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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 09:33

Cette délicieuse comédie est à mettre dans la même catégorie que Her sister from Paris, réalisé par Franklin également sur un scénario de Hanns Kräly, avec là encore Constance Talmadge face à Ronald Colman.

Sortie un an plus tôt, cette comédie (Dont le titre est d'ailleurs forgé sur le même principe, on peut éventuellement parler de 'formule' au sens Hollywoodien du terme) nous montre une situation assez compliquée, avec l'arrivée d'un richissime Américain sur le sol Britannique, accompagné de sa fille dépressive. Celle-ci tend à se déguiser en laideron pour éviter d'attirer les prétendants qui en voudraient plus à son portefeuille qu'à sa personne, et elle rencontre par un hasard extraordinaire un lord désargenté, qui va instantanément tomber amoureux d'elle. Il s'appelle Menford, et il ne sait pas encore qu'il vient de croiser la chance de sa vie: un associé un brin véreux va en effet lui proposer de tenter sa chance pour être l'heureux élu et gagner le gros lot, moyennant un partage des richesses. Le problème, c'est qu'il va y avoir des complications à justifier de la sincérité de l'affection à partir du moment où le contrat qui lie Lord Menford avec son partenaire (Interprété par Jean Hersholt) sera mis sur la place publique...

Les quiproquos abondent, dans une construction savante qui favorise les délicieux moments de doute, de confusion, et les micro-machinations... Et puis soyons francs: Ronald Colman et son talent fou (En particulier lorsqu'il s'agit de jouer l'embarras, d'ailleurs) en compagnie de Constance Talmadge et son timing fabuleux, c'est une combinaison forcément gagnante! C'était la première des productions First National de Franklin avec Miss Talmadge, mais on ne va pas s'étonner qu'ils aient récidivé, tant ce film est réussi: dans la même famille que les productions de Lubitsch (Avec la complicité de Kräly, d'ailleurs) qui n'allaient pas tarder à se manifester. Avec moins d'invention en matière de raccourci génial, sans doute, mais Her night of romance est un film qui possède une sacrée classe. 

La star en titre s'en donne à coeur joie, depuis cette scène inaugurale où elle apparaît en indescriptible vieille fille (c'est-à-dire avec des lunettes, le code n°1 pour indiquer la mocheté à cette glorieuse époque) qui dissuade les photographes de passer du temps en leur compagnie, jusqu'à cette nuit au cours de laquelle suite à une avalanche de chassés croisés inracontable, elle se retrouve à partager la chambre d'un homme qui est forcé par les circonstances de se prétendre son mari, en passant par une scène osée au cours de laquelle elle demande à Colman, qu'elle croit médecin, d'écouter son coeur en posant délicatement sa tête sur son sein gauche... Mélange d'ingénuité désarmante et de friponnerie caractérisée, la scène n'est qu'un des nombreux prétextes réjouissants pour se précipiter sur ce film.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1924 Comédie Sidney Franklin Constance Talmadge