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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 08:43

Un animal mignon cherche l'amour, et écoute les conseils avisés d'un Cupidon qui lui fournit un manuel pour trouver l'âme soeur...

Et alors? On est presque en terrain connu, pas très loin de chez Walt Disney auquel le graphisme volontairement rond et gnan-gnan renvoie. Comme c'est un pur produit de l'équipe de Tex Avery, on sait qu'il n'y aura pas besoin d'aller très loin pour trouver de la transgression et du sordide.

C'est un putois; d'ailleurs le Cupidon ne peut rester en sa compagnie que doté d'un solide masque à gaz. Et quand le héros se déplace, il fait se faner les fleurs. les gags liés à l'odeur corporelle dépassent l'entendement. "Tinker" (notez l'apostrophe) est ici un diminutif de "stinker", un nom qui désignerait immédiatement un être... puant.

Mais il y a plus: un humour noir et féroce, qui contrebalance en permanence le côté mignon du graphisme: le putois se déguise en Frank Sinatra (qui était à l'époque un maigrelet tendance cadavérique) et toutes les blagues possibles y passent, comme les gags inspirés par le comportement délirant des fans. Mon préféré reste cette grand-mère qui se met à sauter en l'air pendant une quinzaine de secondes, façon Avery bien sûr, et en retombant creuse un trou profond qui devient sa tombe...

Bref: c'est formidable... Et en plus ça se finit très bien!

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 08:30

Parfois ces environ sept minutes que durent les films d'animation sont tellement remplies de péripéties qu'elles donnent le vertige, et parfois c'est le contraire: une bonne idée, UNE seulement peut nous amener au bonheur... C'est le cas ici, avec une poursuite chat-chien-canari, augmentée de l'apport d'une souris, seul personnage un tant soit peu articulé, d'ailleurs elle l'admet: elle a déjà vu le cartoon, donc elle peut en prédire la fin...

Sauf que de fin, il n'y en a pas. C'est la souris qui l'annonce: car l'essentiel de la lutte commence par la compétition entre le chat et le canari, à qui sera le plus gros, à l'aide d'un produit miracle qui transforme un oiseau chétif ("whoah, I've been sick!") en un garde-manger pour plusieurs semaines... Et le produit est très efficace donc les quatre animaux se subtilisent la bouteille à tour de rôle, et ça délire très sec...

Une fois de plus, la lutte entre mangeur et mangé vire au sordide, et Tex Avery n'avait pas son pareil pour oser aller loin dans une thématique pourtant partagée avec ses anciens collègues de chez Warner. On peut dire qu'il s'avait appeler un chat un chat... Ou un canari, ou une souris, ou un chien.

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 17:06

Reprenant cette manie salutaire de se baser sur les contes de fées classiques pour les dynamiter dans ses courts métrages, Tex Avery a sérieusement renouvelé sa propre formule dans les années 40, en y ajoutant deux ingrédients complémentaires: le loup, le plus souvent suave et sophistiqué, et des jolies filles...

C'est donc alors qu'il a vu le titre du film que le loup qui poursuit le Petit Chaperon Rouge dit à cette dernière de partir, et va se changer afin de découvrir ce que l'équipe de Tex Avery a bien pu faire pour actualiser Cendrillon à l'âge du swing! Il va donc rencontrer la jeune femme, devenue une "bombe" qui chante dans une boîte de nuit, mais dotée d'une marraine délurée, qui aimerait bien ajouter le loup à son tableau de chasse...

Bref, c'est la recette de Red Hot Riding Hood, mais ce n'est pas grave: on en redemande!

Notons que le film est bien de son époque, puisqu'à minuit, Cendrillon doit quitter le bal... pour se rendre à l'usine où elle travaille à l'effort de guerre.

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 17:00

Il n'y a grand chose à dire pour raconter l'intrigue de ce film: une souris nous explique la cruelle destinée d'un lion, auparavant le roi de la jungle, devenu une épave dans une institution psychiatrique suite à sa rencontre avec... une souris. Cette dernière n'a qu'une chose à dire: "Boo!".

Le film est pourtant une succession de variations toutes plus superbes les unes que les autres, d'abord dans la gestuelle constamment changeante du lion dans l'exercice de sa pleine puissance, puis dans les chassé-croisés avec un rongeur qui comme Droopy à la même époque, a un don d'ubiquité particulièrement prononcé; tout, ici, est question de rythme et de timing, confié comme il se doit à des experts...

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 16:54

Screwy s'évade de l'asile où il est enfermé, et Meathead le chien part à sa poursuite... 

On voit bien pourquoi Avery a fini par se débarrasser (dans une fameuse scène de Lonesome Lenny) de ce personnage d'écureuil fou furieux... Il se permettait trop de choses, et dynamitait sans doute toute possibilité de scénario... Donc, une fois de plus, c'est une suite de gags, sans queue ni tête, tous plus vertigineusement idiots les uns que les autres...

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 16:46

Remontant à l'arrivée des colons en Nouvelle-Angleterre, Avery détourne en la simplifiant considérablement une anecdote sur les premières manifestations de Thanksgiving... Il va simplifier en particulier en limitant les personnages à trois:

un colon, arrivé comme il se doit sur le Mayflower, et qui est une sorte de croisement entre Droopy (la voix, et une certaine lenteur sans émotion) et feu Egghead pour le physique, mais sérieusement modifié...

une dinde, qui parle avec la voix de Jimmy Durante et qui va tout faire pour se payer la tête du précédent, en se démultipliant à l'occasion...

et un ours.

