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13 novembre 2022 7 13 /11 /novembre /2022 17:13

27 années après les événements du chapitre 1, les sept membres du "club des losers", les ados qui avaient triomphé du clown Pennywise, se sont éloignés de Derry, Maine, la ville où la plupart d'entre eux ont grandi, et ont souffert. Tous, sauf un... Et tous ont oublié ce qui s'était passé, leur amitié, leur serment, leurs aventures surnaturelles et leur triomphe... Sauf un: Mike est resté. Bill (James McAvoy) est devenu écrivain, et comme il travaille pour le cinéma il souffre; Beverly (Jessica Chastain) s'est mariée à un sale type avec des tendances aussi violentes que son père; Richie, le rigolo de la bande, fait du standup; Eddie, l'hypochondriaque, l'est toujours; sa mère est décédée, mais il s'est marié à une épouse qui la remplace avantageusement! Stanley aussi s'est marié, et Ben, le "new kid" du premier film, a perdu ses kilos et ses complexes...

Mais Pennywise, comme annoncé, puisqu'il était découvert dans le premier chapitre qu'il apparaissait tous les 27 ans, est de retour. Mike, qui veille à Derry, contacte ses copains. Tous vont venir, sauf Stanley qui décide de se trancher les veines...

Oui, hein: ça commence bien. Ca fait quelques années que Stephen King nous fait comprendre que grandir, c'est souvent assumer les frustrations du passé, voire les emmener avec soi dans le futur... Et le fait qu'il y ait un écrivain, qui plus est en conflit avec la production des adaptations de ses films (on reconnaîtra d'ailleurs Peter Bogdanovitch, dans son propre rôle, en metteur en scène qui explique à Bill que la fin de son roman est pourrie, donc on va la changer) nous renvoie à tant d'autres oeuvres de King où un auteur occupait le centre de l'intrigue, de The body à Billy Summers en passant par The Shining et Misery... King s'est d'ailleurs lui aussi laissé aller à une petite apparition-gag... Une façon d'assumer une part du film?

Pourtant, il n'y a sans doute pas tant de quoi pavoiser. Bien sûr, on apprécie de retrouver les personnages, et le fait que chacun des héros du film soit si proche d'un acteur à l'autre pour permettre une vraie identification... Et cette dynamique presque Spielbergienne qui faisait le sel du premier chapitre se retrouve elle aussi... Mais voilà, It est une saga d'horreur. Et ce que veulent les gens, c'est du frisson. ON en veut aussi, donc tout devrait aller pour le mieux... Mais non: je sais, le cinéma, maintenant, peut tout faire. Mais ce n'est pas une raison! Pour chaque fois où les créateurs d'éfféspécios se sont lâchés en en rajoutant des tonnes, et en pimentant de mille et un effet dégoûtant, on regrette. Les personnages sont formidables, mais on est agacés par le grand guignol, qui n'était pas aussi omniprésent dans le premier. Pourquoi, quand on adapte King, faut-il qu'on exagère? Les moments les plus forts du film restent ceux où la violence est réelle, comme ce préambule glaçant dans lequel un couple gay se fait passer à tabac par des salauds... 

Mais la leçon à l'amertume tenace de Stephen King passe quand même: bienvenue sur terre, vous êtes là pour que ça se passe mal... Et plus vous vieillirez, pire ce sera: les sept amis, au début du film, ne sont, mais alors pas du tout heureux... bref, comme d'habitude, derrière les paillettes de l'horreur, l'horreur de la vie.

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Published by François Massarelli - dans Boo!! Stephen King