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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 18:02

Donc, A dandy in aspic est le dernier film de Mann, d'ailleurs décédé avant sa complétion. Le reste du tournage a été dirigé par Laurence Harvey, sa vedette, qui n'en était pas à son coup d'essai, puisqu'il avait dirigé The ceremony en 1963. le film est typique d'un certain style hâché et inpiré des nouvelles vagues internationales, tout en étant un film d'espionnage tout en atmosphère...

 

George Eberlin, agent Britannique, est chargé de démasquer un agent double, qui répond (en Russe) au nom de Krasnevin, responsable depuis quelques années de la mort d'un certin nombre de Britanniques. la tache va être compliquée, puisque Eberlin n'a pas la confiance de tous ses supérieurs, puisqu'on lui assigne comme collaborateur un insupportable dragueur, Prentiss, puisqu'il rencontre fréquemment Caroline, une jolie et insouciante photographe qui lui permet de ne pas garder la tête trop encombrée de bêtises mais le distrait un peu trop, et surtout parce que Krasnevin, c'est lui...

 

Les agents sont fatigués, dans ce film, désireux en particulier de 'retourner chez eux', à en croire Krasnevin-Eberlin (Laurence Harvey), qui croit trouver en Caroline (Mia Farrow) un peu plus que le repos du guerrier. Car c'est la guerre, comme le fait remarquer un personnage, même si on ne sait plus vraiment pour quoi on se bat; la faillite des idéologies, le règne de Judas: les conversations entre espions ennemis, notamment entre Lionel Stander et Tom Courtenay, respectivement Russe et Britannique, sont riches de considérations quasi-philosophiques sur le sujet. Reste que pour le héros, ou anti-héros, l'ombrageux espion, après des années d'infiltration de l'intelligence Britannique, le "chez soi" est bien difficile à définir. Le film ressemble à s'y méprendre à une chute annoncée, doublée de mort inévitable, pour un espion pris dans la tourmente de sa propre duplicté, victime de tous, y compris de lui-même; un héros d'Anthony Mann qui est, en quelque sorte, passé de l'autre coté de la montagne, là ou il aurait du atteindre son but. Un film noir, très noir...

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Published by François Massarelli - dans Anthony Mann