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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 14:00

Encore un chaînon manquant! Mack Sennett, premier producteur-réalisateur vraiment spécialisé dans la comédie aux Etats-Unis, a toujours revendiqué un double héritage: celui du burlesque Français (En particulier les films Pathé des temps héroïques), et celui du maître David Wark Griffith, qui était à la Biograph son employeur principal. On voit ici la jonction des deux, dans l'un des premiers films non seulement interprétés, mais aussi écrits, par Sennett.

Il y interprète un personnage de dandy (Dont les historiens pensent qu'il serait un hommage appuyé à Max Linder, ce que le nom Français du personnage dans le script semble devoir confirmer) qui a cassé une tringle à rideau chez des amis et qui va se mettre en quatre pour la remplacer, déclenchant au passage le chaos dans les rues où il passe. Ce qui commence comme une comédie domestique se termine par une course poursuite délirante impliquant au moins une cinquantaine de passants...

Le film a éé un gros succès, et est très réussi. Il porte en plus la marque des grands Biograph: une invention formelle qui se manifeste dans deux plans spécifiques; un gros plan appuyé sur un personnage à la fin, et surtout un plan dans lequel on suit de gauche à droite un personnage qui sort de chez lui, dans un mouvement de caméra dont Billy Bitzer était pourtant avare à cette époque. On comprend maintenant que Griffith, qui détestait la comédie et avait dû être affligé par le résultat de ce tournage aussi réussi soit-il, ait ensuite confié la direction des comédies à une autre: Frank Powell, puis Mack Sennett justement à partir de 1911. Et le monde du cinéma en a été durablement influencé...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Mack Sennett David Wark Griffith
18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:57

Hervé (Vincent Lacoste) et Camel (Anthony Sonigo) sont en troisième à Rennes, et on ne peut pas dire qu'ils sont parmi les gosses les plus cool de leur établissement: ils sont médiocres, pas bosseurs, mal fagotés, mal vus par tout le monde. Quand une fille propose à Hervé de sortir avec lui, puis lui promet une après-midi torride, c'est uniquement dans le but de le charrier, et la vie sexuelle des deux "beaux gosses" du titre se limite à la fréquentation régulière de chaussettes qui n'avaient rien demandé à personne avec des éditions vintage du catalogue de la Redoute.

Bref: des losers...

...Sauf que dans cet univers impitoyable il y a une fille, Aurore (Alice Trémolières) qui a vu autre chose en Hervé, que pas même lui, ni sa mère (Noémie Lovovsky) n'ont vu. Et elle va s'attacher à le conquérir, et partager avec lui une expérience émotionnelle riche en expériences, en vexations, et en malentendus. 

Riad Sattouf, c'est bien sur l'auteur fêté de L'arabe du futur, une bande dessinée autobiographique, qui n'a pas de correspondance avec ce film, si ce n'est la coiffure imposante de Camel, qui pourrait bien être une allusion à l'imposante coiffe de cheveux blonds du petit Riad. Il a écrit un script sans failles, avec Marc Syrigas, dont le franc-parler des personnages permet d'aller droit au but. Et s'il est souvent question de sexualité dans ce film après tout situé essentiellement dans l'affectif des garçons d'un collège, d'autres thèmes affleurent, qui sonnent juste et parfois font mouche: exclusion, rejet, différence, difficulté à envisager l'avenir, incommunicabilité entre les ados et les adultes, servis avec des dialogues hilarants, et un jeu d'acteurs exceptionnel: bref, ce n'est pas du Rohmer, on y parle grossier, direct, et sans jamais forcer.

Un miracle, quoi.

