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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 16:43

Un couple va avoir un enfant. Mais c'est un couple à problèmes: elle (Maya Rudolph) a perdu ses parents, et sa soeur habite loin; Lui (John Krasinski) travaille dans les assurances, mais on ne peut pas vraiment dire qu'il ait réussi. Heureusement, ses parents n'habitent pas loin, et vont pouvoir les épauler une fois la naissance arrivée... Du moins le croient-ils! Car les parents de Burt ont égoïstement décidé de partir pour vivre deux ans en Belgique, totalement oublieux de leur promesse d'aider le jeune couple. Ceux-ci décident de se mettre en quête d'un endroit où s'installer, près d'amis (Une ancienne patronne de Verona, à Phoenix, des amis de fac à Montreal), de parents (La soeur de Verona à Tucson, une cousine de Burt dans le Wisconsin ou encore son frère à Miami)... Leur idée: se choisir une famille, et de là, un lieu de vie. Le voyage commence, pour les deux amoureux...

Voilà un road-movie peu banal, avec deux héros qui n'ont rien de vraiment glamour. La barbe mal fichue de l'un, le relief encombrant des six mois de grossesse de l'autre, on sent déjà un décalage... Mais le film va plus loin en se gardant constamment d'être Hollywoodien, justement. Il y a un côté cinéma-vérité dans ces épisodes disjoints, et souvent d'une grande méchanceté (Les personnages rencontrés ne sont pas tendres, mais Mendes l'est encore moins avec eux) mais qui débouchent sur une infinie tendresse pour ces anti-héros qui se transforment en des révélateurs d'une Amérique qui ne tourne pas tout à fait rond. Cela reste constamment une comédie, et ma préférence va à l'épisode de Phoenix, d'une part, dans laquelle une femme hystérique menace de dégoûter les deux futurs parents de ce qui les attend, et bien sur l'hilarante équipée à madison, Wisconsin, auprès de deux hippies fous furieux qui font un scandale si on leur parle de poussette, et qui prônent les relations sexuelles devant les enfants afin de les éduquer...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Sam Mendes
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 18:43

Je pense que lorsque John Lennon a été assassiné, on a du en informer Ringo Starr sur le plateau de ce film... Ce qui compte tenu du genre (Comédie burlesque sans aucune retenue) et du sujet (Des hommes des cavernes) n'a pas du faciliter les choses. Quoi qu'il en soit, le souvenir de Lennon est bien présent, puisque le film commence, "un zillion d'années avant notre ère", un 9 octobre... Il s'agit d'un film situé à l'âge de pierre, et les premiers hommes vont apprendre à se tenir de bout, à utiliser le feu, à fabriquer et utiliser des armes, et à domestiquer un improbable dinosaure qui comme ses congénères présents dans le film, n'a pas compris le sens du mot "anachronisme".

Ringo Starr en homme des cavernes? Ca doit être idiot!

...Oh que oui.

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Published by François Massarelli - dans Groumf Navets Comédie
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 18:30

Il n'y a qu'un film comme celui-ci, qui part d'un présupposé glorieusement improbable et va au bout de l'hypothèse, sans laisser une seule piste de côté, sans jamais s'égarer dans les chemins de traverse d'une explication rassurante au phénomène qui agite le héros Phil Connors: celui-ci vit et revit sans arrêt la même journée, si on cherche à savoir pourquoi, on en sera pour ses frais...A quoi d'ailleurs cela servirait-il? Autant aller chercher un sens aux microfilms cachés dans les statuettes de North by northwest! on, ce film n'a rien de fantastique au-delà de ce phénomène qui reste en dépit des nombreuses fois ou Phil Connors s'en ouvre notamment à la dame de ses pensées, un embêtement privé! Et le film se promène du côté d'une Amérique ordinaire, visitée comme tous les ans par un sale type qui va changer de façon impressionnante...

