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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 08:13

Stan Laurel arrive en voiture avec chauffeur, en sort vêtu d'un manteau de fourrure et coiffé d'un haut-de-forme... Pour se changer: il est mécanicien. C'est un gag qu'il répètera plusieurs fois (on en trouve une variation dans Pick and shovel), et qui provient de son ancien patron Larry Semon... Une façon comme une autre de souligner pour l'acteur l'importance de cet autre comédien dans le développement de son propre style et de sa carrière...

Le film par ailleurs est assez moyen, limité en temps et surtout encombré par des gags physiques, et loufoques. Le plus notable est la routine qui s'installe entre Laurel et une voiture, qui est tellement récalcitrante qu'elle ne fonctionne pas quand elle le reconnaît. Pour la faire marcher, Laurel sort une fausse barbe de sa poche et le tour est joué. 

Le principal antagoniste de ce film n'est pas James Finlayson, mais Charles Stevenson, un acteur souvent présent dans les films Roach de l'époque (Les Snub Pollard, et Harold Lloyd en particulier). Un dernier détail par rapport à ce petit film: Laurel y détruit une Ford T. Etait-ce la première? Je ne sais pas. En tout cas, c'est loin d'être la dernière...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Laurel & Hardy Comédie
2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 07:59

Continuant la série des films, disons "légers", en une bobine, de Stan Laurel, Hal Roach l'a cette fois placé dans une blanchisserie... James Finlayson est absent, mais le reste de la troupe est là, de George Rowe (le personnage le plus louche de tout le studio) ) Katherine Grant...

Les gags sont assez moyens, et désespérément idiots, avec un retour en arrière d'une part; comme dans A weak-end party où la scène impliquait les contorsions de Stan pour jouer au billard, ici, il entend de façon répétée des bruits de déchirure derrière lui pendant qu'il repasse le linge: à chaque fois, il vérifie le fond de son pantalon. Quand il découvre que c'est juste un bruit qui est occasionné par l'activité d'une ouvrière, il se rassure, et craque effectivement son pantalon... Ce n'est pas tout à fait du goût de toutes les dames présentes...

D'autre part, le final est fourni, pendant que la chaos s'installe à l'intérieur de la blanchisserie, une inondation d'eau mousseuse se répand dans la rue, et provoque les glissades et les chutes des passants. Cela va aussi retarder le départ de Laurel, poursuivi par tout le personnel... C'est un avant-goût du style méthodique de l'acteur dans les glorieux films à venir. Reste à résoudre un mystère: mais pourquoi Stan Laurel porte-t-il un calot de marin, ici comme d'ailleurs dans d'autres films occasionnels?

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Published by François Massarelli - dans Muet Laurel & Hardy Comédie
1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 09:03

La deuxième partie de carrière de Laurel passée à Roach (il y en aura trois en tout, la troisième étant la bonne...) est marquée par la prudence de Hal Roach: suivant l'exemple de Harold Lloyd durant les années 10 (et exactement de la même manière que Charley Chase qui se lançait à l'époque), le producteur privilégiait des courts métrages d'une bobine avant de passer à autre chose. Ainsi, a série contient un grand nombre de ces petits films ramassés autour de la simplicité directe d'une intrigue...

Laurel est donc mineur (le titre signifie "pioche et pelle"), assez peu efficace (il y a un gag qui le voit flanquer une pagaille monumentale avec deux collègues) mais surtout très attaché à la fille (Katherine Grant) du contremaître. Ce dernier est incarné par James Finlayson, et c'est bien entendu une excellente nouvelle... Le film se voit sans déplaisir, tout en étant bien sûr assez frustrant. Laurel a juste le temps d'inventer la cigarette à la nitroglycérine...

