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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 16:32

Continuant d'explorer les métiers les plus divers, George Jeske dirige une fois de plus Stan Laurel dans un film ou il travaille. Il est cette fois employé dans un verger Californien, à cueillir et trier des oranges. D'où le titre... le film concentre beaucoup d'agressivité, c'est une constante du reste, dans ses 12 minutes, ainsi qu'un certaine ingéniosité de bricolo du dimanche: on fait fonctionner une trieuse à partir du pédalier d'un vélo!

Et le final de ce film a au moins le mérite d'utiliser un instrument qui est propice à rendre les poursuites intéressantes: c'est un tapis roulant. Pour le reste, on voit l'équipe habituelle autour de la "star" Laurel: Pas de Finlayson à l'horizon, mais Katherine Grant est là, ainsi que le petit George Rowe, avec son énorme moustache de traviole et son strabisme compliqué. Pour finir, mais cela va sans dire, aucun rapport même lointain entre ce film et l'album du même nom, concocté en Californie lui aussi par le groupe XTC, en 1989.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 16:23

Dans ce moyen métrage situé au début de sa gloire, Lubitsch explore avec délectation les errements d'un quarteron de personnages qui se déguisent, se mentent et se trompent: un mari volage qui court le guilledou au lieu de répondre à une convocation de la police, un comte coureur de jupons obligé d'aller en prison à sa place, une épouse qui cherche à coincer son époux en se faisant passer pour une autre, et une servante déguisée en dame de la haute qui se paie le luxe de retourner à sa condition au lieu de mener la grande vie avec un bourgeois. Une fois faux semblants, tromperies et situations limites mis de coté, tout retournera dans l'ordre. Tout ceci est un peu rustique, mais on est déjà dans un univers proche de celui qui sera le théâtre de ses films du début des années 30.

Et Lubitsch et Hanns Kraly ont piqué l'intrigue à une opérette: Die Fledermaus (la Chauve-souris), de Richard Strauss. Le ton est résolument à la farce, ont est donc vraiment dans la première vague des films du maître, ceux qui respiraient le bon air des rues Berlinoises, ceux d'avant la Kolossale réputation du metteur en scène qui lui vaudra un ticket pour Hollywood, où il ira transformer à lui tout seul le cinéma... Tout ceci n'empêche pas ses bourgeois Berlinois d'voir un air de famille marqué avec ses héros, qu'ils soient de 1924 (The Marriage Circle) ou de 1932 (One hour with you)... Notons aussi une apparition irrésistible de Emil Jannings en gardien de prison alcoolique.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Ernst Lubitsch 1917
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 16:03

Paris 1845. L'étudiant Dupin (Leon Waycoff) et sa fiancée (Sidney Fox) rencontrent l'étrange Dr Mirakle (Bela Lugosi), un forain qui est montreur de singe, et dont la créature Erik est particulièrement fascinée par la jeune femme... A cette même période, des prostituées sont repêchées, mortes, tuées par une substance ajoutée à leur sang. Dupin, qui étudie la médecine, mène l'enquête, qui pourrait bien se compliquer et impliquer sa bonne amie...

Oubliez Poe: rarement l'oeuvre adaptée n'a été autant un prétexte vague pour faire un film: Une scène pas plus, et un personnage lient cette petite production de la Universal, et la nouvelle originale... Et les raisons de faire ce film sont sans doute parmi les plus douteuses: La Universal venait de renouveler son approche du film fantastique et d'obtenir deux succès particulièrement impressionnants avec Dracula et Frankenstein, donc la première motivation ici est purement de continuer à élargir le champ d'action du genre, tout en tablant sur les acquis: un solidement basé sur le cinéma muet Germanique et ses jeux d'ombre et de lumière, un mélange fragile d'horreur et de comédie, et une tendance marquée à l'exotisme Européen... 

