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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 09:21

Pour son unique film réalisé pendant le confinement, un moyen métrage de 29 minutes, Almodovar surprend à plus d'un titre: adaptation libre d'une courte pièce de théâtre (de Jean Coquetôt), une comédienne seule sur l'écran ou presque, et premier film en langue anglaise...

Une femme (Tilda Swinton) attend désespérément un signe de son amant: elle le sait, ils sont au bord de la rupture. Lorsque celui-ci se manifeste, c'est au téléphone... Seule avec le chien que lui a laissé l'homme, elle répond au téléphone et va prendre le dessus durant la rupture.

C'est cette même pièce de Cocktaux qui avait servi de prétexte à un des deux épisodes de L'amore, de Rossellini; c'est Anna Magnani qui interprétait le solo. Cette fois, Tilda Swinton fait preuve de son exceptionnel talent et de son extravagance aussi. Elle est à son aise dans un décor qui est, c'est souligné en permanence, un appartement construit en studio. Le générique, mais aussi la première séquence du film, se déroule sur fond de bricolage, puisque le oint de départ du film est la décision d'acheter une hache afin de rompre symboliquement et de façon tranchante avec l'être aimé depuis quatre ans... 

L'exercice du solo est toujours aride, mais ici, repris en main par aussi l'actrice que le metteur en scène, réactualisé en deux langues (Tilda Swinton est Anglaise mais le cadre est Espagnol), l'intérêt de cet exercice de style de Jean Kocto se maintient, d'autant qu'on y retrouve inévitablement des accents de La fleur de mon secret... en attendant un hypothétique long métrage, pour lequel je serai évidemment toujours preneur...

 

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Published by François Massarelli - dans Pedro Almodovar