Et comme Sattouf est un artiste graphique, il n'oublie jamais que le cinéma c'est de l'image: le film est une réussite... grinçante, qui touche juste et qui a le bon goût de rappeler que tout ça, au fond n'a guère d'importance: après les douleurs du collège, on survit, on change, et on vit.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Riad Sattouf
16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 09:10

Gloria Swanson a probablement du apprécier le changement radical dans sa carrière que lui a apporté la décision de confier la réalisation de trois de ses films à Allan Dwan, le franc-tireur qui avait non seulement survécu aux années 10 (il a débuté en 1911) mais aussi à la prise de pouvoir par les studios! Miss Swanson aussi, en 1923, tient du vétéran: certes, elle n'a débuté en 1915, mais elle a eu sa période avec Mack Sennett, puis au moins deux passages importants à la Paramount; d'une part, elle a bien sur été une actrice de tout premier plan chez Cecil B. DeMille (Male and female, The affairs of Anatol), puis elle a été dirigée vers l'unité de Sam Wood pour lequel elle a interprété des rôles dramatiques (Beyond the rocks) mais elle s'ennuyait ferme. Donc Zaza est l'un des premiers pas pour raviver une carrière qui menaçait de tanguer sérieusement...

Et on se rappelle de quelle Peggy Pepper, devenue Patricia Pépoire, dans le film Show people de King Vidor (1928), se voyait rappeler la comédie, ce milieu dont elle venait, au moment ou elle n'en finissait pas de devenir hautaine et méprisante: il y avait, bien sur, du Gloria Swanson dans ce portrait amusé effectué par Marion Davies; et Zaza, c'est un peu la quadrature du cercle pour Miss Swanson...

Le film provient d'une pièce à succès des music-halls Parisiens, vaguement inspirée elle-même par Nana dont ce film devient un peu une version "rose", édulcorée et centrée autour de la comédie. A paris, le théâtre Odéon a une vedette incontestée, qui a la première place dans le coeur du public: Zaza (Gloria Swanson) se comporte d'ailleurs comme une insupportable diva capricieuse, ce que l'actrice Florianne (Mary Thurman) a bien du mal à supporter dans la mesure où elle était auparavant la star... Mais si Zaza a bien le comportement détestable d'une actrice imbue d'elle-même qui revendique un traitement à part, elle est aussi folle amoureuse d'un homme, le diplomate Bernard Dufresnes (H. B. Warner) qui vient fidèlement la voir tous les soirs. Il y a un peu de rivalité avec Florianne pour le séduire, mais ça ne durera guère: Dufresnes n'a d'yeux que pour Zaza. 

Seulement, il est marié...

Du coup, on a tout Swanson en un seul film! Dwan a su combiner avec bonheur les capacités de sa star, qui vampirise l'écran avec un bonheur rare! Elle échappe aux clichés en se livrant corps et âme à son rôle, aidée par un casting impressionnant (on décernera une mention spéciale à Lucille La Verne qui joue l'alcoolique mondaine qui recueille au théâtre comme dans les salons les confidences de Zaza) et une réalisation superlative: Dwan se joue de tous les écueils, de ces faux extérieurs tournés dans un studio, qui reconstituent une rue impossible d'un village Français sublimé, de ces scènes durant lesquelles il devra diriger la foule en sachant qu'on n'aura d'yeux que pour la star... Le film ne prend pas trop son temps (84 minutes), le ton est constamment léger, entre drame et comédie, et c'est un régal. 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie 1923
14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 08:57

Suite du premier film, pour laquelle on prend les mêmes et on recommence. C'est selon, en fait: soit on considère que dans l'exercice périlleux des suites, Sonnenfeld s'en est bien tiré en jouant la carte du jusqu'au boutisme sur l'oncle Fester (Confronté à la joie de l'amour, mais aussi et surtout à des risques sérieux) et sur Wednesday et Pugsley, les deux enfants Addams (Confrontés quant à eux d'une part à l'arrivée dans eur vie d'un petit frère, mais aussi à la réalisation qu'une intrigante veut supprimer leur oncle): du coup, il réussit à prolonger le premier film et l'univers de Chas Addams, tout en développant quelques contours... Soit on considère que le film ne s'imposait pas et n'est, en dépit d'une prestation hilarante de Joan Cusack, pas un renouvellement profond de tout ce qui était déjà dit dans le premier film. 

