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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 15:49

Une journaliste (Jewel Staite) vient dans sa bourgade natale, avec un paquet de mauvais souvenirs sous le bras, pour l'enterrement de sa mère. Bien qu'elle ait été humiliée par tous ses copains au sortir du lycée, Cassie Cranston réalise vite qu'on lui en veut, à cause d'un article assassin qu'elle a écrit sur la ville. Les trentenaires la mettent au défi, elle qui les prend de haut, d'organiser une orgie avec eux. Elle accepte, d'autant qu'elle pense en tirer un article.

Le coup de l'orgie est en fait un prétexte: la plupart des protagonistes de la partouze en questions y recherchent en effet, les uns une occasion de coucher avec une personne en particulier, les autres une manière de se faire engrosser quand leur partenaire est stérile, et Cassie la sophistiquée révèle bien vite qu'elle est en fait vierge... Sous les gros sabots provocateurs, c'est malgré tout une petite comédie sentimentale, qui évite les pièges d'un excès de démonstration... Jusqu'à un certain point.

Par moments, ce film très Canadien est quand même un peu grossier, et par moments, des gens tout nus courent dans la rue...

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Mettons-nous tous nus
16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:40

On a volé les bijoux de Norma Shearer, donc la police enquête: parmi les enquêteurs et témoins, on trouve Fay Wray, Lowell Sherman, Barbara Stanwyck, Stan Laurel, Oliver Hardy, Buster Keaton, Our Gang, Wallace Beery, Gary Cooper et la liste est très longue, en particulier pour un film de 18 minutes.

C'est un court métrage de charité, dont les recettes ont été reversées à une association pour lutter contre la tuberculose... De façon intéressante, on trouve une marque de cigarettes parmi les sponsors. Le film ne brille ni par sa mise en scène ni par ses gags. Laurel et Hardy y détruisent une Ford T: La routine, quoi.

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Comédie Pre-code Buster Keaton
16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:16

Sorti en France sous le titre assez clair de Haute Couture, ce film est une adaptation d’un roman Australien récent de Rosalie Ham, que Jocelyn Moorhouse a souhaité adapter dès sa sortie. Il conte les agissements, entre requiem burlesque et conte noir, d’une jeune femme partie de chez elle avec les ingrédients d’une vengeance, et qui revient avec une arme étonnante : dans un pays de bouseux perdus en plein désert Australien, elle est une couturière douée, voire surdouée… Au lieu de distribuer des bourre-pifs, ou de faire pleuvoir les balles, elle va confectionner des robes et transformer les très quelconques habitantes de sa localité en créatures de rêve…

C’est gonflé, et c’est un film plein de promesses ; pour commencer, l’arrivée, dans les années 50, d’une jeune femme habillée de tenues ultra-sophistiquées, dans ce qui ressemble au trou du chose de l’Australie, a un je-ne-sais-quoi de prometteur en effet, comme la certitude d’une certaine dose de baroque, et d’un humour dévastateur… Les choix de mise en scène sont souvent liés à des habitudes liées au western, un choix qui est logique… Mais beaucoup de choses, beaucoup trop en fait, viennent gâcher la fête.

Pour commencer, la surabondance d’enjeux : non seulement Tilly Dunnage a été exfiltrée de sa localité parce que tout le monde, 20 années plus tôt, la tenait pour responsable de la mort d’un jeune garçon (elle fait un blocage et ne se rappelle de rien), mais en prime elle est la fille illégitime d’un potentat local (d’ailleurs le père du garçon tué, vous suivez ?) et sa mère glisse lentement mais sûrement vers la folie ; la « guerre de la couture » qu’elle mène pour se rendre indispensable finit par tourner à la manie, et les morts violentes qui se succèdent font pencher la rupture de ton vers le larmoyant… Donc il y a du « peut-mieux-faire dans l’air…

On se réjouira au moins d’un casting solide : Kate Winslet, en bombe de la mode perdue au pays des koalas, la trop rare Judy Davis qui assume son âge en mère à la ramasse, Dennis Weaving en officier de police avec un goût pour les vêtements féminins et un secret inavouable, Sarah Snook en boutiquière mal fagotée (du moins au début), et les deux anciennes actrices de Jane Campion Kerry Fox et Genevieve Lemon…

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie
16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:08

Quand la domestique (Blanche Sweet) d’une famille très comme il faut tombe malade, elle est automatiquement remplacée par la fille de la maison (Mary Pickford)… celle-ci s’acquitte très bien de la tâche, et va du même coup rencontrer un jeune homme (Arthur Johnson) avec lequel elle s’entend particulièrement bien. Mais quand il revient pour s’adresser à la bonne, il a la surprise de constater que ce n’est pas la même personne…

C’est mignon tout plein, et d’une grande simplicité ; le film est enrichi par les prestations de tous les acteurs, dont Kate Bruce, inévitablement préposée au rôle de la mère de l’héroïne, ou Mack Sennett qui interprète le petit ami jaloux de la domestique, la vraie…

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Published by François Massarelli - dans David Wark Griffith Mack Sennett Mary Pickford Muet Comédie
12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 11:26

Nick Marshall (Mel Gibson) est un publicitaire mâle et auto-satisfait: macho, dragueur, il a construit une bonne part de la réputation de la boîte qui l'emploie et dont il espère bientôt devenir un cadre très important; sa spécialité, c'est la publicité mâle et satisfaite pour mâles satisfaits. Des filles en bikini, des gros seins et des filles en bikini. Manque de chance pour lui, ses patrons préfèrent confier un poste à responsabilité à une femme, Darcy Maguire (Helen Hunt). Quand celle-ci demande à tous les créatifs, dont Nick, d'adopter le point de vue féminin, il rentre chez lui, essaie des produits estampillés "femme" (maquillage, collants etc), se saoule... Et s'électrocute.

Quand il se réveille, il y a quelque chose de changé: désormais il entend les femmes penser. Il constate d'une part que la plupart d'entre elles le prennent pour un connard (in english, an asshole); d'autre part il comprend qu'il va pouvoir battre sa supérieure à plate couture sur son propre terrain...

C'est une de ces petites comédies avec un arbitraire fantastique, sans explication; il y a fort à parier qu'aujourd'hui on nous demanderait l'inutile, c'est à dire une explication rationnelle au fait que Nick puisse entendre les femmes penser! Heureusement, en ces temps anciens, on ne s'embarrassait pas de ce genre de contrainte stupide, et le film fonctionne très bien comme ça. Le principal atout étant évidemment la découverte de la richesse intérieure par un gros macho invétéré qui finit par se prendre au jeu puis devenir vraiment un type bien en découvrant sa part féminine!

Helen Hunt, devenue plus que rare, fait une belle prestation, mais Mel Gibson est à son meilleur, avant qu'il ne révèle sa face sombre (salopard antisémite et dix fois plus macho que son personnage ici) et il faut le voir danser impeccablement sur I won't dance de Frank Sinatra, avant d'affronter son ennemi féminin intérieur. Le film est aussi notable pour la façon dont Nancy Meyers donne vraiment la part belle à ses acteurs et actrices, parmi lesquelles une troupe de jeunes femmes qui iront loin: on y reconnaîtra par exemple Marisa Tomei, Sarah Paulson ou Loretta Devine...

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Nancy Meyers
3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 12:45

Années 60, chez les Joubert, on se refile manifestement le petit personnel de mère en fils ou de père en fille, et donc "Germaine", la bonne bonne Bretonne, est restée en fonction jusqu'à la mort de madame, c'et à dire la mère de Jean-Louis Joubert, actuel maître des lieux (Fabrice Luchini). Quand elle part, pour cause d'incompatibilité d'humeur avec madame Joubert, l'épouse de Jean-Louis (Sandrine Kiberlain), on conseille à cette dernière d'embaucher une Espagnole... Celle qui sera l'heureuse élue habite justement au sixième étage de la résidence, avec d'autres bonnes espagnoles. Maria (Natalia Verbeke) est fraîchement arrivée; elle va rapidement convenir parfaitement à Madame, mais encore plus à Monsieur...

C'est une comédie qui fonctionne sur trois tableaux: les deux premiers sont intimement liés... D'une part, c'est un portrait de l'intérieur de la France Gaulliste, des bonnes gens et de leurs préjugés atroces, de leur suffisance morale, et de leur incapacité à changer... Mais avec tout ça, les bonnes Espagnoles réunies en clan vont agir comme un révélateur de la xénophobie ambiante, déjà carabinée dans les années 60, mais chacun sait que ça ne s'est pas arrangée dans le doux pays de Robert Ménard et Eric Zemmour.... La charge est pourtant douce et délicate, Le Guay n'est pas Albert Dupontel!

Sinon, un troisième plan est assez réussi, c'est le portrait d'une évidence amoureuse, le lien affectif unissant Jean-Louis Joubert l'agent de change Gaulliste et Maria la petite paysanne Espagnole étant particulièrement visible dès le début. C'est là aussi traité par la comédie, avec subtilité, et tant pis si ç débouche sur un bonheur qui n'échappe pas à la mièvrerie, c'est décidément un joli film... L'interprétation (Luchini, Kiberlain, Verbeke, Carmen Maura et même Lola Duenas en un rôle caricatural mais réjouissant de Communiste militante espagnole) est excellente.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie
2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 09:30

Deux faits aussi navrants l'un que l'autre, et sans aucun rapport l'un avec l'autre, vont se télescoper: Suze Trappet (Virginie Efira), coiffeuse, apprend d'un médecin bredouillant que les cosmétiques utilisés dans son métier lui ont refilé une maladie mortelle, et incurable. Effondrée, elle prend une décision: avant de mourir, elle va retrouver la trace de l'enfant qu'elle a eu 28 ans auparavant, et qu'elle a sous la pression de ses parents abandonné pour adoption; de son côté, Jean-Baptiste Cuchas (Albert Dupontel), informaticien surdoué à la sociabilité plus que perfectible, apprend qu'il va devoir laisser la place à des petits jeunes, à la demande de ses supérieurs...

Ce qui va les rapprocher, c'est que Cuchas travaille dans l'administration sociale, et quand il tente de se suicider, son bureau est juste à côté du cubiculum où Suze tente d'obtenir d'un fonctionnaire morne et mécanique une aide pour retrouver son enfant: quand il se rate, Cuchas tire avec une grosse carabine, par erreur, sur l'infortuné gratte-papier. Pour les deux losers, c'est le début d'une cavale: Suze demande à Jean-Baptiste d'utiliser sa science de l'informatique afin de retrouver son fils perdu, et Jean-Baptiste attend de Suze qu'elle témoigne du fait que son geste était bien une tentative de suicide, et non une chaotique forme de protestation terroriste et meurtrière... Ils seront aidés dans leur périple par deux autres perdants, le Docteur Lint (Jacky Berroyer), obstétricien atteint d'Alzheimer, et Serge Blin (Nicolas Marié), un ingénieur EDF qui a perdu la vue...

Dédié à Terry Jones: le grand universitaire Gallois, écrivain, cinéaste, comédien, auteur dramatique, spécialiste reconnu de Chaucer, et membre à vie (et à mort) des Monty Python, est décédé au début de la triste année 2020, et Dupontel qui a souvent travaillé avec lui (c'était lui qui jouait Dieu dans Le créateur) lui rend ainsi hommage... Pourtant c'est à l'univers d'un autre Terry, tout aussi Monty mais beaucoup moins Gallois, que le film fait penser. D'ailleurs Gilliam est lui aussi un mentor de Dupontel, auquel il a fait l'amitié d'accepter de participer avant ce film à Enfermés dehors, et 9 mois ferme. Ici, il participe, en quelque sorte, de deux façons: d'une part il joue un petit rôle, propice à déclencher l'hilarité, je vous laisse découvrir par vous même; et d'autre part son univers de cinéaste a servi de matrice à ce septième long métrage de Dupontel, et par au moins trois détails. Enfin, "détails", c'est un mot un peu vague: d'abord, il y a ici un acteur qui joue un rôle, celui d'un certain M. Tuttle, ce n'est sans aucun doute pas un hasard, quand on sait que Tuttle est l'un des personnages-clés de Brazil. Ensuite, Dupontel utilise le décor, lors de la scène du suicide chaotique, pour citer l'ambiance de Brazil, justement: les tuyaux en plastique à poubelle qui pendouillent du plafond, les fils électriques en grappe, tout renvoie à la fameuse scène de l'appartement envahi par les matières fécales dans le film de science-fiction de Gilliam. Enfin, le propos des deux films est étrangement similaire, avec dans les deux la fuite en avant de deux personnes, un fonctionnaire associable et gauche, et une jusqu'au-boutiste condamnée à plus ou moins brève échéance. Et les deux films sont d'imposantes radiographies d'un monde en déliquescence...

