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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 17:36

Il y a bien eu un Dick Whittington au Moyen-âge, il  été par trois fois maire de Londres... Mais cette histoire inspirée par la légende qui a été construite à partir de là se situe dans la lignée de la fameuse tirade de The man who shot Liberty Valance: quand la légende est plus belle que la vérité, imprimons la légende...

Dick Whittington, un enfant de la campagne, est fasciné par ce qu'on lui raconte de Londres, et décide de s'y rendre. Il est forcément un peu déçu mais trouve à se loger en se mettant au service d'un marchand. Il est plus ou moins soumis aux vexations du petit personnel, mais il a un toit, et pour s'occuper des rats, un chat. Lorsque le marchand part en voyage d'affaires, il emmène le chat avec lui, et ça va lui sauver la vie, et apporter la fortune à tous, y compris à Dick...

Ca y est: un long métrage! Les Etats-Unis ont raiment traîné des pieds pour se mettre à ce nouveau format en dépit des tentatives téméraires de Thomas Ince et plus prudentes de David Wark Griffith. La même année que Judith of Bethulia, de ce dernier, Alice Guy sort donc ce film sur un format long, en trois bobines. Il lui permet de varier les décors, de s'installer dans la longueur, et d'expérimenter avec des décors en trompe-l'oeil: sans surprise, c'est cet aspect qui passe le plus mal, alors qu'une autre idée saugrenue, celle de faire interpréter son adolescent par une actrice, Vinnie Burns, passe plutôt bien. C'est un film soigné, hautement moral, dans lequel on contourne prudemment toute audace narrative, mais qui confirme bien que le cinéma Américain est passé à une nouvelle ère...

 

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Published by François Massarelli - dans 1913 Muet Alice Guy
15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 10:50

Mr Bruce (Lee Beggs) adore jouer et flamber... Mais ça ne plaît pas du tout à madame (Blanche Cornwall). Comprenant qu'il vaut mieux s'éloigner, il commence à se trouver des cercles de jeu... Quand un jour, il gagne gros et doit rester la nuit sur place, il se rend compte que des choses pas catholiques se trament, et il commence à prendre peur pour son magot...

C'est un mélange de genre, un film de chronique sociale qui se mue en film à suspense avant de retourner à la leçon de morale... C'est gros mais inventif, et on sent une certaine maîtrise de la narration à l'oeuvre. A cette époque, Alice Guy continuait à réaliser pour sa compagnie des courts métrages d'une bobine, alors que l'accent était mis un peu partout sur le long métrage... C'est sans doute ce qui l'a poussée dehors...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 10:34

Des vieux amis, vétérans de West Point, décident de se retrouver pour un banquet... Il trouvent l'adresse du colonel qui les a supervisé, sans savoir que ce dernier est tombé dans la misère. Il va venir participé au banquet, mais un vol a lieu. Il refuse d'être fouillé, et on le suit jusque chez lui... où il prend ce qu'il avait dissimulé, de la nourriture pour sa famille...

C'est un petit bijou, à sa façon, dans lequel tout en utilisant sa méthode basique, Alice Guy incorpore de petites touches par le montage afin de fédérer ses spectateurs. Impossible de rester insensible à l'argument mélodramatique. Le jeu des comédiens est retenu, subtil... La révélation finale, bien amenée, est du cinéma pur, dans laquelle l'ensemble de ce qui nous a été dit auparavant joue un rôle crucial: le colonel a-t-il volé le bijou qu'on l'accuse d'avoir pris? Le spectateur, autant témoin que parti, est invité à partager la révélation en suivant le héros du film à l'intérieur de sa maison tout en partageant la surprise de ceux qu'on voit à la fenêtre, qui l'épient...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 16:43

Un commissaire de police donne une mission à eux de ses agents: Henderson et son collègue vont devoir se grimer en femmes pour les besoins d'une enquête. ce qui va tourner au vinaigre, d'une part quand l'un des deux se fait draguer avec insistance, et l'autre va devoir expliquer à son épouse ignorante des faits pourquoi il y a les affaires d'une autre dans sa penderie...

C'est un petit film, et il me semble que si les pudeurs contemporaines ont du se sentir atteintes, on y évite bien des pièges. C'est gentiment drôle et tout revient à l'ordre au final... Comme dans The cousins of Sherlock Holmes de la même année, on remarquera que les hommes grimés en femme évitent par tous les moyens l'excès de ridicule. 

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Published by François Massarelli - dans Muet Alice Guy Comédie
9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 16:36

Des détectives plus ou moins sous-doués soupçonnent un homme honnête et innocent d'être le bandit Jim Spike, qui il est vrai, lui ressemble comme deux gouttes d'eau... L'innocent a l'idée de se grimer en femme pour échapper à ses poursuivants, mais d'une part ça ne marche pas, et d'autre part, pendant ce temps sa fiancée se fait aborder par le vrai Spike...

Le principal ressort de cette petite comédie (également appelée Cousins of Sherlocko, probablement dans le but d'échapper à la main leste de Conan Doyle qui faisait des procès à tour de bras) est le travestissement, qu'on retrouvera dans Officer Henderson. La petite entreprise de la Solax fonctionne à plein régime et le film est assez plaisant: plus sophistiqué, en tout cas, que les productions Keystone contemporaines.