Roach mettra du temps avant de se rendre compte du génie de Laurel, et d'ailleurs assignera ensuite à Katherine Grant le rôle récurrent de leading lady pour Chase... Notons que tous les courts métrages de cette série de 1923 sont dotés d'un titre qui consiste en deux noms coordonnés par une conjonction: Kill or cure, Pick and shovel, Collars and cuffs...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Comédie
1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 08:57

Laurel est une fois de plus jardinier, dans une maison où sévit également une cuisinière qu'il considère comme sa petite amie (Merta Sterling). Mais celle-ci est aussi une héritière de $ 100 000, ce qu'elle ne sait pas: ce qui explique que, outre le jardinier innocent, d'autres s'intéressent à son cas. En ce qui la concerne, par contre, elle accueille tout le monde...

C'est l'un des derniers films de Laurel pour la Metro, et on y a parfois l'impression de voir beaucoup de bricolage. Le décor est le même que celui de A weak-end party, le métier de Laurel aussi... Le film tire en longueur aussi, ayant du mal à maintenir l'intérêt sur ses deux bobines. Le final, en forme de grand n'importe quoi, permet à Laurel de faire ce qu'il préfère à cette époque: du loufoque...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Comédie Muet
28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 17:02

Une fois de plus, citons l'incontournable Alfred Hitchcock: le sujet parfait pour un film? Il répondait "Boy meets girl"! C'est effectivement ce qui se passe dans ce film, car lors d'un mariage, Nyles (Andy Samberg) rencontre Sarah (Cristin Milioti), et clairement ça fonctionne très bien entre eux. Ils sont, par rapport au mariage qui s'échine à continuer à se dérouler autour d'eux, plutôt décalés, comme on dit: d'une part Nyles est venu en tenue hawaïenne, et Sarah, vaguement alcoolique, a beau marier sa soeur, elle a l'air de souhaiter ardemment noyer son chagrin autrement que dans l'eau bénite... Ils vont donc s'échapper, et flirter jusqu'à ce qu'une flèche venue de nulle part transperce le dos de Nyles: et elle ne vient pas de Cupidon, mais de Roy (J. K. Simmons), un sexagénaire en tenue de commando qui a l'air parfaitement décidé à tuer le jeune homme.

C'est à ce moment qu'ils vont tous les trois disparaître dans la lumière rouge d'une grotte, et que Sarah a la surprise de se réveiller le matin précédent: elle vient d'entrer dans une boucle temporelle, dans laquelle il ne sera question ni de marmotte, de météo. Trois personnes sont coincées dedans, et il ne semble pas y avoir le moindre moyen de s'en sortir; et contrairement à ce qui arrivait à Bill Murray dans Groundhog day, il n'y aura aucune solution privée, ni quoi que ce soit... A moins que.

Impossible de ne pas faire référence au désormais classique Groundhog day de Harold Ramis: d'une part parce qu'il me semble que c'est un cas d'école, et un passage obligé dans l'inconscient populaire dès qu'il s'agit de fiction avec boucle temporelle; ensuite parce que comme dans son modèle, le film n'expliquera pas pourquoi Nyles (c'est lui le premier, qui va accidentellement ou non entraîner les deux autres) se retrouve dans cette situation. Maintenant, le public d'aujourd'hui a-t-il vu un film qui a plus de vingt-cinq ans? ...pauvres gens.

Mais revenons à celui-ci: le film fonctionne admirablement sur ses premières quarante-cinq minutes, un peu moins après mais il a le bon goût de ne pas être long: juste une petite heure et demie et puis c'est tout, de quoi trousser une jolie histoire d'amour loufoque entre deux personnages qu'on aime bien (Nyles) ou beaucoup (Sarah, un personnage dans lequel Cristin Milioti met tout son talent comique aussi bien que ses sentiments). Et puis le loufoque se niche parfois dans une accumulation de gags liés à la situation: compte tenu de leur nécessité de combattre l'ennui, les deux héros se voient obligés d'expérimenter toutes les façons imaginables de saboter un mariage qu'ils doivent subir tous les soirs, ou encore expérimenter avec les drogues les plus diverses, apprendre et restituer des chorégraphies crétines, tenter tous les suicides et expérimenter des actes de pure débilité militante... Autre qualité et non des moindres: souffrant d'une insécurité galopante, le personnage masculin ne voit pas plus loin que le bout de son nez, et aura besoin de la jeune femme non seulement pour voir clair dans ses sentiments mais aussi pour être sauvé, car Sarah, en plus, est intelligente... Il est bon de voir aussi des films Américains dans lesquels les femmes ne sont pas juste bonnes à courir dans la boue avec des talons hauts!