Autre raison de faire le film, Robert Florey était à deux doigts d'être devant un sérieux contentieux avec le studio, qui l'avait fait travailler sur Frankenstein avant de confier le film à James Whale. Ce film, situé à Paris, était un peu le lot de consolation idéal pour le réalisateur d'origine Française. Et ajouter Poe à Shelley et Stoker, avant de convoquer Wells, permettait d'élargir la gamme des films d'horreur futurs.

Avec tous ces pré-requis le film est un divertissement, ludique plus qu'autre chose, fort bien mis en scène, et si l'intrigue en est profondément idiote (mais ça fait partie du jeu), Florey s'est souvent beaucoup amusé avec l'atmosphère et le montage... Quant au chef-opérateur Karl Freund, que voulez-vous, il fait du Karl Freund!

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Published by François Massarelli - dans Pre-code
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 09:02

Klapisch avait beau être un nouveau réalisateur (Responsable d'un unique long métrage, Riens du tout) à l'époque de ce film, on voit qu'il était suffisamment reconnu pour qu'on le sollicite: ce tout petit court métrage fait partie des 300 scénarios contre un virus, une série de films effectués par quelques grands noms avec parfois des acteurs de premier plan, et basés sur des scénarios de gens du public. Le but de l'entreprise était de participer à une campagne de prévention géante contre le SIDA. Une cause, d'ailleurs, qui a quasiment disparu ce qui est inquiétant...

Valérie Bruni-Tedeschi y incarne une jeune femme qui vient de quitter l'appartement qu'elle partageait avec un homme, et parmi les quelques affaires qu'elle emporte, il y a un bocal avec un poisson rouge. Lorsqu'elle manque de se faire renverser par une voiture, elle lâche le bocal, et va devoir trouver une solution le plus rapidement possible afin de sauver l'animal...

C'est un concentré de trois minutes, de ce qui fait le meilleur du cinéma de Klapisch: de l'observation, une certaine gentillesse à l'égard des personnages, et des solutions souvent visuelles. C'est absolument adorable...

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Published by François Massarelli - dans Cédric Klapisch
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 08:48

Pembroke est un metteur en scène, dont le prénom variait entre Scott et Percy, et qui va suivre Laurel: je veux dire par là qu'on ne le retrouvera durant trois années, non seulement chez Roach, mais aussi chez Universal lorsque Laurel y tournera une douzaine de courts métrages... un signe probable de bonne entente entre les deux hommes, et ce film, s'il reste mineur (Une fois de plus le format d'une bobine ne permet pas à Laurel de bien y développer son style), montre Laurel en terrain de confiance:

Il y interprète un représentant qui fait du porte à porte, et tente de placer une infâme camelote: un sirop qui peut tout, ou rien selon les options. Et personne n'en veut ou alors personne ne veut payer pour le consommer... Les gags se suivent et ne se ressemblent pas, mais le personnage, son acharnement et sa frustration restent. On notera entre autres un gag furieusement politiquement incorrect sur les malentendants, à nouveau un gag dans lequel un personnage est confronté à quatre portes identiques, il y en avait déjà eu des variations dans The egg et The noon whistle...

Mais le plus frustrant dans ce film reste la résolution d'une scène qui est, avant l'heure, du Laurel et Hardy dans sa forme la plus classique: pour placer son produit, Laurel accepte de nettoyer de fond en comble un tacot qui appartient à l'irascible Noah Young. C'est la voiture la plus sale de tout l'Ouest, il va donc falloir plusieurs flacons... Mais à la fin, le client estime que la voiture a rétréci, et refuse de payer. Pour se venger, Laurel commence à a couvrir de farine... Et la scène s'arrête: nul doute que cinq années plus tard, l'entreprise de re-salissure aurait occupé beaucoup plus d'espace dans le film...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 16:15

Le titre de ce film (Berceuse interrompue), qui aurait du au départ s'appeler à l'imitation de la pièce de Maurice Rostand dont il est adapté L'homme que j'ai tué (The man I killed) fait allusion au violon, un instrument que pratiquaient l'Allemand Walter Holderlin, et le Français Paul Renard (Phillips Holmes) avant d'être soldats. ce n'est pas le seul lien entre les deux hommes: la vie de Holderlin s'est arrêtée après que Renard l'ait tué. Et comme on ne meurt pas forcément comme ça, tout d'un coup, Renard a assisté à son agonie, et a même aidé le mourant à signer la lettre à sa famille que l'infortuné soldat Allemand était en train d'écrire...