Rappelons les faits: journaliste météo à TV Pittsburgh, imbu de lui-même et porté sur le cynisme et le sarcasme, Phil Connors (Bill Murray) doit se rendre à Punxsutawney, Pennsylvanie, pour y enregistrer une émission clin d'oeil, et y couvrir un festival folklorique délicieusement ringard, le jour de la marmotte. Il déteste ça, à plus forte raison parce qu'il ambitionne de faire de la télévision nationale. Une fois l'enregistrement terminé, il s'apprête à partir en compagnie de l'équipe très réduite, dont la jolie productrice Rita (Andie McDowell) avec laquelle on ne peut pas dire que les rapports aient été chaleureux... Mais le blizzard les contraint à rester sur place, et le le lendemain, Connors est surpris de constater que la même journée recommence. Puis recommence, encore et encore... Lui seul le sait.

La transformation absolue de Phil en un type ouvert sur les autres, sympathique et constructif, qui cesse de se cacher derrière une carapace de méchanceté et d'égocentrisme, ne serait pas crédible si on n'avait pas clairement l'impression qu'il passe en réalité dans sa prison temporelle de 24 heures sur 24, plusieurs mois sinon années. Il va passer par tous les stades: surprise, angoisse, déprime, exubérance devant les possibilités offertes à quelqu'un qui sait ce qui va arriver minute après minute dans une petite ville, mais qui connait aussi la vie, les goûts, les opinions et l'emploi du temps pour  la journée, d'absolument tout le monde en ville! il va aussi essayer de séduire, des inconnues d'abord, avant de s'intéresser à Rita. Et il va accomplir des rêves, les siens, d'abord, puis pas que. Enfin il va, clairement, tomber amoureux... et enfin s'ouvrir.

Le tout reste une comédie, bien sur, impeccable, servie par la simplicité limpide de l'action et le traitement exceptionnel des caractères: un personnage contre tous les autres, d'une certaine façon. Et puis comme dans le film suivant de Ramis, qui repose aussi sur un dispositif fantastique arbitraire et rigolo (mais moins productif à mon sens), le réalisateur profite de son jouet avec une gourmandise visible. Et il invente un comique de répétition d'un genre nouveau, le comique de variation, parfois subtile, parfois spectaculaire. On débouche enfin sur un film qui fait le même voyage que son héros. Et j'applaudis un film qui sait éviter le cynisme à la fin sans tomber dans le larmoyant: je n'ose imaginer ce que ce brave Ron Howard aurait fait de ce film... 

Qui n'aura hélas, à part le sympathique Multiplicity, pas vraiment de suite: les comédies ambitieuses de Ramis sont désormais du passé, mais celle-ci est un joyau. Avec Bill Murray en cerise sur le gâteau: il est splendide.

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Published by François Massarelli - dans Comédie
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:24

Si on veut trouver quel est le film qui symbolise le mieux la cristallisation de ce qu'était le libéralisme à la sauce Reaganienne, oubliez ce pauvre Wall Street d'Oliver Stone, mélodrame dont la bassesse peine à cacher la vacuité. Non, pour moi, la meilleure façon de représenter les excès boursicoteurs des années 80, c'est cette comédie. Et pour commencer, je pense que si John Landis, qui connaît bien l'histoire de la comédie, et qui fait rarement les choses au hasard, a confié à deux vieilles gloires de la screwball comedy, Don Ameche et Ralph Bellamy, des rôles si importants que ceux des deux abominables frères Duke, c'est tout sauf un hasard: son film se situe dans la droite ligne du genre, tendance Preston Sturges. ...Mais à la façon de John Landis, un réalisateur qui n'oublie jamais de vouloir d'abord et avant tout rester un iconoclaste, un punk de la caméra, un trublion, qui préfère soigner ses effets et ses gags, plutôt que de faire de l'art. Bref, Trading places est un film efficace, qui énonce clairement son intrigue avant de déclencher un feu d'artifices loufoque...

Et il y a de l'exagération, bien sur: les deux frères Duke (Ameche et Bellamy), à Philadelphie, règnent sans partage sur la spéculation, un art dans lequel ils sont passés maîtres. Côté face, ils ont pignon sur rue, avec un cabinet dirigé d'une main sure par Louis Winthorpe III (Dan Aykroyd), un quasi clone des deux frères, qui est à leurs ordres, et qui vit dans une maison qui leur appartient. Côté pile, ils manoeuvrent en douce et pratiquent le délit d'initiés avec un talent rare. Mais les deux frères ne s'entendent pas sur tout: Mortimer (Ameche) est persuadé que l'homme est doté par la nature de talents, et que suivez mon regard, si Louis est si doué c'est parce qu'il est blanc. Randolph (Bellamy) de son côté reste persuadé que c'est le milieu qui fait tout. Ils décident de faire un pari: trouver un prétexte pour virer et dégrader Louis Winthorpe, le renvoyer dans la rue, et le remplacer par un voyou de la pire espèce, un raté, si possible noir: Billy Ray Valentine (Eddie Murphy)... Si ce dernier s'en tire, c'est que Randolph a raison, si en revanche Louis réussit à remonter la pente, c'est Mortimer qui a raison...

Le film va donc suivre les aventures cocasses de Louis déchu, trouvant refuge auprès d'une prostituée au grand coeur (Jamie Lee Curtis), pendant que Billy Ray va très vite fort bien s'adapter à son nouvel environnement. Mais l'intérêt du flm redouble au moment où les deux "cobayes" vont unir leurs forces contre leurs manipulateurs...

L'esprit satirique de Landis ne le pousse en rien à accomplir un film militant, au contraire. La vengeance de louis Winthorpe et Billy Ray Valentine s'effectuera avec les propres armes des deux frères Duke, mais au moins, le metteur en scène va tout faire pour mettre le public du bon côté, c'est à dire contre la noblesse d'argent de l'est, ces abominables riches, que nous voyons vivre entre eux dans leurs clubs (Des scènes probablement tournées dans un club quelconque, ce qui est assez amusant en soi), et dont les occupations principales sont d'exercer un métier sans aucune justification morale, d'avoir des discussions sur ce qui se fait ou ne se fait pas qui débouchent le plus souvent sur des propos racistes, et bien sur la manipulation des masses. Et les deux grains de sable seront une prostituée (Jamie Lee Curtis est bien sur excellente, mais ça allait de soi) et un noir, joué avec inventivité, et une certaine forme de génie dans l'excès par Eddie Murphy. 

Et il y a un gag lamentable avec un gorille. Ou deux. bref, on rigole.

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Published by François Massarelli - dans Comédie
21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 19:59

Un film écrit par John Cleese, avec lui-même, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline, Michael Palin, Mary Aitken, et qui est probablement un sommet de la comédie de tous les temps... Mais assez parlé de A fish called Wanda, et reconnaissons à ce film écrit par John Cleese, avec lui-même, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline, Michael Palin, Mary Aitken, qui n'est certainement un des sommets de la comédie, que l'équipe, d'une part, a eu le courage de ne pas se limiter à l'évidente tentation de créer une suite à l'énorme succès de Wanda, et d'avoir dépensé une belle énergie... Pour pas forcément grand chose, ça c'est sur.

On retrouve pourtant beaucoup d'ingrédients qui auraient du faire un bon film: les acteurs pour commencer dont on sait à quel point ils fonctionnent bien ensemble; les obsessions de Cleese pour les animaux, le volontarisme de Palin pour assumer les textes les plus horripilants, l'absurde de l'exagération (Jamais d'absurde gratuit chez Cleese, dans les Monty Python, c'était le terrain de jeu de Terry Jones et Michael Palin), et même une série d'allusions bien placées: "It's only a flesh wound", "Beautiful plumage" d'une part, les connaisseurs apprécieront; et à un moment, Rollo (Cleese) appelle Willa (Curtis) "Wanda"...

Mais rien n'y fait: le script s'enlise en dépit du volontarisme sus-mentionné. Reste, dans cette histoire de zoo dont les employés s'attaquent à la haute finance qui les gouverne, quelques jolis moments de comédie, basée sur des gags parfois bien ficelés... et parfois sur des pets intempestifs, lâchés par un Kevin Kline qui a quand même tendance à en faire, disons, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Je parle de ses excès d'acteur, bien sur, pas de ses conséquences sonores d'une digestion mal assumée.

