des femmes, un enfant, et des affections. Le démon mal poli et fumeur de cigares parle peu mais n'en pense pas moins, et voit rouge quand des chatons sont en danger... et surtout, il adore exploser les nazis.

Sinon, il est flanqué d'un copain de bureau, autre créature fantastique, qui est une sorte de mutant aquatique, et qui possède un certain sens de l'humour. Il est, surtout, autant une réminiscence (The creature from the black lagoon) qu'une préfiguration de la créature ultra-sensible et muette de The shape of water...

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Published by François Massarelli - dans Guillermo del Toro