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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 15:09

Mann, Jame Stewart, Borden Chase: un western qui naît, comme Winchester 73 de glorieuse mémoire, de l'alliance de trois bonnes fées qui travaillaient très bien ensemble. Le film est une épure, en même temps qu'une des premières incursions de Mann dans la beauté picturale particulière du Technicolor; le tout donne un western formidable, qui se place comme souvent avec cette équipe, sur le terrain miné de la morale face à l'esprit de la Frontière, incarné non seulement par James Stewart, mais aussi par Arthur Kennedy dans ce qui est peut-être son meilleur rôle.

Glyn McLintock, un aventurier en quête d'une nouvelle vie, accompagne un groupe de pionniers vers leur terre promise, et doit pour cela les guider dans le territoire hostile et changeant de l'Oregon. En chemin, il sauve un "collègue" de la pendaison, et celui-ci va les accompagner vers leur but, devenant un allié souvent précieux en raison de sa maîtrise des armes, mais aussi un homme dangereux par le fait que contrairement à Glyn, il n'a pas lui pris la décision de changer...

Une famille soumise aux dangers, un protecteur valeureux, un allié ambigu... Tout ce passe comme si cette montagne géante qu'on aperçoit dans un plan sur deux (et que dans des séquences hautes en danger et d'une beauté hallucinante, il va falloir grimper ou contourner) était justement là pour représenter une image marmoréenne de la justice ou de la morale: car c'est de ça qu'il s'agit: le camp du bien, avec les pionniers et le progrès communautaire et altruiste, ou le camp du mal, avec les aventures au jour le jour, la spéculation, l'alcool, le vol, le meurtre et le jeu; la menace des la prostitution sur une femme seule, l'attrait du bandit, la façon dont un homme peut être un ami un jour et un ennemi le lendemain, Mann nous rend tout ceci palpable en particulier grâce à l'équipe de choc formée par Kennedy et Stewart, qui sont géniaux.

Il n'y aura pas une minute de répit dans ce film qui incarne à lui seul toute la beauté et le classicisme des westerns de Mann: superbe, à voir absolument!

 

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Published by François Massarelli - dans Western Anthony Mann
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 18:02

Donc, A dandy in aspic est le dernier film de Mann, d'ailleurs décédé avant sa complétion. Le reste du tournage a été dirigé par Laurence Harvey, sa vedette, qui n'en était pas à son coup d'essai, puisqu'il avait dirigé The ceremony en 1963. le film est typique d'un certain style hâché et inpiré des nouvelles vagues internationales, tout en étant un film d'espionnage tout en atmosphère...

 

George Eberlin, agent Britannique, est chargé de démasquer un agent double, qui répond (en Russe) au nom de Krasnevin, responsable depuis quelques années de la mort d'un certin nombre de Britanniques. la tache va être compliquée, puisque Eberlin n'a pas la confiance de tous ses supérieurs, puisqu'on lui assigne comme collaborateur un insupportable dragueur, Prentiss, puisqu'il rencontre fréquemment Caroline, une jolie et insouciante photographe qui lui permet de ne pas garder la tête trop encombrée de bêtises mais le distrait un peu trop, et surtout parce que Krasnevin, c'est lui...

 

Les agents sont fatigués, dans ce film, désireux en particulier de 'retourner chez eux', à en croire Krasnevin-Eberlin (Laurence Harvey), qui croit trouver en Caroline (Mia Farrow) un peu plus que le repos du guerrier. Car c'est la guerre, comme le fait remarquer un personnage, même si on ne sait plus vraiment pour quoi on se bat; la faillite des idéologies, le règne de Judas: les conversations entre espions ennemis, notamment entre Lionel Stander et Tom Courtenay, respectivement Russe et Britannique, sont riches de considérations quasi-philosophiques sur le sujet. Reste que pour le héros, ou anti-héros, l'ombrageux espion, après des années d'infiltration de l'intelligence Britannique, le "chez soi" est bien difficile à définir. Le film ressemble à s'y méprendre à une chute annoncée, doublée de mort inévitable, pour un espion pris dans la tourmente de sa propre duplicté, victime de tous, y compris de lui-même; un héros d'Anthony Mann qui est, en quelque sorte, passé de l'autre coté de la montagne, là ou il aurait du atteindre son but. Un film noir, très noir...