Et sinon, le soir, on voit parfois des troupeaux de diplodocus. Seraient-ils aux aussi coincés dans la boucle?

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie
25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 17:26

Une femme (Frances McDormand) est en colère: sa fille est décédée dans des circonstances tragiques, sept mois auparavant, torturée, violée puis immolée... Le crime a eu lieu en plein air, et pas loin de sa maison. Mais aucun suspect n'a été arrêté, et l'enquête, confiée à la toute petite brigade d'Ebbing, le petit village à côté, est au point mort. C'est dans cette ambiance de désespoir quant à la justice due à sa fille que Mildred, qui élevait seule ses deux grands enfants, décide de faire quelque chose: elle va louer les trois panneaux publicitaires désaffectés à deux pas de sa maison, sur le pré où sa fille a subi son calvaire, pour exprimer une année durant ses interrogations et son dégoût par rapport au crime... En grandes lettres, visibles et lisibles par tous, trois messages rappellent le cruel destin d'Angela, puis interrogent nommément le chef de la police locale, William Willoughby (Woody Harrelson). Personne ne mesure encore l'agitation qui va s'emparer de la petite communauté...

C'est la plume trempée dans le vitriol que Martin McDonagh a écrit son scénario, ainsi que ses dialogues: j'ajoute cette précision, parce que les scénaristes-dialoguistes qui font attention à la moindre virgule sont devenus rares dans le cinéma du monde entier. Je veux parler de ces auteurs à la Billy Wilder, qui avec ses partenaires successifs (Charles Brackett, Izzy Diamond...) écrivaient un dialogue à ne plus toucher. Car aujourd'hui tous les metteurs en scène ont fini par considérer le dialogue comme étant à définir sur place lors du tournage avec les acteurs. Pas McDonagh, chaque mot, chaque effet est pesé, et pensé en fonction d'un interprète bien précis. Et clairement il les aime, puisqu'il ne les lâche plus... Ici, on retrouve Woody Harrelson, Sam Rockwell, Abbie Cornish... 

Mais le vitriol, je pense qu'il n'y aura pas besoin de plus d'explication, quand j'aurai dit que le film dont vous pouvez lire un peu plus haut le synopsis est une comédie. Ou une dramédie, encore un mot à la mode, mais qui cette fois a l'avantage de vouloir dire quelque chose. C'est que chaque scène dramatique est ponctuée d'authentiques rires du public, que chaque gag (et il y en a!) est accompagné d'un rappel du drame, chaque annonce sérieuse assortie d'une anecdote absurde.

Dans le film, tourné en permanence à hauteur d'acteurs, avec une tendance de la mise en scène à s'effacer (une preuve d'efficacité), on est suspendu aux actions de ces personnages formidables: Frances McDormand compose une extraordinaire femme en colère, qui vit comme ses concitoyens, fort modestement, mais qui est consumée de l'intérieur par son drame; et si elle n'a pas la langue dans sa poche, elle n'est pas non plus du genre à rester inactive; Woody Harrelson, accent sudiste 100% authentique en bandoulière, interprète quant à lui un shériff juste, mais qui a été dépassé par les événements inhabituels dans un telle petite ville. Et surtout, il est mourant, atteint d'un cancer inopérable, et tout le monde le sait; de son côté, son adjoint, le turbulent Jason Dixon (Sam Rockwell) est un pur produit de la culture Sudiste, un de ces personnages qu'on aurait appelé White trash en d'autres temps, que sa mère a biberonné avec les idées du KKK dans sa tendre enfance... Personnage important, pourtant et pas que pour sa violence presqu'enfantine (il rejoint Ray de In Bruges, et d'ailleurs il y a un lien avec ce film sous la forme d'une allusion discrète à Don't look now, le film de Nicolas Roeg): lui qui bénéficie d'un spectaculaire plan-séquence, va effectuer un trajet vers une forme intéressante de rédemption. Et puis d'autres, bien d'autres, qui vivent une audacieuse comédie humaine sous nos yeux, où le rire s'étrangle entre les sanglots. Tous ces êtres font face à la noirceur du destin, sans réussir à rompre leur impressionnante solitude: quand on vous dit que c'est drôle...