Le film vaut pour son dosage impertinent d'absurde et de satire: les colons s'installent et se séparent en deux camps, les Démocrates et les Républicains... La vieille graphie Anglaise Ye au lieu de The est utilisée à tout bout de champ, et prononcée comme on peut le lire, et l'ours semble se promener sans autre but que de nous inciter à manger chez Joe. Mais de tous les gags, c'est sans doute le moins gratuit...

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 16:36

Encore un chef d'oeuvre qui figure parmi les premiers courts métrages de Tex Avery pour la MGM: c'est une fois de plus un film dont l'animation excellente est sous forte influence de Disney, c'est à dire ronde... Un personnage se distingue, celui d'un porcelet infernal, et qui sait à quel point il est infect!

C'est Noël, et le petit de M. et Mme Cochon (le père n'est autre que le plus malin des trois animaux, celui dont la maison a tenu face au danger du loup) va rester debout durant la nuit, pas vraiment pour rencontrer le père Noël, mais plutôt pour lui en faire baver...

C'est un festival indescriptible de méchancetés sans précédent, dont j'apprécie particulièrement un attentat pâtissier assez inédit: afin de décorer le loup (qui s'est déguisé en père Noël, bien entendu) d'une belle tarte à la crème, le cochon va tout bonnement en confectionner une en quelques secondes... Et lorsque le loup se lasse, le cher petit ne trouver rien d'autre à faire que de se retourner vers nous et nous torturer avec un tableau noir et une craie!

...Le monstre.

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 16:24

Ce film est une rareté: c'est l'un des derniers courts métrages effectués par Avery pour la Warner, une période durant laquelle il était souvent empêché de réaliser ses films exactement comme il le voulait. Un exemple, justement, est le fait que Leon Schlesinger a fait redoubler le film avant sa sortie. Mais une version "originale" restaurée vient de sortir, j'y reviendrai...

Un chien, Willoughby, qui est particulièrement stupide (pensez n'importe quel chien, mais en pire), subit les provocations permanentes d'une caille qu'il essaie de chasser...

La chasse: bien sûr, ce sera le principal terrain de jeu de Bugs Bunny, et le personnage était en gestation. Disons qu'ici il est un peu présent quand même, mais déguisé en caille. D'ailleurs, l'oiseau s'adresse au chien en l'appelant, vous l'aurez deviné, "Doc". Sinon, l'animal va faire subir, gratuitement bien entendu, un enfer au chien, qui se retrouve toujours à s'emplafonner des arbres. Le personnage principal est donc une caille qui se mouille.

Donc, c'était une caille, qui avait pour Avery une certaine tendance à abuser du prout facial! Ce que la Warner a refusé, et donc aujourd'hui on peut enfin entendre la version originale, et... franchement ça ne m'a pas paru si scandaleux. Beaucoup plus intéressante est la familiarité avec les futurs films autour du personnage de Screwy, l'écureuil cinglé: en particulier, on voit à un moment un de ces sublimes décrochages idiots de l'action quand les personnages parcourent le décor en tous sens en se cachant ici ou là, sans aucune logique... 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Looney Tunes Animation
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 11:59

Le loup et les trois petits cochons, révisés dans l'optique de la propagande anti-nazie, avec comme mission de faire vendre des bons de la défense, ça valait bien un film qui dépasse un peu le cadre habituel des productions MGM. Il fallait vraiment croire en Tex Avery pour lui laisser faire ce qu'il voulait avec ce film, qui se situe d'emblée bien au-dessus de la production patriotique d'alors, que ce soit chez Disney (Der Fuerher's face) ou chez Warner (Confessions of a nutzi spy). Car avec Blitz Wolf, Tex Avery ne force rien, ne change rien à son univers ni à sa méthode, en profitant même pour raffiner des gags géniaux qui trouvent ici leur expression définitive...

Des exemples? La façon dont Avery démultiplie l'approche de Hitler (représenté bien sûr en loup) en le montrant aux commandes d'une machine qui va souffler (huff and puff, les deux verbes qui sont des clichés du conte dans sa version Anglaise), ou encore le fait que le loup, visé par des multitudes de balles, prétend ne pas avoir été touché alors qu'il laisse filtrer la lumière...

Et puis l'animation est belle, fluide, ronde et d'une immense qualité, rien à voir avec ce qu'elle deviendra en moins de dix ans, officiellement pour évoluer avec son temps mais en réalité pour économiser du temps: Blitz Wolf est un manifeste spectaculaire du talent de Tex Avery et de son équipe à leurs débuts à la MGM, et en prime on y parle des nazis comme il doit en être fait mention. Aujourd'hui ce serait impossible de faire un tel film, parce que les fascistes, on les invite à la télévision, et on les édite même chez Albin Michel!

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Tex Avery
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 11:52

C'est a priori le premier film MGM de Tex Avery, éclipsé par le deuxième, sorti avant: ces deux films sont d'ailleurs d'une durée bien supérieure à la normale, puisque Blitz Wolf dépasse 9 mn, et celui-ci les atteint presque...

C'est un ensemble de situations entre un oiseau, un ver et un chat: autant dire le tout-venant du dessin animé tel qu'il était pratiqué aussi bien chez Disney que chez Warner. Donc dès le départ, Avery affiche aussi bien son style que ses envies et ambitions: situer dans le terrain de jeu des animateurs de tous bords un combat entre la rationalité d'une narration liée au conte, et une furieuse envie de dynamiter les limites narrative et le bon goût... Tout en se livrant à un commentaire permanent sur le cinéma, par exemple il est ici fait allusion à un film MGM qui s'appellerait Mrs Minimum...

Mais au vu de Blitz Wolf on comprendra aisément qu'il soit plus célèbre que celui-ci et que leurs sorties aient été interverties...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Tex Avery