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Published by François Massarelli - dans Anthony Mann
19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 09:21

Ce n'est pas à la Universal, mais à la MGM, sans le scénariste Borden Chase, mais avec  Sam Rolfe et Harold Bloom, que Mann réalise ce film en 1953. Mais d'une part James Stewart, indispensable complément du cinéaste - et de Borden Chase à la Universal (Winchester 73, Bend of the river, The far Country) est là, et bien là, et d'autre part le cinéaste bénéficie ici d'un script qui va lui permettre de raffiner son récit à l'extrême, et de placer cinq êtres humains dans une nature hostile, montagneuse, et symbolique. Situé dans le cycle des westerns de Mann avec Stewart entre Bend of the river et The far country, ce film est un joyau...

Howard Kemp (James Stewart), d'Abilene, Kansas, poursuit dans les Montagnes Rocheuses le hors-la-loi Ben Vandergroat (Robert Ryan). Celui-ci est mis à prix pour $5,000... Il rencontre deux hommes qui vont l'aider, mais aussi lui faire concurrence, aucun des trois ne semblant prêt à laisser passer l'intégralité de la prime. Kemp, le vieux chercheur d'or Jesse (Millard Mitchell), et Roy, le soldat en fuite (Ralph Meeker), mettent tout en commun dans un premier temps et capturent assez vite ben et sa petite amie Lina (Janet leigh). mais une fois le bandit capturé, celui-ci va utiliser toutes les ressources de la psycholgie, et va manipuler les trois hommes afin de les pousser les uns contre les autres, n'hésitant pas à se servir de la fragile Lina, et de l'évidente attirance qui se dessine entre elle et Kemp.

C'est donc à flanc de montagne que se déroule le film. On sait, quand on a vu les films de Mann, à quel point il aimait ce type de décor, qui lui permettait de mettre en avant l'ambition des hommes, leurs désirs impossibles à atteindre, de créer des contrepoints ironiques aus basses passions humaines, et de visualiser un cadre aussi hostile que possible. C'est d'autant plus le cas ici que contrairement à Winchester 73, Bend of the river et The far country tourné l'année suivante, The naked spur n'offre aucune halte en ville, ou même sous un toit, à ses protagonistes. La seule vraie digression vient de la présence menaçante des indiens Blackfeet, qui en ont après Roy qui a fricoté avec une Squaw...

La première partie du film en installe de façon magistrale la tension, mais aussi la façon d'utiliser le cadre à double tranchant: décor, et commentaire de ce qui s'y déroule. Jesse, Roy et Kemp ont repéré la présence de Ben sur un promontoire rocheux. il savent qu'il n'est pas seul, mais n'ont aucune idée de ce qui les attend là-haut. Ils se lancent malgré tout à l'assaut, de l'homme comme de la montagne. La lutte est difficile, mais Kemp va finir par parvenir au sommet, aidé de ses camarades, et il va donc, au sommet de la coline rocheuse, faire la connaissance de Lina, le personnage inattendu, qui servira à Ben d'appât, pour reprendre le titre Français... Cette utilisation symbolique de la montagne représentant la difficulté de la tâche à accomplir se retrouve dans la confrontation finale.