Comment voulez-vous après ça que Renard oublie, ou même accepte la simple responsabilité d'un soldat, comme le prêtre qu'il va consulter le conseille? Il va lui falloir se rendre chez la famille de l'homme qu'il a tué, pour essayer de faire son deuil de son geste. Et justement, la famille du Dr Holderlin (Lionel Barrymore) vit dans le souvenir douloureux de leur fils absent, et ont eux aussi besoin d'accomplir leur deuil. En s'adressant à eux et en n'osant pas donner toute la nature du lien embarrassant qu'il partage avec Walter, Paul va permettre à la famille de vivre mieux. Mais il va le faire avec des risques: la population locale n'est pas prête à l'accueillir, notamment Herr Schultz (Lucien Littlefield), qui avant l'arrivée de ce séduisant Français, avait ses chances auprès de la jeune soeur de Walter (Nancy Carroll)! Et puis Paul est Français... 

Lubitsch joue sur les contrastes dans le début de son film, en montant des images qui nous parlent de la fin de la guerre, et qui montrent la liesse populaire sous un jour sardonique: une parade militaire passe devant des soldats estropiés, des militaires assemblés dans une église, entendent un sermon de paix pendant que Lubitsch cadre leurs sables bien alignés, des officiers aux dates de péremption passées depuis longtemps célèbrent l'avenir, des gens qui parlent de faire table rase du passé pendant que la caméra nous montre des médailles innombrables sur un uniforme... Le commentaire est cinglant: l'homme est incapable de faire son deuil du passé, et les erreurs qui conduisent à la guerre ne disparaîtront jamais. Dans ce contexte, Paul Renard est d'une grande lucidité: il refuse d'admettre que le port de l'uniforme l'absout de sa part de responsabilité dans la mort de Walter Holderlin. Mais sa quête de la famille du défunt, jusqu'en Allemagne, est surtout pour lui-même. le piège dans lequel il tombe, et qui lui rend la vie difficile et la faute plus douloureuse encore, c'est qu'il s'attache à cette famille à laquelle il prétend avoir été un ami de Walter de son vivant. C'est seulement à la jeune Elsa qu'il avouera sa faute, et cet aveu le prendra au piège...

Le style de Lubitsch n'est pas que tourné vers la comédie, et c'est dans ce film que lon peut le plus s'en apercevoir: si le film n'est pas exempt de ces petites notations narquoises qui font le sel et le bonheur de ses films, le metteur en scène les a limités au monde parallèle des domestiques et des gens extérieurs à la famille: ce n'est pas un hasard s'il a confié le rôle de la gouvernante des Holderlin à Zasu Pitts, et si Lucien Littlefield et William Orlamond sont parmi les acteurs qui interprètent les voisins qui rouspètent de l'attention donnée par la famille de Walter à un Français... Mais les personnages principaux, quant à eux, vivent un drame, et les deux styles de jeu que Lubitsch leur impose (Intense pour Holmes, qui en fait un peu trop, et dignement triste, et assez lent, pour les Holderlin) créent l'impression d'un choc, d'une incompatibilité qui me semble un peu gênante, parce que pas forcément voulu: c'est là que réside le relatif échec du film. 

Qu'il ait été un flop commercial, que le jeu des acteurs le plombe, n'empêche pas ce film d'avoir ses beautés. Quant à ses intentions, dans la mesure où Lubitsch entendait asséner une bonne fois pour toutes qu'un homme est un homme, qu'un Walter Holderlin et un Paul Renard se valent, et qu'il devrait être VRAIMENT interdit de tuer, y compris quand c'est votre gouvernement qui commande... c'est probablement naïf? tant pis. Mais le film a sans doute d'autant plus décontenancé qu'il prend de fait largement le point de vue des Allemands. 

 

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Published by François Massarelli - dans Ernst Lubitsch
3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 10:05

Dès 1914, Pouctal souhaitait tourner une adaptation du roman de Dumas, qui soit aussi fidèle que possible, et qui soit si possible réalisée sur les lieux décrits pas Dumas. Une adaptation fleuve sans nul doute, le réalisateur n'étant pas du genre à faire les choses à moitié... Les circonstances ont eu dans un premier temps raison du projet, mais il n'a jamais abandonné l'idée. C'est donc en 1918 que le film est sorti, sous la forme d'un serial en 8 épisodes. Il y a aussi eu une version 'raccourcie' en deux époques, aussi complètes que possible: c'est celle que j'ai pu voir.

Le film raconte donc in extenso les aventures d'Edmond Dantès, la trahison et la confusion politique qui l'ont amené au Château d'If, son évasion, et toutes les ramifications les plus étourdissantes que Dumas a mis à notre disposition...

Le résultat est mitigé: d'une part, il fallait un cran à toute épreuve pour se trouver à la tête d'une telle entreprise, et d'un tel tournage... L'image est d'une grande expressivité, due essentiellement aux idées de mise en scène et de composition, et à un maître du cinéma Français, le grand chef-opérateur Léonce-Henri Burel. L'interprétation est généralement très adéquate avec une petite surprise: Gaston Modot, qui composera un magnifique Fernand Mondego dans le Monte-Cristo de Fescourt en 1929, est ici, dans une poignée de scènes, il joue un comparse. Léon Mathot est un Edmond Dantès "à l'ancienne", plus bourru que héros romantique...

Mais le principal défaut de ce film qui est l'héritier du cinéma d'avant la première guerre mondiale, est de sacrifier dans le désordre au trio narratif intrigue-image-intertitre: il semble que les intertitres racontent l'histoire du film, illustré par les images du film! Une manière de faire condamnée à disparaître au profit d'une narration plus dynamique dès le début de la décennie suivante. Du coup, le film, aussi soigné soit-il, accuse son âge...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1918
2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 17:59

Un milliardaire impétueux et excentrique qui va mourir bientôt fait poireauter son entourage avec des revirements constants par rapport au testament qu'il entend laisser. Il ne veut ni le laisser à ses employés qu'il déteste, ni à sa famille qui n'attend rien d'autre que son décès pour faire main basse sur le pactole! Il choisit, tant qu'il est à peu près sain d'esprit, et encore en capacité de le faire lui-même, d'adresser dix chèques, chacun d'un million de Dollars, à huit personnes prises au hasard... Chaque segment du film racontera ainsi le devenir de chaque chèque.

Les sept metteurs en scène se répartissent les portions de la façon suivante: Taurog est en charge du prologue et de l'épilogue, les autres films ayant été tournés indépendamment. Roberts et McLeod ont chacun deux segments à leur charge, et Lubitsch, Humberstone, Cruze et Seiter ont tus un sketch. Le ton est globalement à la comédie, sauf pour l'histoire de Cruze, qui est atroce, et (volontairement ou non?) dramatique: un condamné à mort reçoit le chèque et ne parvient pas à digérer la nouvelle. Certaines des vignettes tombent dans la comédie sans grâce, comme l'histoire de William Seiter avec W.C. Fields: un couple de forains dépensent leurs millions en voitures à casser, et c'est épouvantablement répétitif. J'ai un faible pour les deux premiers sketchs, l'un tourné par McLeod avec Charlie Ruggles en employé timoré d'une boutique de porcelaine qui est en plus étouffé par son épouse acariâtre, et l'autre tourné par Roberts, avec Wynne Gibson en prostituée surbookée qui va avoir une idée très précise de ce que son million lui permet d'acheter...

