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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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8 février 2022 2 08 /02 /février /2022 17:50

Quand le chat n'est pas là... Les souris de la maison d'un vieillard acariâtre ont bien remarqué que le chat du foyer n'est pas tellement dans les bonnes grâces du propriétaire des lieux. Elles organisent une pillage-party dans les réserves, jusqu'à l'arrivée de l'animal. Mais le maître qui voit ce dernier au milieu d'un parterre de denrées, se trompe et expulse son chat: les souris sont désormais libres de se servir, et ne s'en privent pas...

Aucun nom de réalisateur n'est mentionné sur les copies du film actuellement en circulation, mais il est impossible de se tromper. Quand il a commencé à réaliser, en concurrence avec Friz Freleng, des courts métrages de la série des Merrie Melodies, Avery a très vite pris le parti de tout faire pour échapper à la mièvrerie, et cette tendance passait par un recours systématique au détail qui tue, et une formidable dynamique de ses personnages. Ici, c'est bien simple, dès que les souris entrent en piste, c'est la fête! 

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Tex Avery
21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 19:13

Par bien des côtés, ce court métrage prolonge et complète le fameux Snow white des Frères Fleischer, avec Betty Boop, sans pour autant pouvoir rivaliser avec lui: Betty Boop y est presque une invitée, comme dans l'autre film, et son allure lui vaut d'être repérée et courtisée (pour rester poli, mais on entre dans un territoire toujours aussi libidineux) par le "vieil homme de la montagne" du titre, et bien sûr, il y a de la musique...

Mais justement: la musique, comme pour l'autre film, est confiée à Cab Calloway et ses hommes, grâce au fructueux contrat qui lie la Paramount et Irving Mills, le manager du musicien (et de Duke Ellington, qui apparaîtra à cette époque dans un film délirant de Mitchell Leisen): et cette fois, le film commence par nous montrer l'orchestre et le leader, pas un hommage léger quand on considère la condition raciale encore compliquée à l'époque! Sinon, le vieil homme de la montagne succède au personnage de Koko le clown blanc pour recevoir la voix du chanteur, qui se lance avec Betty Boop dans un hi-de-ho d'anthologie...

 

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Published by François Massarelli - dans Dave Fleischer Animation Pre-code
20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 17:46

Alors que la méchante Reine se contemple dans le miroir (et on se demande bien pourquoi), et réclame constamment l'assurance de sa beauté, sa belle fille arrive, et le miroir change d'avis: c'est Betty Boop. La marâtre décide donc de se débarrasser d'elle...

C'est peut-être le chef d'oeuvre des productions Fleischer, toutes tendances et toutes séries confondues, et en pleine période pré-code, c'est un film furieusement en avance sur tous les autres studios d'animation! Le principal maître d'oeuvre n'est pas le metteur en scène Dave Fleischer, mais l'animateur Roland Crandall qui a quasiment assumé l'animation du film en solo.

On ne peut pas dire que l'intrigue soit autre chose qu'un prétexte, préfigurant les dérapages incontrôlables de Bob Clampett de quatre bonnes années. C'est extravagant en diable, et le contrat qui unissait la Paramount, les Flesicher et Cab Calloway nous gratifie d'une hallucinante version de St James Infirmary, durant laquelle Cab double Koko le clown, devenu par la grâce du miroir magique un fantomatique pantin... une vue susceptible de nous hanter longtemps.

 

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Published by François Massarelli - dans Dave Fleiccher Animation Pre-code
1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 10:54

Tout commence par une idée simple, qu'on peut considérer comme une uchronie: la comète qui est supposée avoir tué les dinosaures (à moins que ce ne soit un événement météorologique) serait passée à côté de la terre, et donc notre planète a un visage bien différent de celui que nous connaissons: les dinosaures ont continué à vivre et prospérer...

Des dinosaures doués de paroles et même civilisés, on craint immédiatement le retour au film Dinosaur des ateliers de confection Disney (moi gentil iguanodon, toi méchant carnataure) et heureusement il n'en est rien: le bon goût de Pixar reste intact dans ce qui reste pourtant l'un de leurs plus grands flops. 

Pourquoi un flop? Certains accusent un script qui ne serait pas à la hauteur, et c'est vrai que l'équilibre habituellement facilement atteint entre leçons de vie à la Disney (tu seras un dinosaure courageux, mon fils), pathos (le papa qui disparaît, en d'autre temps c'est la maman de Bambi qui symbolisait le passage à la vie adulte), humour gentiment idiot (les fruits hallucinogènes) et merveille visuelle (ces décors!!) est ici largement handicapé par le premier de ces ingrédients, qui admettons-le est toujours le pire...

Peut-être le fait qu'il y ait eu des problèmes durant le travail sur le long métrage, avec changement de réalisateur et de direction, est-il une indication d'un projet mal parti dès le départ. C'est, à l'arrivée, définitivement un poids léger dans l'histoire du studio.

Mais cette histoire d'un petit apatosaure inadapté qui réussit à affronter la vie grâce à un petit humain (les humains sont des bestioles qui vivent dans l'ombre des dinos, et donc ils ne parlent pas) est un charmant film... pour les petits, et sans doute un peu moins pour les grands. Reste un étonnant et finalement assez logique arrière-plan de western, une rencontre avec un stégosaure névrosé, et une chevauchée de T-Rex (et d'un apatosaure) au milieu de vaches-bisons: ne boudons pas trop notre plaisir...