Le film est un classique, bien sur, mais il tranche sur bien des films des années 50 avec Stewart, y compris ceux de Mann: Howard Kemp est plus que jamais un homme qui a été jusqu'au bout du mal, et qui en est revenu sali. Ses motivations sont un peu l'appât du gain, beaucoup la vengeance, puisque Ben est un témoin de la pire période de la vie de Kemp, et représente pour le héros une tentation d'exorcisme, d'une trahison de la femme qu'il aimait, dont Ben n'était pas responsable... Mais qu'importe: Ben, c'est le Diable, avec son éternel rire sardonique... et la rédemption, et l'acceptation en même temps que l'apaisement, viendra de Lina... Tous les acteurs sont impeccables, bien sur, dans un film dont les 90 minutes sont un modèle de tension parfaitement rendue.

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Published by François massarelli - dans Western Anthony Mann
24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 19:00

Qu'est-ce qui rend ces westerns de Mann avec James Stewart si attachants, pour ne pas dire plus (Les adjectifs ne manquent pas, bien entendu)? Leur cohérence interne ainsi que les uns vis-à-vis des autres, le parcours profondément humain du personnage principal, généralement tiraillé dans ses affections, sa chair, son idéologie, voire ses projets, ou tout simplement tout ça à la fois... Le décor récurrent, pas les mêmes endroits, non, mais de la montagne, de la neige comme ici, et de la rocaille du Sud-Ouest présente dans Winchester 73 à l'Alaska de ce film, une palette d'endroits pas souvent explorés par le western justement, mais pourtant historiquement marqués, et qui contribuent à l'impression d'une nature-témoin, un thème récurrent chez Mann. Et puis les visages du mal dissimulé derrière une figure amicale ou familiale, quand ce n'est pas fraternelle... Et au milieu de tout ça, la quadrature du cercle résolue par James stewart, en pleine vengeance, ou en croisade ultra-personnelle, ou tout simplement déterminé à creuser son sillon seul contre tous, mais toujours aussi flamboyant et séduisant, même avec des meurtres accrochés à ses basques...

Dans The far country, aux couleurs soignées, on est donc partis pour l'Alaska, et Jeff (Stewart) est en conflit avec sa nature de redresseur de torts, qui contraste avec sa décision libertarienne avant la lettre de ne se mêler de rien d'autre que de ce qui le regarde. Il va croiser la route de deux femmes, une femme-enfant d'origine Française (Corinne Calvet) qui est manifestement entre deux ports, et une femme plus aguerrie (Ruth Roman) qui prend facilement les devants, mais dont le manque de scrupule et les mauvaises fréquentations lui seront fatals. Enfin, il partage son temps entre amis (Dont Walter Brennan dans son propre rôle!!) et ennemis dont le dangereux Gannon, un juge aux manières si amicales, ce qui ne l'empêche pas de promettre la pendaison. un portrait de la frontière du Nord, en Alaska, un pays aux mains des moins scrupuleux, en devenir donc. James Stewart va y remédier, bien sûr... mais il faudra longtemps lui demander!

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Published by François Massarelli - dans Western Anthony Mann
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 09:32

Dans ce western classique, un avertissement nous est donné: l'histoire va se dérouler en suivant une arme, et on a assez clairement l'impression que c'est cette arme qui sera le personnage principal... ce n'est évidemment pas un documentaire sur un fusil, mais l'importance de l'objet est réelle, et la carabine sera successivement un trophée, le symbole de la convoitise, celui de la valeur, et une médaille accordée au vainqueur d'une lutte sans merci, partagée certes entre le bien et le mal, mais avec des moments durant lesquels la frontière entre les deux est bien mal définie... James Stewart, entamant une collaboration exceptionnelle avec Anthony Mann, est Lin McAdam, un homme mu par la vengeance, et qui va trouver la carabine sur son chemin, mais aussi des compagnons d'infortune et des rivaux dans sa quête d'une justice amère...