Et puis il y a Lubitsch: c'est intéressant de constater que ce film lui est souvent attribué en entier, alors qu'il en a réalisé le segment le plus court, mais aussi le plus fort et le plus percutant. Il l'a aussi écrit et en a confié l'interprétation à Charles Laughton... C'est une merveille. 

Pour le reste, aucun des metteurs en scène n'arrive à sa cheville, bien sur, donc il ne faut pas s'attendre à du grandiose. Juste à un film malin qui se saisit, en 1932, d'une préoccupation réelle, qui n'a rien à voir finalement avec le rêve Américain, mais plus avec l'idée de survivre, car comme chacun sait après 1929 les temps sont durs. Et le film nous montre l'Amérique (Blanche, il ne faut pas trop en demander), dans sa relative diversité sociale: on pourra juger que ce film nous montre une belle brochette d'égoïstes. On pourra aussi se dire que cette comédie tape gentiment là où ça fait toujours mal, tout en ayant le bon goût de vouloir faire rire...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Ernst Lubitsch Pre-code James Cruze
2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 17:53

Stan Laurel, George Jeske, Katherine Grant, James Finlayson, on a là ce qui ressemble bien à une équipe, assemblée par hal Roach afin de mettre en valeur Laurel. Mais ce n'est qu'une ressemblance, Finlayson sera utilisé à toutes les sauces jusqu'à la fin de son contrat Roach, sans jamais se fixer dans une unité, Katherine Grant ira ensuite travailler aux côtés de Charley Chase, et George Jeske fera d'ailleurs partie des metteurs en scène de ce dernier lors des premières séries de courts métrages en une bobine.

Ici, tout tourne autour de la mine, de la rivalité humaine entre Laurel, plus électron libre que jamais (Il arrive au travail en manteau de fourrure... Pourquoi? Mystère!), James Finlayson qui bien évidemment joue le contremaître. Grant, elle, est la file de ce dernier. Beaucoup de gags liés à un ascenseur, évidemment, mais aussi liés à la présence de dynamite. Routinier, sans jamais être déplaisant.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 22:04

Il ne reste qu'un fragment de ce film, à peu près toute la première bobine, sur cinq. Des 78 à 80 minutes originales, seules subsistent 16 minutes, sauvegardées d'après deux copies très fragmentaires. Il s'agit d'un des films Allemands de Gad avec Asta Nielsen, et la star y interprète un rôle qui promettait d'être fascinant: celui d'une star du cinéma Allemand, femme indépendante qui a l'exigence de choisir ses scripts, non par caprice, mais par intégrité artistique... Bref, une sorte d'auto-portrait.

La bobine survivante nous permet d'assister à l'exposition, et reste assez longtemps très proche d'une sorte de documentaire sur le miroir aux alouettes qu'est un studio de cinéma: on y assiste à des scènes de tournage, qui peuvent aussi bien être recréées qu' authentiques, Gad ayant volontairement placé sa caméra à distance. On voit comment, chez elle, la star reçoit la visite d'un scénariste qui lui propose un film intéressant mais exige d'être aussi la vedette du film à ses côtés, puis les pourparlers entre le studio et la jeune femme pour négocier la place de son partenaire.

On peut délimiter clairement le moment où le film cesse d'être documentaire: quand les deux partenaires qui viennent d'obtenir gain de cause, tout à coup l'homme séduit la femme. Asta Nielsen refuse avec gravité les avances du jeune homme, avant de se raviser: mais c'est uniquement selon ses propres termes qu'elle acceptera une étreinte... La dernière partie du film tel qu'il existe nous montre un début de tournage plaisant, mais avec une ombre au tableau: l'arrivée sur le plateau d'un noble, qui semble tourner la tête de l'actrice...

...Ce qui est effectivement confirmé par les résumés qui ont été publiés du film, mais pour voir ces développements absents de la copie, il faudra en retrouver d'autres fragments! Un film qui promettait, donc. Tant pis!

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1913 Asta Nielsen