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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 11:37

Un couple se dispute, et c'est violent: madame arrache les manches du veston de monsieur... Puis les assiettes volent, et ça doit probablement faire du bruit, puisqu'une dame (identifiée comme l'archétype de la concierge) intervient; elle se bat avec la dame, pendant que monsieur esquisse un geste...

Le film, tel qu'il nous est parvenu, s'arrête là, mais j'imagine qu'il prend un récipient plein d'eau. La comédie burlesque cinématographique n'a pas eu des débuts très glorieux, donc...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 11:30

On retourne donc au "sketch charmant" qui avait fait l'objet en 1897 du supposé premier film (mais il serait perdu) d'Alice Guy, La fée aux choux, et d'un remake confectionné en 1900 pour le remplacer car le négatif était arrivé en bout de course, afin de capitaliser sur le succès et la réputation du film. Ce deuxième remake apporte un contexte, avec l'arrivée d'un couple (les deux protagonistes sont interprétés par des femmes) chez une confectionneuse de bébés, qui les élève donc dans des choux. Ca reste un monument de stupidité, et les bébés qui se voient étalés ne sont une nouvelle fois pas à la fête... Mais Alice Guy, en proposant deux décors différents, et en enchaînant deux scènes différentes, en vient enfin à découvrir le montage...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 11:24

Ce retour à l'une des plus envahissantes manies du jeune cinéma (celui de l'époque des découvertes et inventions, donc en 1902 on en est loin) montre une panne sérieuse d'inspiration, ou un blocage psychologique sévère du patron d'Alice Guy, Léon Gaumont... A l'heure où Méliès envoyait ses acteurs à la chasse au sélénite dans une confortable narration de 15 minutes, Alice Guy devait se contenter de voir voler les robes des danseuses qui s'évertuaient à imiter encore et toujours Loie Fuller.

Tout au plus peut-on remarquer ici comme une tendance à rhabiller la danseuse, et de ce fait on obtient un film qui n'a pas du, contrairement à certains des plus anciens du genre, éveiller la concupiscence des amateurs de cinéma. Ouf!

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy
15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 11:13

Comme sa mission était de fournir les montreurs de cinématographe en sujets courts, il était assez fréquent qu'Alice Guy fasse intervenir des artistes de music-hall, des cabarets ou de l'opéra pour exécuter des extraits de leurs performances et numéro. Avant l'ajout d'une trace sonore (qui n'allait pas tarder), ces quelques films représentent un reflet du passé de l'art populaire tel qu'il se manifestait à l'époque, et dont le cinéma n'était qu'un jeune représentant, qui n'avait aucune légitimité face aux vénérables théâtre, opéra, et salles de concert... 

Ce petit film est la captation d'une danse exécutée par deus danseuses de l'Olympia, identifiées par les historiens comme étant mesdemoiselles Lally et Juliett (sans e)... Le film a été colorié au pochoir et ces couleurs ont subsisté dans une copie. 

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 11:08

Un extrait de pantomime dansée, dans lequel les deux personnages sont interprétés par des femmes. Pierrette est bien évidemment un Pierrot féminin, et sa partenaire interprète une arlequine... 

Le spectacle ici représenté n'est pas complet, il s'agit juste d'un fragment, assez abimé, d'un film probablement un peu plus long, mais pas beaucoup, au vu des films survivants d'Alice Guy qui proviennent de cette époque. Gaumont cherchait encore à se contenter d'alimenter le public en sujets courts, une vue singulièrement conservatrice... Le film, en fort mauvais état, porte des traces de couleurs appliquées au pochoir.

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 18:10

Le théâtre du Grand-Guignol s'est ouvert en 1897. Non que le cinéma n'ait osé s'aventurer dans cette même direction si tôt, mais il y avait quand même certainement, dans ce petit film à la cruauté assumée et teintée d'absurde, un clin d'oeil à destination du public qui se rendait dans ce sulfureux lieu de débauche qu'on n'ose à peine qualifier de culturelle...

Pour mémoire, le film nous montre un chirurgien et ses assistants se livrer  une amputation sur un être humain (mais il est si facile de voir qu'il s'agit d'un mannequin, qu'on ressentira sans doute une embarrassante déception) avant de lui coller un membre de rechange...

Notons maintenant trois choses, dont une qui pose forcément question.

Un: le film est prévu pour la vente dans les pays Anglo-saxons... Mais les traducteurs de Gaumont ne parlent que très mal la langue de Robert William Paul et Edwin Porter.

Deux: ça y est! à un moment dans le film on aperçoit le petit cartouche Elgé pour LG (léon Gaumont) sensé décourager la copie. Le cinéma est devenu global, et doit s'adapter à la jungle de la concurrence et la tentation de la contrefaçon.

Trois: mais pourquoi fallait-il que ces chirurgiens à la scie un peu leste, soient des noirs? Je n'ai pas de réponse autre qu'embarrassée. 

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 18:07

Une concierge qui a des soucis avec les enfants du voisinage accueille sans trop de ménagement une personne qui voulait lui demander un renseignement... 

La comédie populaire de rue continue à fournir Gaumont en sketchs sans avenir. Un film pour rien, sans qualités ni intérêt... Si ce n'est celui de nous confronter, quelques secondes durant, à un monde disparu dont Alice Guy, à tout prendre, est sans doute beaucoup plus le témoin que ne pouvait l'être Méliès dans son studio où il créait et recréait tout.

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 18:01

Ce qui reste du film, qui comportait bien sûr une danse pour chacune des quatre saisons, en est la fin: on n'a pas retrouvé les autres saisons, pas plus du reste que des renseignements sur la danseuse et le spectacle dont sans doute le film est l'illustration... 

Mon seul commentaire devant ce pesant spectacle, est qu'il était grand temps qu'à l'imitation de Méliès, Porter ou Zecca, Léon Gaumont laisse Alice Guy faire du cinéma, et non ce type de document poussiéreux... 

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 17:56

Un photographe se prépare pour une séance, pendant que l'homme qu'il doit immortaliser (en compagnie d'un imposant pot de fleurs) a les plus grandes difficultés du monde à rester en place, lui présentant même son postérieur... Une bagarre s'ensuit.

C'est, j'imagine, une "comédie", même si on ne dépasse pas du tout le cadre de l'anecdote. Un peu de curiosité, maintenant: on s'attend du début à la fin à ce que le pot de fleurs tombe, mais...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 04:30

Egalement nommé Chapellerie et charcuterie automatiques, ce film profondément idiot semble illustrer une fois de plus illustrer la nécessité pour le cinéma de créer son propre univers, en singeant cette fois les films qui illustraient les métiers, pour lesquels des techniciens ou des ouvriers faisaient semblant de faire leur travail devant une caméra qui captait le vague processus ainsi démontré.

Il a quand même, pour ce film, fallu construire un appareil qui corresponde à l'appellation (il fait donc des chapeaux d'un côté et de la saucisse de l'autre), et engager deux bonshommes pour l'actionner devant la caméra: ce qui est le plus amusant, c'est que les deux messieurs en question ne sont pas des acteurs, et sont aussi maladroits devant la caméra que l'auraient été d'authentiques chapeliers-charcutiers si ce métier avait existé.

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet