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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 18:07

Ce film, situé dans un café (Ce qui en fait un établissement très familial), est à nouveau une confrontation de Porky Pig et d'une fourmi... C'est donc une fois de plus une narration faite d'anecdotes liées à une journée très remplie dans un petit restaurant, avec un client exigeant (inexplicablement mal doublé, ce qui rend le film assez irritant), et avec des gags très "Jonesiens", liés à l'exploitation de réactions fort bien senties...

Il faudra un jour qu'on analyse la façon dont Chuck Jones utilise ses idées, que ce soit un coyote qui court après un oiseau qu'il n'attrapera jamais, une sorcière qui sort précipitamment du champ en perdant ses épingles à cheveux, un monstre poilu rouge orangé chaussé de baskets, la propension pour un putois de passer sous un pot de peinture blanche, ou bien sûr le fait d'introduire une fourmi facétieuse, voire méchante, dans les films de Porky Pig...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 18:12

On se demande un peu où va le film, quand tout à coup surgit un personnage du passé: la fourmi Pygmée de Porky's ant, cette fois prise au piège d'une cage. Elle manipule Porky afin qu'il la libère, mais une fois qu'il l'a laissée sortir, il se rend compte qu'elle est précieuse et qu'elle vaut cher, très cher: c'est marqué sur la page!

Bon, c'est du Chuck Jones, ce qui veut dire que tout est dans la réaction des personnages, sachant que Porky met tout le film à attraper la bête, on constate qu'au moins il l'attrape, contrairement à un coyote bien connu... Plaisant, donc. 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 16:17

Comme dans le film précédemment réalisé par Chuck Jones, Porky's ant, ce film se recentre beaucoup plus que ne l'ont fait les collègues de Jones sur le personnage de Porky Pig, qui redevient le héros, même paradoxal, de ses propres aventures! mais même dans ces circonstances il lui faut laisser la place, comme avec la fourmi dans le film précité: la vedette incontestée de Porky's prize pony est un cheval...

Mais pas un cheval de concours, c'est bien le problème. Il s'est fait jeter de toutes les écuries, et clairement il est plus fait pour une destinée agricole que pour le prestige des pistes. Mais il va s'acharner à tenter de séduire le jockey Porky, qui sera bientôt contraint et forcé de monter cette nouvelle et encombrante, pour ne pas dire embarrassante, recrue...

Jones fait ici l'une des choses qu'il fait le mieux: il met en scène la naïveté et le feu sacré qui en découle, et c'est un animal qui en fait preuve, le metteur en scène n'a donc pas à se reposer sur le moindre dialogue. Ce n'est certes pas le meilleur de ses films, mais la maîtrise est là, et la fluidité narrative, le recours méthodique au running gag aussi. 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 09:28

A ma connaissance, ceci est le deuxième film en noir et blanc de Chuck Jones, qui avait eu le privilège de passer directement de la case "animation" à un poste de "superviseur", comme Leon Schlesinger s'acharnait à créditer ses réalisateurs, pour les Merrie Melodies. Mais ce n'est pourtant pas son premier essai sur Porky, qui était le héros d'un film spécial en couleurs, Old Glory, sorti en 1939: une affirmation des valeurs Américaines, compassée et raide, sans un gramme d'humour, et si vous voulez mon avis totalement dénuée d'intérêt... Ce qui est loin d'être le cas de ce film.

Superbement animé (Rudy Larriva, lui même réalisateur de cartoons WB dans un futur très lointain), ce court métrage n'est sans doute pas très connu du fait de sa situation dans l'Afrique ancestrale, celle des Tarzan, celle dans laquelle les porteurs indigènes ont un os dans les cheveux. Un gag qui pourrait passer plus inaperçu, mais ce serait difficile, tant l'intrigue lui donne de l'importance: Porky fait un safari en Afrique, donc accompagné d'un porteur laconique, à la recherche de bestioles rares, et en particulier, la fourmi Pygmée. celle-ci les repère la première et va s'amuser avec eux, avec l'aide involontaire d'un lion endormi...