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Published by François Massarelli - dans John Cleese Comédie
21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:25

Sherwood Nash (William Powell) est un homme d'affaires, polyvalent, mais qui n'a pas encore trouvé son créneau... Ce qui l'encourage à tout essayer! Après avoir raté son entrée dans la finance, il rencontre une jeune femme au talent certain, Lynn (Bette Davis), qui dessine à la perfection des costumes. Il a l'idée de lui faire plagier les robes importées de Paris par les trois principales maisons de couture de New York, ce qui va évidemment lui rapporter des ennuis... mais s'il joue ses cartes de façon appropriée, ça va aussi lui rapporter tout court, avec un voyage à Paris à la clé, et bien sur, une question qui va le hanter, aussi bien que Lynn: sont-ils, ou ne sont-ils pas, faits l'un pour l'autre?

Voilà le type de film que Dieterle pouvait tourner en trois semaines sans avoir l'air de se fatiguer... Pur produit de la Warner de ce début d'années 30, avec la star William Powell qui s'apprêtait à passer à la concurrence (MGM) avec armes et bagages, Fashions of 1934 (Parfois appelé seulement Fashions) est aussi un film aux frontières mal définies entre comédie et comédie musicale, grâce à l'apparition d'un numéro de music-hall dont le maître d'oeuvre est bien sur Busby Berkeley. Et Bette Davis, qui a détesté le film et la direction que souhaitait lui voir prendre le studio, est adorable, comme toujours dans les films de cette période... Si le plaisir qu'on prend à suivre ces immorales aventures d'un escroc au capital de sympathie indéniable est très palpable, on s'autorisera quand même une réserve: tout ça ne vole pas très haut, et derrière l'intrigue gentiment immorale et l'élégance efficace habituelle de la réalisation de Dieterle, on a beaucoup de grivoiserie, incarnée en particulier par l'homme de main de Nash, Surnommé Snap (Frank McHugh), qui est un obsédé sexuel d'un niveau très avancé. Bref, cette histoire de mode et de plumes d'autruche est légère, légère, et pas très conséquente.

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Published by François Massarelli - dans William Dieterle Busby Berkeley Comédie Pre-code
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 19:02

Ce film est très important dans la carrière de Harold Lloyd. Non que ce soit le meilleur film, voire le meilleur court, non; mais l'idée de départ, de suivre la vie au jour le jour de deux jeunes hommes dans les années 20, dont l'un, médecin à lunettes, allait tomber amoureux, ne prédisposait pas ce film à devenir l'étincelle qui allait permettre à Lloyd de devenir cette image iconique de jeune homme bien sous tout rapport suspendu au vide... Et pourtant!

Dans la première bobine, on assiste à une salve de gags liés à la personnalité du jeune médecin, qui fait sa pub en se grimant et en jouant des "faux clients" sauvés par le docteur miracle... Une cliente arrive, amenée par son père: elle est somnambule. dans la deuxième bobine, Lloyd et son meilleur copain doivent liquider tout les résultats d'une expérience de distillerie clandestine (N'oublions pas qu'on est en plein Volstead Act, donc fini l'alcool!); dans la soûlographie qui s'ensuit, Lloyd se retrouve face à la somnambule, au dessus du vide. Les réactions du public plus du tout amusés mais captivés par le danger ont persuadé Lloyd de retenter le truc dans un film de l'année suivante, Never weaken, puis de faire encore plus fort avec Safety last... L'histoire tient parfois à peu de choses...

A part ça, le film prend volontiers son temps, on sent Lloyd prêt à s'attaquer à des films plus longs. Le format de deux bobines allait bientôt s'allonger de cinquante pour cent... Mais on sent aussi une formule en marche, ce qu'il allait falloir dépasser. La première bobine détaille finalement la double vie du héros: médecin dune part, fêtard à ses heures perdues. Puis la deuxième bobine se concentre sur la situation de la rencontre improbable entre le poivrot et la somnambule.