Cette comédie dramatique de la vengeance, vengeance qui ne s'accomplira pas, d'ailleurs, où on confond Oscar Wilde et Shakespeare, est un authentique chef d'oeuvre. Un film qui, en moins méchant cependant, mérite de rejoindre au panthéon l'inoubliable Fargo des frères Coen.

 

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Published by François Massarelli - dans Martin McDonagh Comédie
25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 12:14

Marla Grayson (Rosamund Pike) est tuteure légale. C'est son métier, et elle le fait avec efficacité, et on peut même dire qu'elle a un réseau: un juge qui lui fait confiance, des médecins qui intercèdent chaudement en sa faveur, et des dirigeants de maison de retraite qui sont prêts à faire une place à ses "clients" potentiels... Et quand les gens sont pris en charge, sous son contrôle, ils ne reviennent pas, donc Marla a tout le loisir de se saisir de tout ce qu'elle peut prendre chez eux, et sur leurs comptes en banque.

Immoral? Bien sûr! 

Illégal? Pas tant qu'on ne pourra pas le prouver!

Donc les affaires marchent et la dame assume avec satisfaction sa version à elle du rêve Américain, jusqu'à ce qu'elle prenne en charge Jennifer Peterson (Dianne Wiest), une vieille dame sans famille, sans relation, dont un médecin vient de repérer une petite faille dans la santé. Pas grand chose, juste une petite fatigue du cerveau... mais suffisamment pour que Marla s'engouffre dans la brêche avec sa méthode infaillible: avec l'appui d'un médecin, une séance extraordinaire de justice va statuer sur la détresse de la personne, et la spécialiste du tutorat légal va être immédiatement nommée, et le tour est joué. 

Le problème, c'est que Mme Peterson n'est pas à proprement parler sans relations. C'est juste qu'elles sont secrètes, comme il s'agit de la mafia russe, et en particulier d'un redoutable bandit (Peter Dinklage), qui est officiellement mort. Le reste du film est assez simple: entre les mafieux Russes armés jusqu'aux dents et la tuteure légale, qui va manger l'autre?

C'est noir, très noir, et la cible de la comédie est effectivement un système légal assez réaliste, dans lequel l'état et la justice s'en remettent au privé pour gérer les situations de grande détresse liées à l'âge. dans ces conditions, quiconque parvient en effet à choisir ses pupilles parmi les plus solvables a la possibilité d'en faire un pactole, et Marla Grayson (c'est elle, au fait, qui parle de rêve Américain) a trouvé sa voie, tout simplement... C'est en effet profondément immoral, et il est intéressant de voir de quelle façon et avec quelle efficacité Marla Grayson et sa compagne Frances (Elza Gonzalez) vont faire face à des bandits prêts à tout, en particulier Dinklage qui n'a pas son pareil pour inspirer la crainte en se contenant de bouger un sourcil...

Car dans le film, tout est dans le détail, et en particulier pour sa protagoniste principale. Rosamund Pike, comme le disent tous les commentateurs du film, nous rappelle un peu son personnage de Gone girl, mais pas que: car l'héroïne du film de Fincher se révélait à nous de multiples façons, en dévoilant facette après facette, angle d'approche après angle d'approche. Alors que dès qu'on a vu Marla, quelque part on sait: cette tenue impeccable, cette robe droite rouge pétant, cette coiffure raide tellement ordonnée qu'on a l'impression que chaque cheveu obéit aveuglément à sa maîtresse... En toute circonstance, elle est la maîtresse du jeu, sauf quand on touche à Frances... C'est d'ailleurs l'un des points faibles du film, on a du mal à croire que Marla baisse sa garde à ce point! Elle qui, sortant d'une tentative de noyade, se rend à une station service, y achète un sweat-shirt et se change sur place sous l'oeil médusé du gérant, ou qui attend bien patiemment qu'un homme qu'elle a mis hors d'état de nuire se réveille à l'hôpital, en exhibant en gros plan des talons tellement pointus qu'on vérifie l'agencement des coussins pour protéger ses arrières... Bref: mais qu'est-ce qu'ils imaginaient, les Russes?

