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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 08:35

Brandywine, la société qui se cache derrière la saga Alien, a inventé la franchise blockbuster d'auteurs... L'un des signes qui ne trompent pas, c'est que contrairement à d'autres suites, les trois films qui ont suivi l'admirable Alien de Ridley scott ont échappé à la numération systématique. Le véritable nom de Alien3 de Fincher est d'ailleurs supposé être Alien Cube... Confier à un metteur en scène reconnu pour ses capacités artistiques, à l'exception notable du débutant Fincher, mais on y reviendra ailleurs, voilà l'idée de base pour cette série de films, dont j'exclus les séquelles qui mélangent avec la série des Predator, bien entendu. Maintenant, reste à poser la question qui fâche: y avait-il vraiment besoin d'une suite à Alien, film parfait?

 

Non: aucun film ne doit avoir besoin d'une suite. Bien sur, il y a des films qui complètent la vision initiale, il y a même des suites qui sont meilleures que l'original, grâce à Cameron (Terminator 2) ou Coppola (The Godfather part II)... Mais si cette sale manie perdure avec en plus l'horrpilante mode qui consiste à se contenter de rajouter un 2 à la fin du titre, elle ne date pas d'hier... Dans les années 20, le manque d'originalité consistait surtout à recopier la structure et les morceaux de bravoure du film initial (Mark of Zorro, The Sheik), et à ajouter "Fils de..." dans le titre (Son of the Sheik, Don Q. Son of Zorro...). Avec Aliens, on peut s'irriter de voir une équipe reprendre du service dans le but de faire de l'argent avec l'univers d'un film magique... Mais franchement, l'opposition au film s'arrête ici.

 

Oui: A l'imposante réalisation de Scott, Cameron répond en enrichissant de façon considérable et intelligente l'univers, au point d'en définir un grand nombre de contours (le mode de reproduction des Aliens basé sur des cocons humains, leur hiérarchie, dominée par une femelle-reine, leurs stratégies, les formes différentes qu'ils peuvent avoir, leur façon de coloniser l'espace de vie, etc...). il reprend l'héroïne, ajoute une coda à son aventure de 1979, lui donne même une identité extérieure. Il reprend le thème évident de la féminité combattante du premier film, pour y ajouter de façon fascinante une thématique de maternité: Ripley est donc mère, et revient à la civilisation après 57 ans de sommeil artificiel pour apprendre la mort de sa fille; elle va aider une troupe de Marines (Dont des femmes, mais qui n'ont plus rien d'humain: ce sont des militaires) à combatre une horde de milliers d'Aliens, et secourir une petite fille qui va lui permettre d'effectuer un transfert de son amour maternel; et bien sur, on va en savoir un peu plus sur la duplicité de la société tentaculaire Weyland-Yutani, qui sous couvert de permettre la colonisation de l'univers, semble convoiter les aliens comme une arme de destruction potentielle, au mépris des vies humaines... Le film cite, bien sur, le précédent, parfois avec humour, afin de se situer dans la ligne, mais il crée aussi beaucoup d'images qui vont nourrir la suite de la légende.

 

Bien sur le film a ses qualités et ses défauts, tous cameroniens: certains acteurs surjouent jusquau ridicule (Bill Paxton, en Marine sur-vitaminé, Jenette Goldstein en Rambo féminin), mais c'est dans le but de montrer que les soldats sont tous ridicules et dotés d'un Q.I. de mouche, alors on ne lui en veut pas trop; l'obsession technologique, le recours à la mécanique et à l'ingénierie comme prolongation de l'humain, l'immersion en plein milieu aquatique ou en ce qui en tient lieu, le suspense endiablé, et la vision d'un futur proche basé sur notre présent à nous... oui on est bien chez Cameron, qui signe sa première superproduction et entre, enfin, dans la cour des grands...

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Published by François Massarelli - dans James Cameron Science-fiction