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet Comédie
6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 17:39

Le film est un "film long" de Solax, donc produit par Alice Guy: c'est, en deux bobines, une première tentative de sortir de la tradition des courts métrages de moins de quinze minutes. Il emprunte autant à la tradition du mélodrame Américain, qu'à Dickens, et en particulier, à Oliver Twist...

Un couple d'Américains riches fait de la charité un hobby important. Mais ils se font rouler dans la farine par un autre bourgeois qui sous couvert d'aider les pauvres, est en fait le chef d'une bande de malfaiteurs qui entraînent les enfants à voler. Le jeune Oliver, qui vient d'arriver dans la bande, est aussi le souffre-douleur...

Le terme "sewer" désigne l'égout, à double sens: d'un côté, les bandits qui vivent dans la misère mais se complaisent dans le rime, et de l'autre le cheminement par les égouts, par lesquels le héros va s'en sortir, dans une longue séquence très soignée. Je ne sais pas dans quelle mesure ce n'est pas un film d'Alice Guy; elle en est au moins désignée comme chef de la production (je doute qu'elle ait pu être étrangère à quoi que ce soit qui soit sorti des studios Solax...). Le film est soigné, mais il est hélas incomplet... Comme les films en deux bobines de Griffith sortis la même année, c'est un jalon essentiel dans l'inéluctable évolution du cinéma Américain vers le long métrage...

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Published by François Massarelli - dans 1912 Muet Alice Guy
6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 17:32

Ce film, c'est l'illustration absolue de la morale cinématographique dominante: il nous montre une grève qui dégénère... Si les grévistes sont d'honnêtes gens, ils ont été manipulés par un sale type, un agitateur professionnel qui a la bombe facile. Tous les clichés possibles et imaginables d'une histoire de grève dans un film en 1912 sont là, bien sûr, et... C'est irrésistible! Un genre à part entière, quoi, comme le western ou le mélodrame: le film de gréviste.

Quant à Madame Alice Guy, elle se fait plaisir avec un incendie à suspense qui est fort bien mené: le meneur des grévistes s'invite chez le héros, jette négligemment une cigarette allumée, et s'en va. Il n'y avait pas d'intention de nuire (il n'était là que pour enseigner l'art de jeter une bombe) mais le mal est fait: dans la scène qui suivra c'est la brave patron qui sauvera l'épouse et la fille...

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Published by François Massarelli - dans Muet Alice Guy
6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 17:27

Un homme (Darwin Karr) souhaite épouser sa petite amie (Blanche Cornwall), une actrice... Le mot qui fâche, donc ses parents s'y opposent. Il va donc devoir s'exiler de la famille et de l'aisance qu'il a connue... Une seule solution pour s'en sortir quand son épouse se fait virer du théâtre qui l'emploie: un cambriolage. Comme on est en plein mélo, il souhaite dérober l'argent de son propre père qui va ainsi comprendre le côté dramatique de la situation...

Un coup à droite, un coup à gauche, comme Griffith finalement: y compris au sein d'un même film, Alice Guy accuse les pères-la-pudeur, tout en les ménageant: certes, les parents du héros sont de prudes puritains qui n'ont rien compris... mais quand ils se ravisent, l'épouse n'a-t-elle pas cessé ses activités théâtrales pour devenir mère? Un honnête petit court métrage, bien prévisible...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet
5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 10:13

Un couple juif survit tant bien que mal: lui tente de vendre ses pommes, elle veille après leur petite fille dans leur quartier défavorisé. En butte à la mesquinerie des autres, le père va devoir en plus apprendre que sa fille a été tuée par un chauffeur, un richissime personnage coiffé d'un haut-de-forme...

Après m'être plaint de l'usage dégoûtant d'un stéréotype antisémite dans The girl in the armchair, je constate que ce n'est pas une généralité. Le sujet de ce film social un tantinet exagéré (le mélodrame y est assumé jusqu'à l'insupportable) est le fait que la différence ethnique devrait être ignorée. Un vaste programme, pour lequel Alice Guy commet un film très conventionnel: elle a fait mieux...

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Published by François Massarelli - dans Muet Alice Guy
5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 10:05

Un homme et une femme souhaitent se marier, mais le fiancé n'est pas au goût du père qui va essayer de lui substituer un comte, tout ridicule avec sa moustache et sa barbichette, et sa particule. Mais les amoureux ne se laissent pas faire, et une idée toute simple va leur permettre de se marier: le garçon va se déguiser en l'autre...

D'une part, voilà un sujet en or pour une comédie, quelle qu'en soit l'origine, (on imagine aussi bien Pathé que Gaumont, Roach que Christie ou Keystone), avec son lot de gags plus ou moins drôles, plus ou moins graveleux. Et ça marche! 

D'autre part, dans la série "l'origine d'un gag", ici, les deux "doubles" se livrent à une séance de pantomime autour d'un miroir brisé, qui ne sera pas perdue pour tout le monde: Max Linder, Billy West, Charley Chase, et les Marx Brothers (entre autres!) s'en souviendront tous...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet Comédie