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie
25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 12:05

Les films Metro de Stan Laurel sont de deux catégories: des scripts originaux qui mettent Stan, souvent employé dans un travail bien défini, aux prises avec la vie en général, et les films comme celui-ci ou Mud and Sand, qui parodient les succès du moment... Au moment où sortait When knights were cold, When Knighthood was in flower était encore exploité dans les cinémas, et son gros succès était dans toutes les mémoires...

Il manque la première bobine de ce film, qui exploite en un seul court métrage toutes les possibilités du film médiéval, dans un geste parodique sans honte ni remords. Des années avant de célèbres noix de coco sensées symboliser la motion équestre, Laurel et ses ennemis chevauchent des chevaux de pantomime du début à la fin, et le film est irrémédiablement et glorieusement idiot. A ce niveau, c'est du militantisme...

Sinon un plan rapide nous montre une danseuse anachronique, qui n'est autre que la première madame Laurel, revenue d'une séparation pour veiller aux affaires de son mari... contre le gré de celui-ci. Et ça, ce n'est pas du cinéma...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy
25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 11:57

C'est l'un des plus connus parmi les films produits avec Stan Laurel par Anderson et distribués par Metro, car il a été publié de multiples fois, pas toujours en entier. De fait, on comprend pourquoi: en entier, il est assez peu glorieux...

Laurel y incarne un représentant, qui vend des livres sur Napoléon au porte à porte... Dans le cadre de ses activités, il rencontre beaucoup de monde, des gens comme il faut et d'autres un peu moins. Il tombe sur une scène domestique navrante: un propriétaire veut expulser une jeune femme adorable, et qui aurait bien besoin d'un chevalier qui puisse voler à son secours...

Comme elle n'a que Laurel, elle est bien mal partie.

Notons que si le titre nous donne à penser que ce type qui sonne de porte en porte pour vous refiler de la camelote est la "pest" en question (un mot qui désigne ici un parasite), le générique nous informe qu'il s'agit en fait d'une vieille dame gâteuse qui poursuit Stan de sa vindicte, notamment quand il arrive en haut d'un escalier infernal, qui ressemble beaucoup mais n'est pas celui utilisé par Laurel et Hardy dans The music box...

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Published by François Massarelli - dans Muet Laurel & Hardy Comédie
25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 11:49

On n'est pas trop sûr de la date de confection de ce film distribué par Metro: G. M. Anderson croyait en Stan Laurel probablement plus que Laurel lui-même, et lui laissait carte blanche, et les films qu'ils ont faits ensemble entre 1920 et 1922 (peut-être même plus tôt, la confusion règne) ne plaisaient pas énormément à leur distributeur, qui les a distillés sur plusieurs années...

Laurel est un jardinier, qui travaille dans une propriété adjacente à une belle maison bourgeoise, où un groupe d'escrocs vont essayer de s'imposer: l'un d'entre eux va prendre le prétexte d'une soirée pour se servir dans les poches du maître de maison, où un luxueux collier de perles se niche... Mais Laurel va (totalement involontairement) faire capoter les plans...

C'est plaisant, et on voit bien l'idée de Laurel: monter un univers de mélodrame classique, dans lequel il lâche son personnage d'innocent, pour des gags absurdes. C'est dommage que le film, comme beaucoup de cette série, soit incomplet: il en manque le dénouement. On assiste ici, surtout, à une partie de billard qui dégénère...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Comédie