N'empêche qu'avec ce film, Lloyd, travailleur et fêtard, porté sur la publicité, et prêt à tomber amoureux, personnifie une fois de plus l'homo Americanus des années 20 dans toute sa splendeur, et il le faut en gags: c'est merveilleux.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Harold Lloyd
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 09:01

Une fois de plus, Bebe Daniels est une jeune femme à marier, et son père Bud Jamison, parmi les nombreux prétendants de tous âges et de toutes tailles, lui a préféré le plus médiocre, interprété par Snub Pollard. Et une fois de plus, c'est après avoir établi cette situation que Harold Lloyd entre dans la danse. On voit très bien son apport à ce film qui serait sinon bien parti pour être un sempiternel jeu de quiproquos et de course-poursuites certes roboratives, mais dénuées d'invention: il est introduit par un plan qui joue avec le spectateur, tenant en laisse un chien qui reste longtemps hors-champ, et qui au regard de l'effort qu'il semble nécessiter, pourrait bien être énorme... Il ne l'est pas, il est même minuscule. Lloyd, qui adorait ce genre de gag, nous a bien eu.

L'intrigue est basée sur le fait que la famille de Bebe et Bud doit se rendre à un marathon, dont le départ est situé vers la fin de la bobine. Donc, l'enjeu, c'est d'être celui qui emmènera Bebe Daniels au marathon! Mais Lloyd finira, bien sur, par disputer l'épreuve à son corps défendant, non sans avoir contribué à sa façon à un gag récurrent, classique et mémorable...

Le gag dit "du miroir" fait partie de ces morceaux de bravoure qu'on trouve dans tellement de films (sans parler de ceux qui ont pu disparaître) qu'il est inutile d'en chercher l'origine. Le principe en est simple: un personnage, situé d'un côté d'un miroir brisé, va exécuter exactement les mêmes mouvements qu'un autre personnage situé lui de l'autre côté, ignorant du fait que le miroir est cassé; chaque comédien ayant eu recours à ce gags a eu à sa disposition des gagmen différents, qui ont tous contribué à personnaliser le gag, de Billy West à Charley Chase en passant par Max Linder et les frères Marx. Moins glorieusement, le film possède un gag lourdingue avec un comédien qui joue une domestique en blackface... Autre époque.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Harold Lloyd
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:46

A nouveau tourné en toute liberté, ce film sera refait un certain nombre de fois, en particulier par Charley Chase qui trouvait dans ce genre de situation une source constante de gags: un jeune homme et une jeune femme s'aiment... derrière le dos du père de la belle. Ca commence à la plage, lorsque Lloyd et Daniels décident, sans que le père (Bud Jamison) s'en aperçoive, de se retrouver le soir même pour aller danser.

Et ils choisissent un proto-speakeasy (La loi de prohibition n'ayant pas été ratifiée), tenu par une bande de malfrats dont Snub Pollard et Marie Mosquini sont les chefs. Ils emploient un barman plein de ressources: c'est Noah Young... Encore une fois, ce court métrage d'une bobine utilise avec bonheur tous les trucs, toutes les ressources, avec un rythme soutenu.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Harold Lloyd
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:39

La quintessence de l'art des studios Roach à l'époque ou on pouvait à peine parler de studio... En pleine rue, Lloyd sort de chez lui, et perd tout son argent. Quelques minutes plus tard, il rencontre une jolie fille (Bebe Daniels), mais celle ci a un rendez-vous avec un galant. Sachant que l'homme en question est Snub Pollard, Lloyd relève le défi, et leur colle aux basques, permettant à l'équipe de faire exactement ce que le public attend: tout ce petit monde se rend en effet à Griffith Park, le haut-lieu de la drague de cinéma pour les studios Sennett et Roach dans les années 10, et... on n'a plus qu'à lâcher tout ce petit monde, ça dégénérera bien en poursuite.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Harold Lloyd