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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 10:12

Hellboy et ses copains mutants travaillent pour le gouvernement Américain mais leur supérieur le Dr Manning (Jeffrey Tambor) aimerait qu'ils soient un peu plus discrets... Surtout le grand diable rouge. Mais ça va être difficile, car le Prince Nuada du royaume des Elfes a décidé de récupérer le pouvoir en tuant son père et de faire la guerre aux hommes...

J'ai résumé au plus court, parce que même si Guillermo Del Toro s'est investi personnellement et a lui-même imaginé et écrit cette histoire avec la rigueur et le soin qui le caractérisent, l'intérêt est strictement dans la mise en images d'un comic book qui l'a hautement inspiré, et je parle bien sûr ici de sa maîtrise visuelle... et c'est la fête. Grâce à son bon goût, le réalisateur qui n'abuse jamais des effets numériques a su créer de toutes pièces, avec une combinaison de moyens concrets et de moyens virtuels, un univers totalement enthousiasmant, dans lequel l'inquiétant (et parfois le très inquiétant, comme ces myriades de créatures vorace qui mangent les hommes en commençant par leur denrée préférée, les dents) le dispute constamment au féérique...

Si l'univers de Hellboy reste un terrain de jeux moins important que les deux films hispanisants sur le fascisme, ou l'extraordinaire conte The shape of water, Guillermo Del Toro se plaît à mettre en scène ses personnages décalés, véritables marginaux de la lutte contre le mal. Et il est difficile de ne pas craquer pour la loufoquerie de ce grand et costaud diable de Ron Perlman, qui s'émeut de la possibilité qu'un monstre puisse manger un chat (Hellboy adore les chats, une preuve de bon goût, et ce n'est en rien alimentaire) avant de distribuer d'authentiques bourre-pif qui bourrent vraiment les pifs. Un personnage avec cigare mais sans filtre, qui est rafraîchissant par sa réelle originalité dans le tout-venant médiocre des super-héros de tous poils.

 

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Published by François Massarelli - dans Guillermo Del Toro