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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 16:51

Tout en étant un remake partiel de Porky's duck hunt, ce court métrage en couleurs (d'ailleurs splendides), fait donc partie de la série "merrie melodies", à laquelle Avery était préposé en priorité. Parodie de la série Disney Silly Symphonies, on y tournait autour de la musique, e qui explique ici le recours à une chanson entonnée par Daffy Duck: The merry-go-round broke down, qui date de la même année, deviendra plus tard le thème obligé des dessins animés Warner.

On voit comment, dès le départ, Avery fait se mesurer les deux héros sur l'autel de la folie pure, puisqu'il les fait sortir de deux coquilles de noix avant de s'affronter... Le film est aussi une variation sur le thème de la chasse, ce qui me permet de faire une transition osée: en effet, Egghead est la première incarnation d'un personnage qui deviendra, un jour, Elmer Fudd. Mais pour l'instant, il chasse les canards...

Ni bon ni mauvais, le film est surtout notable pour sa réutilisation d'une séquence de folie pure de Porky's Duck Hunt dans laquelle Daffy Duck, animé par Bob Clampett, partait en vrille et dans tous les sens. Inutile de dire que l'effet de répétition lasse un peu...

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation Looney Tunes
3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 16:45

Les souris Mexicaines en ont plus qu'assez de voir Speedy Gonzales rafler toutes leurs petites amies potentielles et lui tendent un piège en faisant venir "el gringo pussycat", soit le chat Sylvester. Comme d'habitude, la lutte sera inégale...

Et comme d'habitue la formule, immuable, joue en plein. On pourra au moins apprécier de quelles façons, une fois de plus, Friz Freleng montre un animal plus imposant, en lequel il s'identifie pleinement, se faire rouler dans la farine par un être minuscule et décidément plus fort que lui.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 17:18

Dans une pièce, d'un côté un garçon d'origine Indienne se plonge avec délices dans un dessin animé de super-héros, et de l'autre, son père essaie de trouver le calme nécessaire à la méditation religieuse. Comme le compromis est impossible, le père éteint le téléviseur et le petit Sanjay, totalement contre son gré, doit participer à l'exercice de méditation paternel. Jusqu'à ce que son imagination ne commence à se mettre en route...

Voici donc comment Pixar a sorti le premier film autobiographique de son histoire! Blague à part, Sanjay Patel a choisi une voie intéressante pour conter son histoire, d'abord toute en douceur, avant de partir dans toutes les directions en suivant l'imagination de son double enfant. Pas de grande surprise au bout, le message reste consciencieusement consensuel bien sûr...

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation Pixar
30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 12:08

Chargé d'explorer la mystérieuse planète X, Duck Dodgers, accompagné d'un assistant porcin, va tomber sur un os: en même temps que lui, le martien Marvin est sur cette même planète pour l'explorer au nom de Mars... La lutte est-elle vraiment égale?

On ne répondra pas à cette question, car Chuck Jones, qui revisite ici un personnage loufoque et coriace qui a déjà été confronté à Bugs Bunny, a eu le bon goût de ne pas se limiter à la simple confrontation. Marvin est un personnage qui fonctionne très bien, parce qu'il est totalement persuadé du bien fondé de sa mission...

Par contre, pour Jones, c'est le début de la fin et des sales manies. Le rythme de son film en pâtit, et visuellement, c'est partagé. Ses productions ne tarderont pas à devenir laides. Il n'y a pas d'autre mot...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Science-fiction
18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 07:10

Cette adaptation d'un conte d'Andersen a beau se cacher derrière un titre accrocheur et passe-partout, on constatera que les traducteurs s'en sont retournés vers le titre initial: en français c'est donc La reine des neiges... Le plus énorme des succès Disney de ces dernières années est donc, aussi, une grande réussite.

Le scénario, plus ou moins adapté d'Andersen, concentre tout son pouvoir magique sur une relation, mais elle n'est pas celle de la belle cruche et d'un prince charmant: au contraire d'ailleurs puisque dans le film le prince en prend sérieusement pour son grade. Non, la relation cette fois est celle qui unit ou devrait unir deux soeurs, dissemblables et complémentaires, qui autrefois s'adoraient, mais aujourd'hui ne se voient jamais: Elsa la blonde, princesse héritière d'un royaume Nordique, et sa petite soeur Anna la rousse, qui ne comprend pas pourquoi sa grande soeur la boude...