Ce qui ne veut pas dire, d'une part, qu'Adieu les cons soit un plagiat, absolument pas, et on en est très loin. On est plus devant un hommage structurel, à la façon dont les frères Coen, par exemple, revisitent les genres en se servant de films comme modèles dont ils vont refaçonner les contours: The big sleep, d'Howard Hawks, pour The big Lebowski, ou encore Sullivan's travels de Preston Sturges pour O Brother where art thou?... Et d'autre part, ce n'est pas parce que le film de Dupontel se veut une charge d'un monde en pleine détresse émotionnelle, que l'on n'y rigole pas, au contraire... Les gags pleuvent, et c'est du grand luxe: bien sûr, il y a des répliques superbes, cette obsession du cinéphile français qui n'a pas toujours compris que le film c'est aussi de l'image (Dupontel: "Comment il va, M. Dupuis?"; Efira: "Moyen"; Dupontel: "Moyen mort, ou moyen vivant?"); évidement, le film repose aussi sur le concours d'une troupe d'acteurs qui reviennent de film en film avec le metteur en scène: Marié, déjà cité, Michel Vuillermoz formidable en psychologue du ministère de l'intérieur, et Philippe Uchan qui interprète le supérieur de Cuchas, il s'appelle Kurtzman (et ça aussi c'est une piste), et il est incapable de prononcer "Cuchas"; le médecin au début n'est autre que Bouli Lanners, et il est royal... Normal: il est belge! Non, le plus beau, c'est l'abondance d'humour physique, donc visuel, et l'énergie formidable qui se dégage du film, monté sans un poil de graisse. De plus, les deux acteurs principaux, qui doivent constamment évoluer du tragique vers le comique, dans un seul souffle, sont superbes, et j'applaudis enfin Virginie Efira qui cette fois m'a plus que convaincu.

Je parlais du rythme soutenu... C'est pourtant une fable, comme Brazil, et des plus cruelles; le portrait du monde dans lequel nous vivons, et où l'ironie du sort a fait qu'au moment de sortir, le film a du se prendre une pandémie internationale dans les dents, est sans équivoque: on vit mal, le nez dans des portables (pour ceux qui en ont, car il y en a), on ne sait plus communiquer, la preuve les noms sont d'une grande difficulté à retenir; on remplace le vieux qui a fait ses preuves (Jean-Baptiste ou les quartiers d'île-de-France) par du jeune clinquant et du style moderne; les administrations sans aucun lien apparent avec la réalité, les policiers, les DRH: tout le monde fonctionne au protocole, et pour se faire aider, on n'a plus que deux ressources: le système D, et... les faire-valoir à la fois minables et sublimes: le Dr Jacques Lint ("Jacques... c'est moi?") à la fois reflet d'une époque nostalgique et symbole de l'oubli par sa maladie, et bien sûr l'archiviste aveugle, source inépuisable de gags potaches, interprété par Nicolas Marié: il n'empêche, cet handicapé un peu dragueur, un peu veule, va se conduire en héros... et se cogner dans à peu près tout et tout le monde, aussi, car on est dans une comédie.

Oui, mais une comédie noire, qui touche juste, qui a un message tout simple: et si on levait la tête et qu'on s'aimait. Ca ne va pas loin? Parce que "traverse la route, tu vas en trouver du boulot", ou "suicidez-vous", "il y a ceux qui ne sont rien", ou "la république, c'est moi", ça va loin peut-être? Non, c'est bien une comédie, mais elle vise juste et à la fin, 

Non, voyez-le, c'est une merveille.

 

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Published by François Massarelli - dans Albert Dupontel Comédie Terry Gilliam
31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 15:07

Une famille modèle du Sud de la Californie: Nic (Annette Bening) est obstétricienne et Jules (Julianne Moore) est à l'origine une ménagère (comme on dit) qui décide de profiter du fait que leurs deux enfants sont maintenant grands, pour se lancer dans une entreprise de paysagiste... Leurs deux enfants, justement, Joni (Mia Wasikowska) et Laser (Josh Hutcherson) ont décidé de trouver leur père biologique, car c'est le même donneur qui a été choisi pour permettre aux deux femmes d'accoucher, chacune, d'un enfant. Elles vont donc entrer en contact avec Paul (Mark Ruffalo), une décision qui va entraîner un bouleversement du foyer...

