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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 14:26

Oublions ce brave Capra, qui a passé sa vie à prétendre avoir inventé Langdon, mentant comme un arracheur de dents pour sans doute venger l'humiliation qu'il a subi en 1927, date de son renvoi du montage de Long pants, leur deuxième long métrage ensemble, par un comédien qui s'était mis en tête de réaliser ses films tout seul. Les débuts de Langdon au cinéma datent de 1923, et ses débuts chez Sennett de 1924, soit avant l'arrivée du gagman et futur metteur en scène dans le studio. Mais une chose, en revanche, est sure: Capra avait raison lorsqu'il dit que personne ne savait quoi faire avec Langdon: la preuve dans ce qu'il reste de ses trois plus anciens films de deux bobines conservés...

 

Horace Greeley Jr (Alf Goulding, 1923) est presque un mythe; ce film, le seul des deux (Encore qu'on ne sache pas si l'autre a bel et bien été tourné...) produits par Sol Lesser et cédés ensuite à sennett avec le contrat du comédien, ne subsiste plus que sous la forme de deux minutes de pellicule, la fin de la deuxième bobine, qui voit langdon dans une poursuite, avec le rôle de héros hypothétique. Il m'a vaguement fait penser à West of Hot-Dog, un Laurel de 1925 basé sur une parodie de western, et voir langdon en héros, c'est fatalement aussi incongru que Stan Laurel... le film n'est sorti qu'en 1925, sans grande publicité.

 

Picking peaches (Erle C. Kenton, 1924), est du pur Sennett. Ce n'est ni bon, ni mauvais, et ça se laisse regarder, mais ça manque de cohérence; Harry y incarne un vendeur de chaussures obsédé sexuel, et agressif dans ses tentatives de conquête... Il est marié, et son épouse essaie de lui rendre la monnaie de sa pièce. Une scène prétexte le voit assister  à un concours de beauté, permettant d'aaligner les jeunes femmes en maillot. A ce titre, le film est sorti accompagné d'une publicité qui mettait en avant les Bathing Beauties, en plus de Harry Langdon.

 

Smile please (Roy del Ruth, 1924) ce film est un pur concentré d'incohérence, dans lequel on passe du coq à l'ane, et avec un Harry Langdon prêt à s'abaisser à toutes les bassesses auquel on le confronte: il respire un putois, baisse son pantalon devant les dames, court en culottes à dentelles, etc... Il y est un shériff-pompier-photographe qui a maille à partir avec son rival pour les affections d'une jeune femme. Les gags les plus gras et les plus répétitifs sont mntrés, en succession et sans temps mort. Totalement idiot, absolument pas indispensable, à voir pour savoir jusqu'ou on peut aller très loin.... Pour en finir avec cet étrange film j'ajoute que c'est le premier court métrage qui m'ait donné l'impression que The mystery of the leaping fish, de John emerson avec Douglas Fairbanks, était finalement un petit film assez routinier...

 

La route est longue, vers la plénitude de The strong man (1926)... mais on y viendra.

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Published by François Massarelli - dans harry langdon Muet Mack Sennett