Nous le savons, nous, car un prologue magistral nous l'a appris: Elsa a des pouvoirs magiques qu'elle ne contrôle pas, et manque de tuer Anna lors d'une séance de jeu; Elsa peut en effet geler à volonté tout ce qu'elle touche, voire tout ce qui l'entoure, un pouvoir lié à ses émotions et qu'elle contrôle très mal; une malédiction qui la condamne à vivre seule ou cloîtrée, et dont elle ne peut parler à personne. La mort de la petite Anna a été empêchée par les trolls, mais elles ont été séparées pour permettre à la petite d'oublier... Le film commence vraiment par le couronnement d'Elsa, qui voit Anna faire la rencontre d'un prince un peu pressé de se marier, ce qui va précipiter bien des ennuis, puis des malheurs...

L'animation est superbe: du moins, une fois acceptée l'horripilante manie de tous les studios Américains de donner la même tête (grands yeux, petit nez retroussé) à tous les personnages féminins importants depuis l'avènement de Pixar, une fois acceptés les tendances et autres tropes (le meilleur ami du héros masculin est donc un animal sympa presque doué de parole, l'hyperactivité de a jeune femme fantasque, la créature décalée, etc); on est chez Disney, donc on se repose un peu sur les vieilles recettes, mais dans ce monde de neige et de froid (en plein été), le script permet au décor de passer d'un été enchanteur et un peu trop beau, à un hiver cauchemardesque qui nous réserve un bon nombre de surprises splendides. 

Et pour une fois cette satisfaction s'étend à la bande originale d'un film qui repose énormément sur sa musique (composée par Christophe Beck), et les chansons (Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez); celles-ci sont parfaitement intégrées dans le tissu narratif et (en anglais en tout cas) d'un e grande qualité: on n'y fait, pour une fois, pas trop. 

Pour finir, si comme toujours il convient de ne pas trop prendre tout cela au sérieux, le fait est que si Anna cherche au bout d'un moment, à trouver l'amour, comme toute héroïne Disney qui se respecte, donc auprès d'un gaillard pas trop crétin, Elsa elle a d'autres préoccupations, liées en particulier à son évidente incompatibilité avec le monde: c'est vrai qu'elle jette un froid. Une petite ouverture métaphorique de Disney vers une autre humanité, une autre sexualité? 

Dans ce cas, pourquoi ne pas y aller carrément?

Question sans réponse...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Musical Disney
17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 15:34

Trois bandits sèment la terreur dans une petite ville de l'Ouest; personne ne semble réagir, heureusement, le redresseur de torts, le "Lonesome stranger", intervient, avec son vaillant cheval Silver. Heu... "heureusement", vraiment?

Hugh Harman, avec ou sans Rudolf Ising, c'est généralement la promesse d'un spectacle familial. C'est-à-dire pas trop violent, pas trop burlesque, pas trop irrévérencieux... C'est pour ça que ce film fait plaisir à voir, qui voit le metteur en scène, sous la houlette de Fred Quimby, futur producteur heureux, s'aventurer sur une terrain qui à cette époque était plutôt l'apanage de la Warner: une intrigue certes, mais dynamitée par la recherche du gag visuel. Ceux-ci sont nombreux et ont la bonne idée de ne pas prendre la place, et stylistiquement le film effectue une belle transition depuis le design rondouillard des années 30 et ce qui sera le style Avery à la MGM...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation
11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 17:06

Avery nous promène au gré de sa fantaisie, aux Etats-Unis, en sautant avec allégresse et sans aucun scrupule d'un abominable jeu de mot à l'autre, d'une situation absurde à l'autre...

C'est un de ces travelogues idiots qui sont si nombreux dans l'oeuvre du réalisateur, mais c'est tout de même un poids léger. Le fil rouge, car il y en avait toujours un, est l'ascension apparemment inexorable d'un "homme-mouche" sur le flanc d'un immense building. Fidèle à la malédiction du metteur en scène Avery, le film est souvent censuré pour cause de gags ethniques... Pourtant bien innocents.

