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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 11:16

Joe Greer (James Cagney), pilote automobile, revient chez lui pour retrouver sa famille, et a une surprise: son petit frère Eddie a beaucoup grandi et a décidé de faire comme son grand frère... Pour Joe, qui connaît les risques du métier, c'est un choix contestable, mais il décide de la parrainer... En même temps qu'il laisse son frère entrer un peu plus dans sa vie, Joe rompt avec sa petite amie Lee (Ann Dvorak) qui pour se venger, demande à sa meilleure amie Ann (Joan Blondell) de séduire Eddie...

C'est un mélo, un vrai, derrière le déguisement d'un film sur la course automobile, un sujet dont Hawks était passionné (il y reviendra en douce, en faisant un remake officieux de ce film dans les années 60). C'est probablement l'aspect professionnel qui l'a le plus intéressé, comme on le voit dans la séquence d'ouverture quand Joe et ses font tourner le moteur dans... Le wagon d'un train. Mais au montage (le film est court, 70 minutes bien tassées), l'intrigue a été resserrée façon Warner, autour des personnages et des situations amoureuses. Et Cagney et Blondell étant devenues des stars, c'est eux qui en profitent le plus...

Il y a quand même des séquences inévitables de course, dont une est mémorable (et très dramatique, je vous laisse juges). C'est l'aboutissement d'un arc bien construit, autour du personnage léger de Spud, l'éternel second, interprété par l'excellent Frank McHugh. Pour le reste du film, les exploits sportifs sont souvent traités avec légèreté, ce qui culmine dans une scène finale burlesque dans une ambulance, qui n'est pas sans rappeler la façon dont une amputation, dans The big sky, allait donner lieu à des gags enfantins...

Hawks était un vrai maverick à l'époque, et tournait en cascade pour tous les studios. Mais le style de ce film est d'abord celui de la Warner, un film rythmé à la mitraillette autour de la diction de James Cagney... Il est dommage, même si bien sûr on aime Joan Blondell, qu'on voie ici Ann Dvorak s'effacer un peu plus. Après quelques films, elle va bientôt passer la main.

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Published by François Massarelli - dans Howard Hawks Pre-code