 

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Published by François Massarelli - dans Pixar Animation Disney
22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 17:00

Le dernier film de Tex Avery pour la MGM nous raconte l'épopée lamentable d'un prisonnier (le chien Spike, doté une fois de plus d'un accent Irlandais) qi s'évade... Ou du moins essaie. Passons sur le graphisme infect, et concentrons-nous sur la situation: une fois établie la situation, une fois le chien coincé dans un appareil de télévision qui échoue chez le directeur de la prison, nous avons droit à quelques gags enlevés lorsque Spike rejoue toutes les émissions que souhaite voir le spectateur qui n'a pas remarqué qu'il est en fait prisonnier à l'intérieur du poste! 

...Mais justement, c'est paradoxal, pour Avery, de finir son contrat de forçat du dessin animé par cette histoire de télévision. D'une certaine manière, c'est ce nouveau média, qu'il ne rate jamais une occasion de torpiller, qui va lui donner une nouvelle chance face à la postérité...

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 18:37

Cette entrée tardive à la saga de l'étrange chien sans émotion est sans doute l'un des derniers grands films d'un héros qui finissait par ne plus avoir suffisamment de substance... Torador, Droopy "de Guadalupe" est opposé à un loup flamboyant pour combattre un taureau dans l'arène, avec comme enjeu la compagnie d'une starlette...

C'est un excellent cru, à l'ancienne, et comme dans certains films la puissance impressionnante de Droopy ne se révèle que tardivement, quand on le provoque: en attendant, nous assistons à un ballet loufoque entre un loup un peu trop sûr de lui et un taureau qui a de la ressource, et c'est décidément très drôle...

 

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Published by François Massarelli - dans Droopy Tex Avery Animation
19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 18:26

Un couple d'avions va avoir un petit, ce qui tempère sérieusement la déprime du père, un bombardier B-29 qui ne trouve pas à se caser puisque tout le monde ne jure que par les jets... mais quand le petit Johnny naît, c'est un jet, pour le plus grand désespoir du père: celui-ci prend une décision drastique, celle de participer à une course pour montrer de quel bois il se chauffe... Le petit participe à son insu, en tant que passager...

C'est désarmant, en fait: je n'aime pas, mais alors pas du tout les films d'animation qui montrent des véhicules humanisés (Cars, de Pixar, par exemple, pour lequel j'ai une totale aversion), mais ce film m'a surpris: pour commencer, l'animation en est assez traditionnelle, assez ronde, et c'est esthétiquement réussi. Et si l'histoire n'est qu'une reprise du principe de One cab's family avec des avions, il y a un pur moment de grâce, qui dure une minute et quelques: la course autour du monde du B-29 propulsé par... son Jet de fils! Un moment durant lequel Avery nous ravit en exposant, l'une après l'autre, des idées simplissimes basées sur des sites célèbres, que visite les deux avions, et avec lesquels ils vont interagir.

...Ces quelques secondes de bonheur suffisent au mien.

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 18:21

Un loup Sudiste reçoit la visite d'un chevreau qu'on lui confie, en lui écrivant de ne pas s'inquiéter: la bête mange de tout... Et même n'importe quoi. En effet: le film n'est pas autre chose qu'une litanie absurde mais ô combien répétitive de gags liés au fait que, donc, l'animal mange vraiment tout...

C'est donc assez peu glorieux, mais ça se laisser voir.
Sauf que... 

C'est un des films de la période finale de Tex à la MGM, et le graphisme est problématique, mélange de schématisme, de traits grossiers et de dessin simili-Disney. C'est loin d'être un chef d'oeuvre, et la façon dont le loup bégaie de façon systématique achève de nous éloigner...

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 09:05

Un ours qui va hiberner fait appel à un chenil pour lui fournir un chien de garde. Le poste est avantageux, donc si Spike est désigné, il a un concurrent malhonnête, qui va tout faire pour lui piquer la place... Mais ce n'est pas de tout repos, car il ne faut pas faire le moindre bruit: l'ours est, disons, d'un sommeil colérique...

Et c'est donc la mécanique Averyenne qui se met en place: accumulation, répétitions, gags liés au corps et à une certaine concupiscence, explosions, e tutti quanti. Et le tout, bien évidemment, dans un déchaînement de violence et de sadisme...

C'est drôle et bien mené, c'est aussi, de fait, l'un des derniers très bons films du metteur en scène qui va prendre une année sabbatique et revenir dans un studio en plein tourment: les coûts auront été divisés jusqu'à rendre l'animation hideuse...

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 08:56

Spike, le chien, rentre chez lui (il habite dans une ferme) au petit matin. IL va s'endormir, mais le coq chante... Avec insistance.

Décor planté, personnages en place: pendant un peu moins de sept minutes, le chien va vivre un enfer, à cause d'un personnage sans substance autre que celle d'une machine à emm... le monde! C'est la situation de Cuckoo clock, en un peu plus austère.

A noter, le décor d'une ferme Américaine qui habituellement identifie plutôt les cartoons de la Warner, mais n'oublions pas que Tex Avery a beaucoup contribué lui-même à cette veine dans les productions de Schlesinger avant son renvoi pour mauvaise conduite...

A noter aussi, un gag ("Tim... ber!") qui vient en droite ligne (ce sont sans doute les mêmes cellos qui ont servi) de Wags to riches. Je suis à peu près sûr qu'il a resservi encore après.

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation