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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 17:37

C'est la rentrée à Ridgemont High School en Californie du Sud. Les seniors tentent de trouver un sens à leur vie, et une perspective d'avenir. Les autres tentent pour leur part de trouver l'amour ou du sexe, c'est selon, ou tout simplement de profiter au maximum de leur jeunesse sans trop perdre de cellules cervicales, comme Jeff Spicoli, le "stoner" officiel du lycée...

Beaucoup de personnages, dans ce qui est par essence, en référence au genre même du high school movie, un film choral. La grande surprise est que tous ces personnages sont admirablement définis, et échappent malgré tout aux clichés (sauf Spicoli, mais Sean Penn est tellement bon qu'on lui pardonne tout, surtout quand, au téléphone pour prouver à un copain qu'il est complètement défoncé, il se tape consciencieusement le crâne avec une chaussure...). Le film évite l'écueil de la vulgarité gratuite et la caricature est d'une grande subtilité: grâce probablement au travail de repérage effectué par le scénariste Cameron Crowe, qui a carrément endossé en secret le rôle d'un lycéen pour prendre des notes...

C'est drôle, attachant, et parfois bien brut de décoffrage: il y est question, bien entendu, de dope, de triche, de masturbation, de drague, de perdre sa virginité, de garder sa virginité, d'avortement, de travail au fast-food, et parfois de travail scolaire, grâce à un professeur qui a bien du mérite: Ray Walston incarne Mr Hand, professeur d'histoire obsédé par le fait que la plupart de ses élèves tendent à amener leur vie privée dans sa classe. Sinon, quelques jeunes acteurs au gré des scènes: Jennifer Jason-Leigh, Phoebe Cates, Judge Reinhold, Forest Whitaker, voire Nicolas Cage ou Anthony Edwards, sont tous là...

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie
30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 08:11

C'est un film extrêmement verbal, pour ne pas dire verbeux, qui se réclamerait volontiers de Sacha Guitry s'il y avait plus de bons mots. L'essentiel de l'intrigue tourne autour, d'ailleurs, d'une conversation entre Julie Gayet et Michaël Cohen, qui se rencontrent à Nantes: elle est Parisienne, lui est Nantais, ils se plaisent, dînent, il la raccompagne, mais elle refuse un baiser, puis explique pourquoi...

Ils sont tous deux en couple, mais surtout elle veut lui raconter ce qui est arrivé à deux connaissances, interprétés par Virginie Ledoyen et Emmanuel Mouret. C'est le point de départ d'un récit où anecdotes entraînent digressions et autres anecdotes, pour un récit qui se veut édifiant sur les conséquences néfastes d'un baiser...

Et c'est terriblement inégal: pas la faute au scénario qui tient la route, à la structure qui est souvent intéressante. Une bonne partie de la mise en scène, qui aurait pu être au ras des pâquerettes (rappel, c'est un film sur des gens qui parlent, donc c'était bien mal parti) est même inventive, Mouret ayant de fort bonnes idées: la meilleure est la façon dont il utilise les toiles exposées dans un musée à Nantes pour souligner ce que dit un personnage; c'est une femme qui vient d'être quittée et finalement se réjouit: maintenant elle est libre. A chaque nouvelle phrase, elle se déplace dans le musée et comme par magie le tableau derrière elle souligne, prolonge ou illustre son propos...

Non, le souci vient de l'interprétation: Mouret et Ledoyen en particulier sont irritants par la façon dont, dans leurs scènes qui sont supposées être piquantes, le texte lourdingue devient plus pesant encore par la façon dont ils le prononcent, en articulant comme pour une récitation de collège. Je l'ai déjà dit, la gaucherie de Mouret peut être très pertinente, mais ce qui fonctionne avec Frédérique Bel ne fonctionne pas avec n'importe qui... 

 

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Published by François Massarelli - dans Emmanuel Mouret Comédie
28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 17:22

A la cour de Louis XV, le roi (Lowell Sherman) décrète que le Duc de Chartres (Rudolf Valentino) épousera la princesse Henriette (Bebe Daniels). Fondamentalement, l'un et l'autre en sont ravis, mais la princesse objecte que le Duc a la réputation (pas usurpée) d'un fieffé coquin, et le Du pour sa part s'amuse des grands airs de la belle... Il prend donc la fuite et s'installe en Angleterre, sous l'identité du barbier de l'ambassadeur de France: c'est un ami. Il va essayer d'infiltrer les nobles, en se déguisant: il va donc être un noble déguisé en barbier se faisant passer pour un noble...

C'était une bonne idée, probablement pilotée par Valentino et Rambova (qui est responsable des costumes) pour mettre en route une comédie satirique sophistiquée, dans laquelle l'obsession pour le sang bleu devenait le terrain de jeu idéal pour montrer la force des idéaux démocratiques, ou en tout cas de la vraie valeur des hommes. Ca se transforme un peu rapidement en un catalogue de scènes compassées, mises en scène (malgré la qualité des éclairages, manifestement) sans originalité aucune. Olcott, déjà un vétéran, avait réussi brillamment avec Marion Davies dans le superbe Little Old New York, mais ici il débouche sur un pensum taillé entièrement à la gloire de Valentino: danse, costumes, déshabillages, regard de braise, séduction, etc... Un film, la suite de sa carrière (The eagle bien sûr) le prouvera, qui aurait été bien meilleur s'il avait été plus court... Et si Bebe Daniels n'avait été sacrifiée.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Rudolf Valentino Muet Sidney Olcott 1924
28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 17:06

Il y a du rififi au royaume de Pélicanie! Suffisamment pour motiver le retour de la Princesse Wajda, héritière du trône, pendant qu'un roi de pacotille règne mollement pour préparer le terrain à un félon héritier dont les dents rayent le parquet... Mais comme Wajda (Elisabeth Frederiksen) s'est reconvertie dans le music-hall, elle revient au pays flanquée d'un souffleur (Carl Schenström, le grand maigre) et d'un maquilleur (Harald Madsen, le petit rabougri) qui vont plus ou moins lui servir de gardes du corps... et se laisser berner par des espions! Mais peu de monde a repéré que le maquilleur est un sosie du roi, à moins que ce ne soit le contraire...

Ce dernier détail laisse vaguement entendre  que le film serait une parodie du Prisonnier de Zenda, mais ce n'est jamais vraiment le cas... C'est un film assez poussif, en tout cas, pour lequel les deux compères du duo comique le plus apprécié d'Europe sont dirigés, non par Lau Lauritzen, mais par l'obscur Valdemar Andersen, qui s'en débrouille sans jamais faire preuve du moindre trait de génie. Les meilleurs moments, d'ailleurs, sont à prendre dans la première partie située dans un music-hall: on sent les deux compères à leur aise, et le lieu leur inspire quantité de gags. Dans la partie "aventures en Pélicanie" du film, on a tendance à les séparer...

Moins dirigés que d'habitude, les deux acteurs restent aussi fascinants à regarder, par contre, et inventent des foules de petits détails loufoques, comme le fait de repasser un pantalon en se frottant vigoureusement le fessier dessus, les fauteuils vivants, voire la brosse à dents bien calée sur l'oreille droite au moment du coucher...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie 1928 Schenström & Madsen
26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 09:51

Eddie (Edward Everett Horton) et son épouse (Duane Thompson) vont partir en vacances: il a loué un bateau et ils ont hâte de pouvoir se retrouver seuls, en mer... Mais ce ne sera pas le cas, car Belle-maman (Aileen Manning) et le petit frère seront de la partie, au grand dam du héros qui semble ne pas avoir pour la mère de son épouse une très grande affection... On se demande bien pourquoi.

Non, on ne se le demande pas, car la belle-mère est ici représentée selon les règles en vigueur dans la comédie telle qu'elle était pratiquée chez Hal Roach et dans les films domestiques de Harold Lloyd. Ce dernier, bien que non crédité, est une fois de plus le producteur de ce film, et on y sent la trace de son univers, surtout des films domestiques, Hot water en tête...

Donc si la mission est de se rendre sur un bateau et que celui-ci est à portée de rame, ce ne sera pas facile, mais vraiment pas du tout...

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Published by François Massarelli - dans Edward Everett Horton Muet Comédie Harold Lloyd
26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 09:42

La situation de base est claire: Eddie (Edward Everett Horton) est un jeune homme amoureux, qui a rendez-vous avec sa petite amie... Mais comme celle-ci est pensionnaire d'une respectable institution pour jeunes femmes, les choses se compliquent. Le film va donc tout faire pour qu'Eddie se retrouve dans l'école en question, mais dans la deuxième bobine seulement...

La première est l'occasion d'une course-poursuite pour gens civilisés, d'un genre déjà vu chez Stan Laurel: Eddie ne sait pas quel tramway prendre pour rejoindre sa petite amie, on lui conseille de suivre une voyageuse qui fait le même itinéraire: le voilà instantanément transformé en stalker aux yeux de l'infortunée dame, et de tous ceux qui les croiseront...

Sinon, bien sûr, l'arrivée du héros dans la respectable demeure, où incidemment la supérieure est... la dame suivie dans la première bobine, précisément car le monde est petit, est une classique mais savoureuse occasion de jouer au chat et à la souris pour le protagoniste avec la complicité de sa petite amie et de ses camarades: dissimulations, portes opportunes, déguisements, et toutes ces sortes de choses, bref du burlesque de très bonne facture.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Harold Lloyd Edward Everett Horton
26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 09:31

A Paris, Clément (Emmanuel Mouret), professeur des écoles, ne rate jamais ni un film, ni une pièce de la grande actrice Alicia Debary (Virginie Efira). Celle-ci doit garder son neveu pour quelques semaines, et s'adresse à l'école où Clément travaille pour lui donner des cours particuliers: c'est bien sûr Clément qui va s'en charger... Très rapidement, Clément et Alicia développent une forte complicité, puis ils vivent ensemble. C'est le moment que choisit Caprice (Anaïs Demoustier), une jeune actrice, pour entrer de force dans la vie de Clément...

On fait la connaissance de Caprice avant de faire celle d'Alicia, et elle donne son nom au film. Il y a beaucoup d'indices, dans le film, pour nous indiquer son importance, et pourtant le fil conducteur apparent est bien le couple fragile et un rien fantasque, composé d'un professeur des écoles timide et maladroit et d'une actrice qui vit sur une autre planète. C'est la fragilité qui domine, ici, fragilité des sentiments, fragilité aussi des voeux amoureux. Aussi bien Clément qu'Alicia ont déjà eu le coeur brisé, et en ont acquis une incapacité à réagir correctement devant les événements.

C'est malgré tout une comédie, qui se joue dans les chassé-croisés entre les personnages, qui obéissent à une mécanique implacable, d'une logique totale: c'est à partir du moment où Alicia est en couple avec Clément que les vrais ennuis commencent, et que la moindre rencontre, le moindre hasard, le moindre geste prennent une signification inattendue. C'est aussi, comme la plupart du temps quand il tourne dans la capitale, une déclaration d'amour fervente et permanente pour Paris.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Emmanuel Mouret
25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 08:29

David (Emmanuel Mouret), corniste de son état, cherche un appartement, et Anne (Frédérique Bel), qui travaille dans une boutique de photocopies, cherche un colocataire... Ils sont donc faits pour s'entendre oui, mais... Elle est amoureuse, d'un garçon que nous ne verrons jamais, et lui va rencontrer en donnant des cours une jeune élève (Fanny Valette) qui lui plaira beaucoup. Les deux vont donc s'épauler, avec une complicité phénoménale, ignorant avec insistance l'inévitable éléphant dans la pièce, comme on dit...

C'est frais, c'est tourné dans Paris (et à Trouville, pour une séquence), c'est gentiment décalé par ce je-ne-sais-quoi dans la diction et dans les dialogues, qui rend les films de Mouret plus loufoques que, disons, pédants: certes, on ne parle pas comme ça dans l vraie vie, mais qu'importe. Et on s'amuse d'un rien, la comédie n'est jamais basée sur la vulgarité ou la moquerie, mais la confusion, l'embarras, la méprise et une certaine subtilité des sentiments. Un dialogue au début manie un soupçon d'absurde, un rien de coquinerie: il y est question de jouer du cor, d'apprendre à s'en servir, de finalement montrer son cor: vous voulez voir mon cor? J'en rêve! Ca parait facile, mais c'est tellement bien dosé. Et dans ce film où une fois de plus le metteur en scène joue mais interprète le rôle d'un timide un peu godiche, Mouret et Frédérique Bel développent, pour leur première collaboration, une fantastique complicité.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Emmanuel Mouret
24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 17:35

Eddie (Edward Everett Horton) a prévu de se marier, mais la mère (Josephine Crowell) de sa petite amie (Ruth Dwyer) ne semble pas pressée. Mais son meilleur ami Billie, lui, a fait une demande inconsidérée (il était saoul) à une femme un rien vulgaire... Pour se débarrasser d'elle, Billie et Eddie imaginent un coup tordu: elle va se marier sur le champ, mais le mariage sera empêché par une intervention extérieure. Mais ça se complique: d'une part Laura refuse Billie et exige d'épouser Eddie, d'autre part, la maman de Billie a décidé de faire appel à deux amies pour assister au mariage: Ruth Dwyer et sa maman...

Ecrit comme ça, on en vient à se demander quelle obligation aurait Eddie d'épouser une autre femme, mais le film est bien fait, et dans sa continuité le truc passe tout seul. C'est un festival de quiproquos, de situations boulevardières limites mais toujours bien gérées... Edward Everett Horton face à Josephine Crowell, c'est toujours la rencontre entre deux géants de la comédie sophistiquée, et ce film, sur lequel l'ombre de Charley Chase plane, n'est pas une exception.

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Published by François Massarelli - dans Edward Everett Horton Harold Lloyd Comédie Muet
24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 17:25

Dans une ferme où l'on élève des chevaux, une jeune femme (Nita Cavalier, la bien nommée) a invité son petit ami potentiel Eddie Hamilton (Edward Everett Horton) à participer à une chasse au renard. Il n'est pas, c'est le moins qu'on puisse le dire, un cavalier émérite, mais sentant le beau parti lui échapper, un chasseur de dot (William Gillespie) lui tend un piège: il fait passer Eddie pour un cavalier expérimenté, et prétend qu'il ne sera à l'aise qu'avec le cheval le plus dur...

Dès que le décor est planté, on sait que tout va se jouer entre Eddie et le cheval Keno, qui est présenté comme la pire bourrique de tous les temps. Une bonne part du film repose sur le fait que non seulement l'animal fait subir les pires avanies à Edward Everett Horton, mais aussi sur le fait que lorsqu'il tente de maîtriser la situation, ses acrobaties involontaires passent pour de la haute voltige... Un très bon court métrage, une fois de plus.

...Et il fait intervenir un animal qui a joué avec les plus grands, dont Buster Keaton, un petit mammifère qui ne paie pas de mine mais qui est rarement en odeur de sainteté.

 

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Published by François Massarelli - dans Edward Everett Horton Harold Lloyd Comédie Muet