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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 18:37

Si les films muets de Ford sont parmi les nombreuses victimes Américaines du temps qui passe, des deux périodes, Universal et Fox, c'est la première qui a le plus souffert. Très peu des films tournés à cette époque (1917-1919), souvent en compagnie de Harry Carey, n'ont survécu. Mais on le sait, depuis la découverte dans les années 70 d'une copie de Straight shooting, on possède encore quelques belles pièces... Mais peu ont survécu dans une version intégtrale: témoin ce By Indian post, film de 1919 dont on pense qu'il totalisait deux bobines, et dont seule une copie divisée de moitié est parvenue jusque à nous; C'est Lobster, comme souvent, qui a remis en selle cette comédie mineure, mais qui montre bien à quel point Ford était déja en pleine possession de se moyens dès qu'il s'agissait de faire dans le picaresque, avec cette légère histoire de courrier volé et de cow-boy amoureux, interprétée par Pete Morrison. Le soin apporté à la vie dans une communauté soudée malgré les bisbilles est un trait qui reviendra jusqu'à la fin de sa carrière...

 

http://www.mardecortesbaja.com/BuckingBroadwayStreet.jpgPlus spectaculaire, la redécouverte de Bucking Broadway, un film de cinq bobines tourné en 1917, mais sorti en 1918 celui-ci, a permis de mettre la main sur un film qu'on qualifierait volontiers d'atypique aujourd'hui, si on oubliait qu'en ces années reculées, le western racontait des histoires souvent contemporaines. Cheyenne Harry (Harry Carey) est amoueux de la fille du patron, mais celle-ci fuit à New York en compagnie d'un gandin, dont les intentions sont tout sauf honorables... Les cowboys se ruent donc à New York, et font irruption sur Broadway pour récupérer la belle. une comédie donc, et empreinte de mélodrame contemporain typique, avec méchant à moustache! Le tout mâtiné de western, et bien mouvementé. le film possède aussi la grâce fordienne, la encore en matière de représentation du groupe soudé de cow-boys, partageant tous l'amour de leur métier, des animaux. Un plan montre Harry et sa belle, chevauchant au premier plan, pendant que le troupeau s'étale au second plan. Un type de composition qu'on retrouve dans The searchers. Le lyrisme Fordien est déja bien présent, savamment dosé, avec de grandes rasades de comédie picaresque, et des cowboys saouls qui chantent en choeur... Probablement avec l'accent Irlandais.

Par François Massarelli - Publié dans : John Ford
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