D'une part la beauté des formes (Chuck Jones était déjà en pleine possession de ses moyens), l'animation déjà citée, sont des atouts majeurs du film. On peut ajouter à ça le timing impeccable, pour les quatre personnages... Du moins les trois plus le lion, tant ce dernier fait largement plus tapisserie qu'autre chose! D'autre part, non seulement Jones a trouvé comment utiliser Porky en lui donnant un adversaire peu banal, mais surtout il a trouvé une personnalité fantastique pour sa fourmi pygmée. Le film vaudrait la peine d'être vu rien que pour elle, et elle n'est pas le seul intérêt; bref, un excellent film...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones
2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 16:55

Il est probable que bien des personnages mythiques de dessin animé de court métrage ont ainsi commencé leur carrière: par une apparition dans un one-shot, soit un film à part. Il siffit de penser à One froggy evening du même Chuck Jones, ou pour quitter la Warner Bros, à Screwball Squirrel, inventé par Tex Avery pour les besoins d'une attaque virulente anti-Disney à la MGM. Marc Anthony, le gros chien, n'a pas fait bien sûr une carrière proche de celle d'un Bugs Bunny ou d'un Daffy Duck, loin s'en faut, mais son apparition dans trois Merrie melodies de la WB entre 1951 et 1953 a assuré au gros chien tendre et ami inconditionnel inattendu d'un tout petit chat, un culte durable...

 

Rapellons les trois intrigues des dessins animés, tous réalisés par Jones avec son équipe habituelle, et tous contemporains de quelques-uns des premiers films du Coyote: Dans Feed The Kitty (1951), le plus connu, le bouledogue Marc Anthony croise la route d'un minuscule chaton, commence par se comporter en chien vis-à-vis du petit, qui n'en a cure: il adopte tout de suite le gros animal, qui fond littéralement, et le rapporte chez lui; ça tombe mal, la patronne est justement en pétard dans la mesure ou le gros chien a tellement de jouets qu'elle n'en peut plus de ranger. Il va donc falloir dissimuler la présence du petit chat... Puis, dans Kiss Me Cat (1952), Marc Anthony entend ses patrons (Oui, ils ont adopté le petit chat, qui répond au patronyme de Little Pussyfoot) discuter de l'efficacité du chaton en matière de chasse aux souris. Craignant de voir le couple se débarrasser de son ami, le chien déploie des trésors d'ingéniosité pour élever sa réputation; enfin, dans Feline frame-Up (1953), Jones fait intervenir un autre animal parfois vu dans d'autres films, le chat Claude: Marc Anthony doit défendre le petit chat contre l'inventivité de l'autre félin en matière de méchanceté, tout en se défendant lui-même: son maître trouve en effet que le gros chien se comporte de façon indigne avec les deux chats, ce que Claude va très vite mettre à profit.

 

On est donc en territoire domestique, un domaine cher à Hanna et Barbera avec leur série fétiche Tom et Jerry; le succès de celle-ci explique sans doute le fait que la WB ait demandé à Jones de revenir de temps à autre à ce couple paradoxal d'animaux. Pour autant, on peut commencer par douter que le metteur en scène soit le créateur idéal pour ce type de dessin animé, ce qui expliquerait sans doute le fait que seuls trois courts métrages aient été réalisés: Jones avait besoin d'espace, de folie, pas vraiment de quotidien et de quiétude. Mais en trois dessins animés, il va se livrer à une observation, en axant toute la dynamique de ces films sur l'ingéniosité muette et le dialogue gestuel permanent de Marc Anthony, l'un des personnages les plus gentils (Un terme souvent gênant!) de toute l'histoire du dessin animé. Par ailleurs, Jones mise sur le contraste entre l'hyper-conscience de Marc Anthony, devenu le narrateur de ces histoires, et l'inconscience absolue du petit chat, due autant à la jeunesse qu'à l'insouciance, un état enfantin qu'il faut maintenir coûte que coute! Et le résultat est là: ces trois films, jamais mièvres, sont parmi les films les plus tendres faits à la Warner. Lorsque, dans Feed the kitty, Marc Anthony a caché le chaton dans la farine, et qu'il voit sa maîtresse se lancer dans la préparation de cookies, il ne sait bien sur pas que le petit a quitté sa cachette, et le film devient ensuite basé sur les réactions du chien devant l'horreur de ce qu'il imagine: il ne peut rien faire contre sa maîtresse qui utilise un robot mixeur pour la pâte à gâteaux, et s'imagine à la fin que le cookie qu'on lui donne est tout ce qu'il reste de son ami. Les réactions du chien sont drôles, inventives (Et seront d'ailleurs reprises dans Monsters Inc, de Pete Docter, en guise d'hommage appuyé), mais elles sont surtout sincères et déchirantes, au premier degré...

