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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 16:19

Don Camillo est donc parti de son village suite au scandale qu'il a provoqué... Exilé au milieu de nulle part, il n'avouera pas que ses paroissiens lui manquent. Et à Brescello, c'est pareil: on aimerait bien le retrouver, mais... l'avouer? Ca non... Peppone et Camillo vont pourtant se retrouver autour des querelles habituelles.

Sans aucun doute, la production du film avait à coeur de lui donner une suite, avant même la sortie du premier film, intitulé Le petit monde de Don Camillo en référence au best-seller qu'il adaptait, une suite de chroniques rédigées par Giovanni Guareschi... Mais ce retour (qui s'embranche avec rigueur et exactitude sur le premier film, au point de perdre du rythme dès les premières minutes qui sont situées loin du théâtre attendu des opérations) est en fait une série de péripéties qui sont pour la plupart également dans le livre en question...

Duvivier s'exécute donc avec la rigueur qu'on lui connaît, pour un film qu'il a quand même structurellement signé: il commence dans la froideur de la séparation de Camillo d'avec son village, et s'achève sur une catastrophe naturelle, une inondation, qui est marquée par la mort et la destruction... temporaire, nous n'en doutons pas: il y aura, comme chacun sait, des suites. Aucune ne sera vraiment indispensable, et aucune ne sera jamais aussi soignée que les deux premiers films, dans lesquels Duvivier nous offre une vision du monde au milieu, entre les excès d'une municipalité communiste et la réaction (sans jeu de mots) d'un prêtre militant. Le plus remarquable des compliments qu'on puisse faire à Duvivier, Fernandel et Gino Cervi, c'est qu'en dépit de l'éternelle querelle entre les personnages, la sympathie profonde qu'ils inspirent en dépit (et parfois à cause) de leur fanatisme rigolo, n'a pas bougé d'un pouce...

 

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Published by François Massarelli - dans Julien Duvivier Comédie