Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 17:14

1974; nous faisons la connaissance d'un funambule, confronté à la plus belle des tentations: la construction à Manhattan de deux tours jumelles, hautes de plus de 400 mètres. Pour le Français Philippe Petit (Joseph Gordon-Levitt), impossible de se soustraire à l'appel. Il va donc falloir s'entraîner (Notre-Dme, peut-être...), trouver ce qu'il appelle des "complices", et bien sûr se rendre sur place, pour repérer les lieux, échafauder un plan pour cette entreprise hautement illégale, et... passer à l'action.

Le film, d'une certaine façon, est monté comme un film de casse, avec voix off omniprésente, celle de Philippe Petit interprétée par Gordon-Levitt, bien sûr), et tout se dirige vers l'inéluctable grand moment, cette marche au-dessus du vide dont nous savons qu'elle a effectivement eu lieu, et que Zemeckis, prolongeant son travail sur Forrest Gump, va recréer à sa façon, même si elle n'a jamais été filmée, d'ailleurs. On est donc en plein mythe, et la voix off sert à concentrer le point de vue du spectateur sur celui du rêveur.

Et c'est là à mon sens que le bât blesse, car si le film est évidemment une belle entreprise de suspense, impeccablement réalisée, et qui ne nous laisse pas un instant de doute, pour nous spectateurs, Gordon-Levitt, pardon Petit est bien au-dessus du vide, pour de vrai, entre ces deux tours, et il risque bien sa peau, en revanche, l'arrogance du personnage est irritante au possible, et la voix off omniprésente gâche la fête. Autre motif de fâcherie en ce qui me concerne, la langue: l'acteur principal est Anglophone et parle fort bien le français, mais passe son temps à demander aux autres protagonistes de parler anglais 'pour m'habituer', et c'est du plus haut ridicule d'entendre tous ces anglophones interpréter des français qui parlent l'anglais avec un accent à la noix... Pour le reste, c'est une merveille, Zemeckis s'étant attaché à décrire ce "plus beau jour dans la vie au destin tragique de ces deux tours".

Bah oui, c'était le World Trade Center, donc tout ce que nous voyons à l'écran n'existe plus. Comme souvent avec Zemeckis, qui n'est pas l'auteur de Back to the future pour rien, il a fallu recréer le passé de toutes pièces, et à ce niveau, on peut compter sur lui... Mais la fin du film est poignante, car nous savons, nous, ce qui leur est arrivé, à ces deux tours. 

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Robert Zemeckis