 

Il y a fort à parier que Jones, qui souhaitait toucher à tout, tout expérimenter, a accepté de se lancer dans l'entreprise avec gourmandise; on retrouve sa patte dans la gestuelle des trois films, et le rythme lui est propre. Qu'il n'y soit pas revenu longtemps ne nous étonnera pas: il était plus attiré par le fait d'explorer la noirceur dans la plupart de ses films, et il avait après tout déjà fort à faire avec ses propres séries, notamment le Coyote, ainsi qu'avec les nombreux films de Bugs Bunny, Daffy Duck, Pepe le Pew ou les all-stars qu'il tournait. Que le premier des trois films soit devenu un classique prouve au moins que l'alliance de la tendresse et de l'humour visuel décalé de Chuck Jones fonctionnait... Et ces films d'un autre âge insouciant fait de confort et de conformité, les années 50 aux Etats-Unis, n'ont pas vieilli, réussissant à provoquer le rire encore aujourd'hui. Qu'un metteur en scène touche-à-tout ait mis à profit des dessins animés plus volontiers destinés aux enfants pour se concentrer sur l'alliance amicale inattendue entre deux animaux qui ont habituellement tendance à se faire la guerre ne manque finalement pas de piquant, mais je ne me rendrai pas sur ce terrain, me contentant de dire qu'en ces temps ou la méfiance entre les communautés refait surface de manière alarmante, on peut toujours se réfugier auprès de Marc Anthony et Little Pussyfoot.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 11:25

 

Dans la galerie des personnages de dessins animés Américains, il y a des superstars, bien sur, et puis des plus obscurs, des "unsung heroes", comme on dit dans la langue de Bob Clampett. Comme la plupart des personnages récurrents des dessins animés, la plupart de ces héros plus rares sont nés de ce qu'on appelle un one-shot. C'est le cas de Pepe le pew, le fameux putois. Et son acte de naissance, c'est ce film, réalisé par Chuck Jones, expérimentateur de combinaisons en chef à la Warner...

Le film se concentre sur un chat, ou une chatte, on ne sait pas trop; l'animal souffre du rejet qui se manifeste par la brutalité, et nous le prouve en se prenant coup de pieds, et coups divers assurés par divers personnages, humains ou animaux (un de ces abominables bulldogs). Pour se tirer de cette situation, l'animal a l'idée de se déguiser en putois, avec de la peinture noire, de la peinture blanche, de l'ail et du fromage Limburger (le plus puant de tous.)... et si l'idée s'avère payante, lui permettant d'entrer dans une boucherie dont tous les occupants s'enfuient, elle aura pour conséquence de le faire toùber entre les griffes du plus obsédé de tous les animaux, un putois en rut perpétuel qui cache ses intentions peu avouable dans un cartoon de 1945 (We shall make such beautiful musics together!) derrière un accent Français et une utilisation artistique du langage, ainsi qu'un aveuglement qui confine à l'abrutisme le plus absolu...

 

Pepe est-il déjà lui-même? Il y a débat là-dessus: en effet, le brave putois est déjà doté de cette incapacité à s'arrêter, de son manque total de raisonnable, de cet impayable accent Français, et de cette sophistication qui renvoie à l'acteur Charles Boyer. Mais il se révèle à la fin marié, père de famille, et Américain! Cela ne durera pas. saluons en tout cas la première apparition d'un personnage qui saura rester attachant en dépit, ou sans doute à cause de tous ses défauts...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones