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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 13:42

Un chien jaloux de sa position chez ses maîtres mène une vie infernale au pauvre chat qui devient facilement le bouc émissaire de son mauvais esprit...

Enfin! Un film qui ose dire la vérité sur les chiens et les chats, nous présentant ce dernier comme la victime évidente des pires saletés, et le chien comme un être corrompu, vil, calculateur, menteur et malhonnête. Ca fait du bien...

Sinon, c'est aussi un film qui arrive à la fin de la première partie de la carrière de Jones, qui avait un graphisme superbe à l'époque, avant de s'égarer dans une recherche de la stylisation angulaire... C'est donc fort beau. 

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 18:10

Des années avant de réaliser une trilogie de variations sur le thème de la chasse, Chuck Jones avait repris la bonne vieille situation popularisée longtemps avant lui par Tex Avery et Bob Clampett. Il en fait un court métrage de transition dans lequel Daffy Duck prend le pouvoir, le Daffy d'avant la normalisation/affadissement des années 50.

Et Elmer Fudd, de chasseur, se retrouve en boxeur malgré lui, aux prises avec une armée de canards, pendant qu'un chien mal assuré essaie en vain de lui apporter un soutien symbolique. On est, en quelque sorte, en plein cauchemar...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Chuck Jones Animation
9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 18:04

Un chien se fait abandonner sur une aire d'autoroute... Et immédiatement, se met en quête d'un nouveau maître. Il tombe sur Porky Pig, qui va vite découvrir que l'animal est absolument insupportable...

Ne vous laissez pas attraper par la première phrase du résumé qui précède: ce film n'est en rie un plaidoyer. Il est même particulièrement politiquement incorrect, montrant un animal rigoureusement infect, qui va épuiser les nerfs d'un des personnages les plus gentils et patients de toute l'histoire du dessin animé.

Ce chien affreux est un personnage qui s'avère vite épuisant, mais qui cadre tellement peu avec les fadaises qu'on raconte si souvent sur les chiens, ces êtres vils, qu'il me plaît intensément...

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Published by François Massarelli - dans Animation Chuck Jones Looney Tunes
7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 17:23

Porky Pig vient d'acheter une maison, où il compte bien s'installer en compagnie de son chat Sylvester. Autant Porky est content de son achat, une maison gothique à souhait, à laquelle on n'accède bien entendu que pendant une nuit lugubre, autant le chat n'est pas rassuré. Et les souris, qui se sont organisées quasiment en société secrète, sont déterminées à les faire fuir. Mais ça ne marche que sur le pauvre chat, qui passe la pire nuit de son existence...

Certains courts métrages d'animation Warner sont tout dans l'animation, mais il n'est pas rare qu'à l'inverse les films de Chuck Jones soient tout entiers dans les personnages: c'est l'un d'eux, avec une belle division entre un optimiste qui voit tout en rose, et un pessimiste qui bien sûr a toujours raison. Le parcours imposé au pauvre chat tournera bien évidemment au tour de force graphique, et le tout sans que le chat ne prononce une seule parole. C'était avant que Friz Freleng et Mel Blanc (pour la voix) ne reprennent définitivement le personnage pour en donner une version très affadie. Ici, c'est du velours...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones
2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 18:36

Un lion, roi de la savane lessivé et vieilli, moqué par tous ses sujets, part avec la ferme intention de s'attaquer à une créature à sa mesure, et se décide à trouver... un lapin.

C'était une mauvaise idée: le pauvre...

Chuck Jones expérimente ici, comme souvent, avec les codes de l'animation, et utilise des cadrages étonnants, souvent au plus près des protagonistes: c'est parfois étrange, et parfois séduisant, avec des compositions à la Orson Welles! Mais ça reste quand même un film mineur dans lequel Bugs Bunny aussi bien que son réalisateur font leurs gammes.

A noter une très rare fausse bonne idée: Madame Bugs Bunny...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes Bugs Bunny
26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 08:18

Tex Avery ou Bob Clampett étaient abonnés aux courts métrages qui étaient des faux documentaires thématiques: voyages, exploration d'une idée ou d'un concept, etc... Généralement c'étaient des prétextes à gags, la série avait été initiée à la Warner par Avery (Land of the midnight fun, The isle of Pingo Pongo, Detouring America...), continuée par Clampett, et Avery lui-même avait avec succès importé le concept à la MGM...

C'est pourquoi il est assez étonnant de voir Jones s'y prêter, lui qui a souvent fait passer les personnages avant le gag, au point d'assujettir totalement les prétextes à rire aux caractères présents dans ses films. Le film est une sorte de mise à jour du comportement des Américains face aux restrictions et aux menaces qui pèsent sur ce qu'on a appelé le "home front", l'intérieur des Etats-Unis durant la seconde guerre mondiale...