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Looney Tunes Animation
11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 16:39

Elmer Fudd est un éleveur de volailles; il a un poulet particulièrement fier de lui-même, jusqu'au jour où ce dernier constate que le fermier aiguise sa hache... Pressentant sa mort prochaine, pour un probable dîner dominical, le coq va tout faire pour aller contre ce qu'il croit être son destin...

C'est un "one-shot", dans lequel le gallinacé (qui ne survivra pas à ce court métrage) est secondé ar le personnage, toujours aussi transparent, d'Elmer Fudd. Comme si souvent chez Freleng, la question de vie ou de mort est vue du côté d'un personnage qui sera évidemment prêt à toutes les bassesses: du coup, c'est très drôle, et très enlevé, c'est d'ailleurs l'un de ses meilleurs films.

Pour finir, si le titre est bien une allusion argotique à Each dawn I die, de William Keighley, le film n'a rien à voir avec l'intrigue de son modèle et d'ailleurs ce cartoon est sorti dix ans après le long métrage.

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation
23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 09:46

Aucun moyen pour moi de vérifier si la liste de réalisateurs (aucun n'est au générique) donné par un site vulgarisateur bien connu est authentique, mais suivant le bon vieil adage, j'ai décidé d'imprimer la légende... C'est que ce film, le dernier des musicals extravagants de l'ère pré-code, est un cas d'espèce. A l'origine, on avait au début du parlant cette option, de créer des films qui seraient des patchworks de studio, dans lesquels une sorte de revue mal fichue, avec sketchs, danse, chansons, numéros en Technicolor et vedettes sous contrat, permettait de remplir les bobines et les salles, en tournant un bouche-trou triomphal à moindre coût puisque tout le monde qui tournait ces machins était sous contrat. Mais Hollywood Party, qui était avancé comme une sorte de publicité interne à la MGM, a pris tant de temps à se faire qu'au final c'est un désastre absolu.

D'une part il y a une intrigue, si on ose dire; confronté à l'absolue nullité (Extraits à l'appui) de son film Schnarzan the Conqueror, l'acteur Jimmy Durante se décide à tenter le tout pour le tout: on annonce 'arrivée à Hollywood du Baron de Munchausen (??????), qui a ramené de la savane une troupe de vrais lions, Durante-Schnarzan lui dédie une fiesta grandiose, où des dizaines de chorus-girls et des centaines de stars vont se presser. Et il décide de ne pas inviter sa co-star Lupe Velez don le tempérament volcanique ne peut tolérer un refus...

D'autre part la multiplicité d'équipes, le côté morcelé du tournage, et le manque totale d'investissement de qui que ce soit on transformé ce film en un étrange cadavre exquis, une comédie qui n'est pas drôle (Durante est un outrage permanent à l'art de faire rire, mais il ne le sait pas), dans laquelle même Laurel et Hardy (pourtant parmi les plus décents, avec un interlude Disney en Technicolor) semblent naufragés. On gardera en mémoire l'un des plus hallucinants passages, où Durante et Velez, avec 2 grammes de vêtements sur eux, parodient Tarzan... Aucun des metteurs en scène qui ont oeuvré sur cet étrange objet n'a daigné le signer, on pense que George Stevens est bien le réalisateur des scènes avec Laurel et Hardy (et leur rencontre avec Lupe Velez)...

 

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Animation Disney Laurel & Hardy Navets
14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 11:08

Un jeune buzzard particulièrement crétin (sa mère l'appelle pourtant "Killer"! incidemment son nom au studio sera "Beaky") reçoit de sa maman la mission de ramener de la viande fraîche. Dommage pour lui: il a décidé de ramener un lapin!! 

C'est la première contribution majeure de Clampett à l'univers de Bugs Bunny, et le personnage qu'il y crée reviendra par la suite sous la responsabilité de Freleng ou Avery. C'est un excellent film, où la galerie d'expressions toujours plus folles des films de Clampett s'enrichit des contributions d'un génie, l'animateur Rod Scribner, qui se surpasse ici. Sachant que le reste de l'animation est confiée au sage Bob McKimson, ça donne une impression de passer par des montagnes russes... Et à un moment, cet éternel cabotin qu'est Bugs Bunny passe par les affres de l'angoisse: Clampett était quasiment le seul à le mettre vraiment en mauvaise posture.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Bob Clampett Bugs Bunny Looney Tunes