L'intrigue: Un nouveau né entraîne l'engagement d'une nourrice mais on confie le poste à une serial-killeuse, attirée par les millions de Fester Addams. Ils se marient, et elle essaie de le supprimer, pendant que les deux enfants, qui ont été placés dans un camp de vacances sur les conseils éclairés de la nourrice, vont en faire baver à leur moniteurs et leurs atroces camarades de jeux, tous terriblement blancs, blonds et Républicains... en fait presque tous.

Et c'est dans ce dernier aspect que Sonnenfeld s'amuse le plus: confronter Pugsley et Wednesday à la normalité révoltante des (Autres) enfants de riches, l'inspire... et il montre de quelle façon les laissés-pour-compte dans ce camp terrifiant seront les minorités, dont les handicapés et les obèses (Avec les noirs, les asiatiques, les Juifs et les indiens) font bien sur partie! Un portrait de comédie, mais qui tranche sur le climat consensuel ambiant. D'ailleurs dans ce film profondément idiot mais toujours aussi rigolo, on tente, de sang-froid, de tuer un enfant! Certes, il a de la moustache, et il boit des cocktails dans on biberon, mais quand même...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Barry Sonnenfeld
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 09:07

Si on juge un metteur en scène à son premier film (Ce qui n'a rien d'idiot, après tout: prenez Welles et Citizen Kane!) Sonnenfeld apparaît définitivement comme celui qui ne fait rien comme tout le monde, avec une oeuvre extravagante et totalement burlesque, dont les censeurs, et autres maniaques du classement logique, ne doivent pas savoir quoi faire: le mauvais goût y est omniprésent, élevé glorieusement au rang d'ingrédient essentiel. Le comportement psychopathique de ce petit monde, et son installation au coeur de notre société sont la clé d'une histoire de toute façon impossible. Bref, c'est du cinéma qui joue à fond son rôle de ne pas refléter la réalité, et le fait avec un humour féroce et permanent.

...Et très drôle: le grand mérite de Sonnelfeld, qui le fera aussi après tout pour son Men In Black, c'est d'avoir aussi bien repris l'univers existant de Charles Addams, auteur des cartoons originaux, et de la série télé cheap des années 60, que créé sa propre vision en extrapolant tous les aspects les plus variés de ces personnages. Et tous les systématismes du film deviennent de précieuses pépites: les talents les plus multiples (Danse, escrime) de Gomez Addams (Feu Raùl Julia), sa manipulation des langues latines, les phrases en deux temps de Morticia Addams (Anjelica Huston) qui assènent en permanence la différence entre la famille et le reste de l'humanité, ou encore Lurch (Carel Struycken) et son allure tirée du monstre de Frankenstein.

Là où le metteur en scène a fait fort, c'est sans doute en confiant un rôle à Christina Ricci. Je pense d'ailleurs que c'est son meilleur! La jeune fille (Dix ans à l'époque) adopte instinctivement ce style de jeu absolument dépassionné qui sera la marque de fabrique du réalisateur, contrastant fortement avec le cabotinage phénoménal demandé à un des acteurs les plus excessifs au monde: Christopher Lloyd qui interprète le personnage de l'oncle Fester, ou du moins un imposteur se faisant passer pour lui...

Rappelons donc puisque je viens d'y faire allusion, l'intrigue du film: la très riche famille Addams, qui habite une immense et bien glauque maison, vit tranquille, absolument pas intégrée dans sa petite communauté, et chacun passant les journées à accomplir une série de tâches parmi lesquelles magie noire, torture, et autres bizarreries font toutes bon ménage. Les enfants jouent à se tuer mutuellement, et les adultes, Gomez et Morticia, s'aiment au point de se séduire en permanence, au mépris de ce qui les entourent. Mais il y a une ombre au tableau: le frère de Gomez, Fester, a disparu vingt-cinq années auparavant, pour ne jamais plus donner signe de vie, suite à une querelle. Un avocat véreux (Dan Hedaya) qui souhaite mettre la main sur la fortune des Addams, découvre un sosie (Christopher Lloyd, et un stratagème se met en place...).

Sonnenfeld souhaitait qu'il ne soit jamais clair si Lloyd était bien Fester, fin de donner à ce dernier une dimension plus mythologique, et sans doute afin d'asséner au spectateur l'idée que même si c'était un imposteur, la vie des Addams le séduisait tellement qu'il devenait son personnage! Cette impression reste un peu dans le film fini,mais peu importe: le film est une suite de décalages bouffons, de gags visuels et d'étrangetés parfois un peu inabouties, mais toujours extrêmement drôles. Et Sonnenfeld, qui était auparavant un chef-opérateur et non des moindres, s'est volontiers surpassé au niveau visuel: regardez de quelle façon il s'est débrouillé en toutes circonstances pour éclairer Anjelica Huston exactement comme si un rayon de lune lui éclaboussait le visage, et ce, en tout lieu et en toutes circonstances... bref, ne cherchons ni à la classer, ni à essayer d'y trouver de la logique et du raisonnable, et d'ailleurs, à quoi bon?

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Published by François Massarelli - dans Comédie Barry Sonnenfeld
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 11:33

On le sait bien, les gags se recyclent comme un rien dans le Hollywood burlesque. Un gag apparu chez Billy West dans les années 10 peut très bien se retrouver ensuite aussi bien chez Charley Chase, Max Linder, voire les frères Marx. C'est d'ailleurs précisément le cas... Mais il ne s'agit en rien d'un plagiat, juste d'un vaste bien commun, dans lequel puisent à volonté des gagmen qui doivent fournir, et qui bien souvent passent d'ailleurs d'un studio à l'autre. Mais les décors? Eh bien, et les travaux formidables de l'historien John Youngson sont là pour le prouver, oui, les décors se recyclent d'un film à l'autre... Ce film en fait la preuve.

Etant un film de Del Lord, on ne va s'attarder ni sur la finesse, ni sur l'intrigue. Mais ce qui me frappe en le voyant (Outre une énième occasion pour Madeline Hurlock de faire la démonstration de sa sexytude), c'est que les deux personnages principaux, interprétés par Andy Clyde et Billy Bevan, sont des livreurs de glace (D'où le titre), qui doivent monter et descendre en permanence un escalier très impressionnant, situé à flanc de colline...

En 1932, on y transportera un piano.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Mack Sennett
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 11:22

Aller d 'un point à un autre, ou pas, un bon vieux ressort de la comédie, sachant qu'en route il peut arriver bien des déboires. Et comme en 1926, pour traverser tout le continent Américain d'est en ouest, on fera bien sur confiance à la voiture, ce qui attend Billy Bevan, entre les mains du spécialiste de la cascade automobile sera du plus haut burlesque...

Pas tant que ça, remarquez: pour une fois, Lord a poussé Bevan a créer un personnage, celui d'un insupportable boute-en-train. Il est tellement irritant, que son patron le mute sans lui demander son avis... en Californie. Ce qui peut paraître étrange si c'est une punition, mais je crois qu'il nous fait laisser toute lecture logique au vestiaire avant d'aborder un film comme celui-ci. Sur la route (qui passe, bien sur, par monts, vaux, marais et canyons, sinon ce ne serait pas du plus haut intérêt...), lui et sa famille (Epouse et belle-mère sont fournies avec le tacot) rencontrent en permanence une autre famille: un couple, dont l'irascible élément mâle est Vernon Dent. Et il va souffrir, toute la route durant, du sens de l'humour inapproprié de Bevan...

La chute sera prévisible et inévitable car après tout rappelons que le héros du film n'a jamais mis les pieds dans la branche Hollywoodienne de son entreprise, il ne connait donc pas encore son patron...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Mack Sennett
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 16:02

C'est en une seule bobine que l'équipe de Del Lord a fait ce film, un cas d'école en matière de crétinisme total, en même temps qu'un film tellement bouffon qu'on ne peut que rendre les armes. L'intrigue est située dans une île des mers du Sud donc on peut dire qu'il y aura des gags liés à une vision noire de l'anthropologie... C'est exactement ce qui se passe: Andy Clyde et la troupe de Sennett y jouent une tribu locale. Clyde se contente d'un peu de maquillage, mais les autres possèdent... un T-shirt "noir" du plus étrange effet, et d'abominables perruques afro! Sur l'île, donc, la princesse (Madeline Hurlock, pas du tout maquillée, comprenne qui peut), a vu dans un magazine un portrait de Billy Bevan, et ne voudra pas d'autre homme. Vernon Dent, puni, a pour mission de le ramener, ce qu'il fait. 

Une fois Bevan arrivé, le film devient un peu plus surréaliste encore, et une bonne partie voit l'acteur plonger pour effectuer une épreuve d'admission: plonger au milieu des requins. Et il craque même une allumette sous l'eau, c'est dire! La dernière partie du film est consacrée à une rencontre de l'acteur avec une sirène. 

Et e pire, devant ce qui est un festival de n'importe quoi qui dure douze minutes, c'est qu'on a parfois le sentiment qu'il a pu être plus long, coupé soit par l'outrage des ans, soit par un monteur quand même un peu plus lucide que tout le reste de l'équipe!

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Mack Sennett
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 15:53

Dans ce court métrage de deux bobines, on voit bien la marque de l'économie Sennett: quand on fait un film, on essaie de différencier les deux bobines, afin de pouvoir éventuellement les transformer en deux films indépendants! Et par ailleurs, ce film assez médiocre dans l'ensemble bénéficie d'un statut de classique... Ca s'explique très facilement. Le film est axé autour d'une invention, qui justifie le titre (Sorte de mélange balourd entre argot 1925 et une invention de l'époque): le pilotage des voitures par radio. Du coup, la première bobine est un festival de cascades et poursuites liées à une accumulation (Parfois littérale, aussi bien horizontalement que verticalement) de ces tacots à vil prix, qu'on surnommait des "Lizzies". C'est la partie la plus connue de ce film qui par ailleurs met en scène Andy Clyde et Billy Bevan.

La deuxième bobine, quant à elle, est située en intérieurs, et concerne une offensive d'espionnage industriel, pour piquer à l'inventeur sa machine. C'est lent, répétitif, et notamment pollué par une série de gags racistes. Du coup, il est clair que le film est assez mal foutu...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Mack Sennett
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 15:33

Dans Black Oxfords, le script repose sur un cliché éculé du mélodrame, qui a été repris des dizaines de fois par les scénaristes de Sennett: une mère et une fille font face à un propriétaire véreux, qui les menace d'éviction car elles ne peuvent payer le loyer, à moins que... la fille n'accepte d'épouser le propriétaire! Le fils, qui est en prison, s'évade afin de leur venir en aide... 

La fille, c'est Marceline Day, qui à 16 ans, joue son premier rôle dans un film! On la voit aux côtés de Sid Smith (Jack, le frère), et de Natalie Kingston dont le rôle (La fiancée de Jack venue d'un peu nulle part) est comme cela sera souvent le cas, purement décoratif! Il y a peu à dire sur ce film, qui installe en une bobine une situation assez basique, le prétexte à déchaîner les voitures sur une deuxième bobine entièrement construite sur des poursuites. Bref, on est chez Del Lord, qu'un historien a appelé le Mozart du cinéma burlesque mécanique!

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Mack Sennett