 

Lin McAdam arrive à Dodge City, la ville dont Wyatt Earp est le Marshall, sur sa route pour retrouver un homme, dont on comprend qu'il va le tuer, par vengeance. Les motifs nous en seront donnés, au fur et à mesure du film: Matthew, son frère, a tué leur père, qui leur avait à tous les deux enseigné les maniement des armes; mais tandis que Lin restait dans la légalité, Matthew s'est dirigé vers le crime; au moment de leur arrivée, Lin et son compagnon de route "High Spade" Frankie Wilson apprennent qu'un concours de tir est organisé, dont le trophée est une carabine convoitée de tous: une Winchester parfaite. Parmi les participants, Lin repère très vite Dutch Henry Brown, qui n'est autre que Matthew, et le concours devient vite la première partie d'un duel entre eux. Lin gagne, mais "Dutch" lui vole la carabine, qui va désormais passer de mains en mains dans une ronde au gré des rencontres: gagnée au poker par un trafiquant d'armes, prise par un chef Indien, reprise par un homme, un lâche fiancé à une chanteuse (Shelley Winters) rencontrée à Dodge par Lin, puis confisquée par "Waco" Johnny Dean, un psychopathe à la Billy the Kid, enfin redonnée à Dutch peu avant sa dernière rencontre avec Lin...

 

Wyatt Earp, un nom célèbre, est ici interprété par Mann de façon réaliste. Il bénéficie pourtant d'un de ces plans superbes dans lesquels le metteur en scène magnifie des hommes déterminés, glorifiés par leur stature: sur la gauche d'un plan, le buste de trois quarts face, avec derrière eux un arrière-plan mythique. Ici, ce sont les citoyens de sa ville qui servent de décor au shérif, mais souvent (par exemple l'indien pris dans la spirale de la vengeance, interprété par Robert Taylor dans The devil's doorway), Mann privilégie les montagnes. De fait, le relief grandiose, majestueux mais aride, replace les personnages dans des passions extrêmes. Le films, comme tant de films de Mann, va montrer des personnages poussés malgré eux dans leurs derniers retranchements...

 

La façon dont la Winchester est mise en avant, dès le premier plan du film, nous met bien sur en appétit; c'est un rappel que la vie sur la "Frontière", tient finalement à peu de choses, comme viennent de le prouver le colonel Custer et Sitting Bull dans la bataille de Little Big Horn. La référence constante à cet évènement sert moins à établir le conflit sanglant entre les colons et les natifs, qui est finalement anecdotique, qu'à installer l'idée que le fusil qui se recharge instantanément est un progrès vital, crucial, dont les tribus pour une fois alliées lors de la fameuse bataille ont bénéficié. Donc, tout le monde veut cette carabine, et tous sont prêts à tout: la jouer au poker, la voler, essayer de la mériter (Le personnage du lâche, Joe, est d'autant plus complexé de se retrouver avec cet objet, qu'il ne saura pas le garder, ni garder du reste sa fiancée, qui semble voir la mort de son petit ami avec un fatalisme refroidissant...).

 

Seul Lin McAdam la gagne de façon loyale, et la plaque qui orne la crosse a bien failli porter son nom. mais c'est un objet inachevé qui se promène de main en main, le nom n'ayant pas eu le temps d'y être apposé. L'ironie, c'est qu'on en fait d'ailleurs la remarque: après l'affrontement d'une groupe de militaires avec un parti Indien, dont les cavaliers Américains sortent vainqueurs, un sergent ramasse la carabine aux cotés du jeune chef (Rock Hudson) mort, et souhaite la donner à Lin, qui estime-t-il, l'a méritée: une façon de souligner d'une part que dans cet univers, même sans savoir, on attribue automatiquement ce trophée à l'homme qui a le plus de valeur, mais ironiquement, c'est ensuite à un lâche rongé par le doute, et qui est tenté par une vie de bandit qu'on va la confier. Sa lâcheté, dans le film, n'est pas condamnée, elle est soulignée, mais il reçoit malgré tout des encouragements pour sa participation à une bataille. Le problème dans l'ouest, c'est qu'une réputation ne s'embarrasse pas de nuances... On retrouve enfin dans l'affrontement final cette ambiguité, lorsque Lin revient vainqueur, désormais de nouveau propriétaire de "sa" Winchester; pour l'obtenir enfin, il lui a fallu accomplir sa vengeance... C'est à dire choisir son camp, c'est à dire tuer son frère. acquisse dans la douleur, la carabine du progrès est une médaille bien lourde à porter.