Comme d'habitude cela repose donc sur une forte dose de gags visuels, de trompe-l'oeil, d'associations d'idées... Mais cette fois l'absurde en est inconfortable, souvent froid, et c'est accentué par le fait que Jones n'y utilise aucun décor et y schématise tous ses personnages. Le ton aussi est très adulte, comme si le metteur en scène y recyclait des gags utilisés pour la série animée Snafu qui était destinée au service des armées, et à laquelle les animateurs WB avaient participé...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Chuck Jones Animation
11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 15:57

En 1962, les Looney tunes ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes et rares sont les occasions de s'élever au-dessus de la médiocrité ambiante. La concurrence de la télévision, les tentatives de style angulaire, les restrictions budgétaires ont fait leur effet, et un à un les réalisateurs quittent le navire, les personnages arrivent au bout de leur course... Ceci est par exemple le dernier film mettant en vedette l'impayable putois Pepe le pew...

Rien, absolument rien ne vient perturber la course habituelle des événements, qui voient le mammifère romantique et siphonné s'enticher comme d'habitude 'une pauvre chatte maquillée accidentellement, qui n'a rien demandé à personne. Rien, si ce n'est que cette fois, la belle ayant un bon ami, notre obsédé sexuel à la petite odeur curieuse a un rival...

Mais ce qui me frappe, c'est à quel point dans ce dessin animé en fin de course, le dessin est laid, l'animation saccadée et mal foutue, et l'intérêt très relatif. Au moins, le film nous donne-t-il une petite préfiguration de ce que fera Joe Dante dans Looney Tunes back in action où Daffy Duck et Bugs Bunny traversent dans un beau moment de surréalisme les tableaux exposés du Louvre: ici, on découvre à la faveur 'une exhalaison pestilentielle un nouvel angle pour des oeuvres de Dali, Millet, Grant Wood et Degas. Et j'ai failli oublier qui a le dernier mot: on n'allait pas visiter le Louvre sans LA voir, non?

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Chuck Jones Animation
9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 17:52

Une fois de plus, chat + peinture blanche (cette fois, un peintre qui refaisait la signalisation a eu un accident) = faux putois. Ce qui entraîne dans ce film situé dans les Alpes Suisses, comme d'habitude, l'intervention de Pepe le Pew, plus séducteur de bazar aveugle devant ses propres échecs que jamais... 

Rien de neuf ou presque, si ce n'est que comme pour le film précédent, Jones ne finit pas et préfère laisser ses protagonistes se débrouiller. Deux aspects par contre méritent mention: le film est clairement taillé pour l'écran large (1:77:1), même s'il a été produit en format traditionnel (1:33:1)... Chuck Jones et son décorateur Maurice Noble ont donc conçu de nombreux plans de façon horizontale, adaptable jusqu'au cinémascope! Autre détail amusant: le crédit des contributeurs est dans ce faux français si délectable même s'il est usé jusqu'à la corde, qui fait la joie des fans de Pepe, ces grands malades. Les décors sont donc de Maurice Nobell, et la réalisation de Charl Jones...

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Published by François Massarelli - dans Animation Chuck Jones Looney Tunes
29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 15:58

Alors qu'il entre dans les années 60, admettons que le personnage de Pepe Le Pew est un paradoxe assez typique de Chuck Jones, l'homme qui a réalisé énormément de films qui sont tous basés sur le même gag: un coyote qui ne parviendra jamais à attraper son repas... Et le putois amoureux répète inlassablement les mêmes fadaises, à une chatte qui, et c'est le plus dur à avaler, se retrouve quasi systématiquement peinte en blanc exactement là où ça la fait ressembler, justement, à un putois. 

Une part certes non négligeable du plaisir véhiculé par ces films provient à n'en pas douter de la répétition, et de ces abominables massacres du français, qui dans ce film devient assez franchement abstrait... Et puis il y a l'évolution graphique qui offre au moins à l'historien une perspective intéressante. Sinon, le décor peut être amené à changer... mais pour le reste, c'est en quelque sorte toujours le même film.

J'oubliais, toutefois, parfois l'évolution touche l'inattendu: plus ça va, plus la façon ont on adresse le principal problème du putois ("le pew") manque singulièrement de subtilité. Et Pepe, sortant de l'eau, affiche ici une coiffure qui anticipe de manière curieuse sur une mode qui n'allait pas tarder, la preuve en image...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 09:58

Jones ne perd pas de temps à installer le McGuffin traditionnel de la chatte malencontreusement repeinte, et ensuite, Penelope et Pepe seront seuls au monde dans un cartoon notable par ses ruptures de rythme, un rait commun à tous les films de Chuck Jones. Une bonne portion du film se passe sous l'eau, inspirant au putois un aveu inattendu: les putois, dit-il, on l'habitude de se retenir de respirer... Enfin, les deux "tourtereaux finiront ensemble sur une île entièrement cernée d'une plage, en forme de coeur, où ils se poursuivront jusqu'à épuisement. Comme dirait l'autre, "c'est la guerre!"

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Chuck Jones Looney Tunes