C'est un film d'après: car en Californie, le temps des révolutions de la planète LGBTQ appartient quand même un peu au passé; concernée au premier chef, Lisa Cholodenko a donc résolument refusé de réaliser un film militant, et c'est ce qui fait le prix de cette grinçante comédie... La splendide collection d'acteurs compose donc un portrait saisissant par son réalisme, sa tendresse, son refus de tout prosélytisme et surtout un humour communicatif (et triste): les deux femmes qui ont probablement en leur temps participé à une petite révolution, sont elles aussi, désormais, en crise, et la décision de leurs enfants va provoquer plus de mal que de bien...

Tout est en petites touches, en notations banales et toujours bien vues, en choses de la vie quotidienne, sans jamais le moindre misérabilisme, sans gentils et sans méchants: tout ici est dans les choix de vie, les conceptions qui se révèlent, des années après, aux antipodes, les agacements accumulés, les impulsions sauvages (ah, la scène de fesse grandiose avec Julianne Moore et Mark Ruffalo!!)... Comme Olive Kitteridge, la jolie mini-série de Cholodenko réalisée quatre ans plus tard, ces gentilles mais impitoyables scènes de la vie quotidienne sont désarmantes...

 

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Published by François Massarelli - dans Lisa Cholodenko Comédie
29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 14:22

Une équipe féminine d'athlétisme va participer à une compétition importante, le coach (Daphne Pollard) prend ça très à coeur... Pas sa star (Carole Lombard) pourtant, qui décide de continuer à vivre normalement, c'est-à-dire sortir et en particulier voir son petit ami...

C'est un court métrage Sennett de la fin des années 20, à une époque où l'influence de Roach était écrasante, et ça se sent... d'autant que Goulding (aucun rapport avec l'autre metteur en scène de ce nom) a lui-même fait partie du studio qu'on appelait le "lot of fun", où il a réalisé des films avec Harold Lloyd... Carole Lombard, à l'aube d'une grande carrière, vole sans aucun souci la vedette à la star en titre, Daphne Pollard.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Muet Mack Sennett
29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 14:03

Michael Curtiz a sorti 6 films en 1933, tous pour la Warner (y compris quand le studio est sous le subtil pseudonyme de First National!) et tous sont, dans des genres différents, indispensables... Celui-ci est sans doute le plus léger, et le plus frivole, aussi: on est bien loin de la sombre et fascinante intrigue de The mystery of the wax museum, et son effroyable embaumement à la cire! Warren William, qui tentait de changer son image de vieux garçon séducteur à sang froid, y expérimente avec la comédie, et donne la réplique dans cette adaptation d'une pièce de théâtre à un superbe casting: Joan Blondell, Genevieve Tobin, Wallace Ford et Hugh Herbert...

Ken Bixby (William) est un auteur à succès: toutes les lectrices s'arrachent ses romans sulfureux, et il passe un temps important et lucratif à les rencontrer... Parfois, il fait aussi des conquêtes, au grand dam de sa secrétaire Anne (Blondell), qui l'aime sans jamais le lui avoir dit. Lors d'une étape, ils vont tomber dans les griffes d'une ancienne camarade d'université (Tobin) du romancier, qui a décidé qu'elle était certainement son inspiration. Il va être très difficile de se débarrasser d'elle, ainsi d'ailleurs que de son encombrante famille, et de leur avocat...

Fidèle à son habitude, Curtiz a pris la pièce en l'état et s'est amusé à lui donner de l'énergie, laissant les acteurs faire leur boulot avec conviction. On sent bien que Warren William s'amuse beaucoup, et il n'est pas le seul! Et époque pré-code oblige, le marivaudage éclabousse pas mal, d'autant que Genevieve Tobin, qui joue une bourgeoise fofolle, a le chic d'apparaître exactement où il ne faut pas être, à commencer par un lit qui n'est pas le sien. Curtiz a-t-il profité de ce film pour réaliser l'auto-portrait d'un coureur sans vergogne? Un regret toutefois: Joan Blondell est sous-employée...

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Pre-code Michael Curtiz