 

 

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Published by François Massarelli - dans Western Anthony Mann
4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 09:30

Considéré comme un film mineur dans desannées 50 dominées par ses westerns, le film d'Anthony Mann est pourtant bien plus qu'un agréable moment, et mérite, sinon d'être considéré à l'égal de Winchester 73, ou de Bend of the river, d'être vu et revu, ne serait-ce que par les fans de James Stewart. Et d'ailleurs, le film est très proche du western (Il nous conte l'arrivée du progrès dans une ville dimnée par ses passions), et possède des points communs avec les deux films précités, tout en donnant du héros incarné par l'acteur une image plus dure que celle qu'il avait l'habitude d'interpréter... comme les deux films précités, et comme The naked spur. Il faudrait donc beaucoup de mauvaise foi pour le mettre dans le même panier que, disons, The Glen Miller story...

 

En Louisiane, en 1946, deux ex-soldats (Stewart et Dan Duryea) arrivent avec une idée en tête: installer une pétrole au large, et forer pour trouver du pétrole. cela ne fait pas l'affaire des pêcheurs locaux dont l'activité est exclusivement de pêcher la crevette. Les deux hommes vont avoir maille à partir avec divers personnages locaux, à plus forte raison lorsque deux femmes, deux soeurs, vont s'intéresser à eux.

 

Steve Martin, interprété par James Stewart, est le principal moteur de l'action. Dans ce scénario de John Michael Hayes (Qui l'a co-signé, mais constamment revendiqué), Stewart est donc un obsédé du pétrole, comme il sera un homme tellement persuadé d'avoir été témoin d'un crime devant chez lui qu'il serait déçu s'il n'y en avait pas eu, dans rear window, dont le scruipt est également du à Hayes. Cet homme a une foi à déplacerles montagnes, qui si elles sont absentes, contrairement à tous les western de Mann, sont ici remplacées par la tour de la plateforme, autre symbole de la volonté de s'élever... On n'est pas si loin des personnages ambigus des westerns de Mann, qui sont tous des hommes mus par un désir, qu'il soit de vengeance, ou de réparer une injustice? Gambi,(Duryea), son acolyte, est au départ moins sérieux que lui, et on jurereait qu'il va suivre le même chemin qu'Arthur Kennedy dans Bend of the river: d'abord allié, puis ennemi. mais s'il reste sur la tangente, il va apporter à un moment crucial son soutien à la cause défendue par Martin.

 

L'autre versant de cette histoire, c'est la pêche, activité ancestrale, et qui là aussi est propice à l'obsession. Plutôt que de tourner à la lutte entre l'ancien et le nouveau, avec les pêcheurs en empêcheurs de progresser, le film pousse vers la collaboration, à l'avantage des pétroliers, puisque c'est grâce à Stewart qui découvre une invasion de crevettes rares, qui a lieu la nuit sur son lieu de forage, que les pêcjheurs peuvent enfin retrouver le temps de pêches miraculeuses... le progrès, finalement, a du bon. Jean wagner disait que le film n'était pas terrible, mais que les scènes portaient la marque du réalisateur. autant dire qu'il avait honte de l'aimer mais qu'il prenait du plaisir à le regarder: c'est bien là le moindre défaut de ce film détendu, dont les enjeux n'ont pas le coté dramatique des luttes dantesques des westerns du réalisateurs. Mais cette pause, avec ses bagarres, et eon personnage picaresque de matamore pêcheur incarné par Gilbert Roland, est un plaisir qui pour moi n'a rien de coupable...

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Published by François Massarelli - dans Anthony Mann