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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 16:53

Les années 1870: Isabel Archer (Nicole Kidman) a quitté les Etats-Unis à la mort de ses parents afin de se reconnecter avec sa famille Britannique. Elle ne tarde pas à recevoir des propositions de mariage, pour le plus grand bonheur de son oncle (John Gielgud), qui décline et qui souhaite la voir s'installer dans la vie. Mais si le propre fils de ce dernier, Ralph (Martin Donovan), ne peut se déclarer parce qu'il est atteint d'une sévère tuberculose et se sait condamné à brève échéance, Isabel va refuser les avances de deux prétendants sérieux: Caspar Goodwood, (Viggo Mortensen) qui l'a suivie depuis les Etats-Unis, et Lord Warburton (Richard Grant), un noble Anglais. Elle se méfie du premier, et elle sait que le second ne la laisserait pas libre...

Sur les conseils de Ralph, l'oncle lègue toute sa fortune à sa nièce, qui devient un beau parti: elle attire en particulier la convoitise de deux personnes et tombe sous leur coupe: Serena Merle (Barbara Hershey) et surtout Gilbert Osmond (John Malkovich) qui la fascine. Elle se marie, sans se rendre compte qu'elle a fait une énorme erreur...

Un roman de Henry James, un contexte d'un grand classicisme, des intrigues de la plus grande tradition romanesque du XIXe siècle, c'est-à-dire qu'on y parle beaucoup, beaucoup trop. Forte d'un succès phénoménal avec The piano, Jane Campion a pu réunir un budget conséquent, les stars qui vont avec, les décors extravagants de Florence et de Londres, une envie folle de rendre justice au roman en se donnant de la longueur, et... elle s'est plantée en beauté. Le film est d'un ennui mortel, depuis quasiment la première jusqu'à la dernière minute. Les erreurs sentimentales, les convenances d'un mariage plus ou moins arrangé, et l'envie d'expérimenter un peu avec la liberté sont des choses qui résonnent avec familiarité dans l'univers de la cinéaste, mais elle est ici bien plus à l'aise quand elle dérape en montrant Isabel entrant soudain en contact avec sa propre sensualité, seule mais imaginant ses trois soupirants la caressant... ou encore quand elle résout le passage du temps en imaginant un petit film de vacances façon 35 mm des années 30, avec image qui tremblote.

 

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Published by François Massarelli - dans Jane Campion