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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 07:10

Cette adaptation d'un conte d'Andersen a beau se cacher derrière un titre accrocheur et passe-partout, on constatera que les traducteurs s'en sont retournés vers le titre initial: en français c'est donc La reine des neiges... Le plus énorme des succès Disney de ces dernières années est donc, aussi, une grande réussite.

Le scénario, plus ou moins adapté d'Andersen, concentre tout son pouvoir magique sur une relation, mais elle n'est pas celle de la belle cruche et d'un prince charmant: au contraire d'ailleurs puisque dans le film le prince en prend sérieusement pour son grade. Non, la relation cette fois est celle qui unit ou devrait unir deux soeurs, dissemblables et complémentaires, qui autrefois s'adoraient, mais aujourd'hui ne se voient jamais: Elsa la blonde, princesse héritière d'un royaume Nordique, et sa petite soeur Anna la rousse, qui ne comprend pas pourquoi sa grande soeur la boude...

Nous le savons, nous, car un prologue magistral nous l'a appris: Elsa a des pouvoirs magiques qu'elle ne contrôle pas, et manque de tuer Anna lors d'une séance de jeu; Elsa peut en effet geler à volonté tout ce qu'elle touche, voire tout ce qui l'entoure, un pouvoir lié à ses émotions et qu'elle contrôle très mal; une malédiction qui la condamne à vivre seule ou cloîtrée, et dont elle ne peut parler à personne. La mort de la petite Anna a été empêchée par les trolls, mais elles ont été séparées pour permettre à la petite d'oublier... Le film commence vraiment par le couronnement d'Elsa, qui voit Anna faire la rencontre d'un prince un peu pressé de se marier, ce qui va précipiter bien des ennuis, puis des malheurs...

L'animation est superbe: du moins, une fois acceptée l'horripilante manie de tous les studios Américains de donner la même tête (grands yeux, petit nez retroussé) à tous les personnages féminins importants depuis l'avènement de Pixar, une fois acceptés les tendances et autres tropes (le meilleur ami du héros masculin est donc un animal sympa presque doué de parole, l'hyperactivité de a jeune femme fantasque, la créature décalée, etc); on est chez Disney, donc on se repose un peu sur les vieilles recettes, mais dans ce monde de neige et de froid (en plein été), le script permet au décor de passer d'un été enchanteur et un peu trop beau, à un hiver cauchemardesque qui nous réserve un bon nombre de surprises splendides. 

Et pour une fois cette satisfaction s'étend à la bande originale d'un film qui repose énormément sur sa musique (composée par Christophe Beck), et les chansons (Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez); celles-ci sont parfaitement intégrées dans le tissu narratif et (en anglais en tout cas) d'un e grande qualité: on n'y fait, pour une fois, pas trop. 

Pour finir, si comme toujours il convient de ne pas trop prendre tout cela au sérieux, le fait est que si Anna cherche au bout d'un moment, à trouver l'amour, comme toute héroïne Disney qui se respecte, donc auprès d'un gaillard pas trop crétin, Elsa elle a d'autres préoccupations, liées en particulier à son évidente incompatibilité avec le monde: c'est vrai qu'elle jette un froid. Une petite ouverture métaphorique de Disney vers une autre humanité, une autre sexualité? 

Dans ce cas, pourquoi ne pas y aller carrément?

Question sans réponse...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Musical Disney
23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 09:46

Aucun moyen pour moi de vérifier si la liste de réalisateurs (aucun n'est au générique) donné par un site vulgarisateur bien connu est authentique, mais suivant le bon vieil adage, j'ai décidé d'imprimer la légende... C'est que ce film, le dernier des musicals extravagants de l'ère pré-code, est un cas d'espèce. A l'origine, on avait au début du parlant cette option, de créer des films qui seraient des patchworks de studio, dans lesquels une sorte de revue mal fichue, avec sketchs, danse, chansons, numéros en Technicolor et vedettes sous contrat, permettait de remplir les bobines et les salles, en tournant un bouche-trou triomphal à moindre coût puisque tout le monde qui tournait ces machins était sous contrat. Mais Hollywood Party, qui était avancé comme une sorte de publicité interne à la MGM, a pris tant de temps à se faire qu'au final c'est un désastre absolu.

D'une part il y a une intrigue, si on ose dire; confronté à l'absolue nullité (Extraits à l'appui) de son film Schnarzan the Conqueror, l'acteur Jimmy Durante se décide à tenter le tout pour le tout: on annonce 'arrivée à Hollywood du Baron de Munchausen (??????), qui a ramené de la savane une troupe de vrais lions, Durante-Schnarzan lui dédie une fiesta grandiose, où des dizaines de chorus-girls et des centaines de stars vont se presser. Et il décide de ne pas inviter sa co-star Lupe Velez don le tempérament volcanique ne peut tolérer un refus...

D'autre part la multiplicité d'équipes, le côté morcelé du tournage, et le manque totale d'investissement de qui que ce soit on transformé ce film en un étrange cadavre exquis, une comédie qui n'est pas drôle (Durante est un outrage permanent à l'art de faire rire, mais il ne le sait pas), dans laquelle même Laurel et Hardy (pourtant parmi les plus décents, avec un interlude Disney en Technicolor) semblent naufragés. On gardera en mémoire l'un des plus hallucinants passages, où Durante et Velez, avec 2 grammes de vêtements sur eux, parodient Tarzan... Aucun des metteurs en scène qui ont oeuvré sur cet étrange objet n'a daigné le signer, on pense que George Stevens est bien le réalisateur des scènes avec Laurel et Hardy (et leur rencontre avec Lupe Velez)...

 

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Animation Disney Laurel & Hardy Navets
8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 18:38

Je n'ai pas coutume de créditer Walt Disney à un quelconque rôle créatif sur ses films. Le monsieur, sur l'essentiel de sa carrière n'a été qu'un chef d'entreprise, vaguement esclavagiste, sans aucun talent particulier pour l'animation qu'il n'a pratiqué qu'aux heures les plus crues du studio, sur les films de la série Alice in Cartoonland, alors que les films Disney n'étaient finalement qu'une variation, pour ne pas dire un plagiat, de la série Felix The Cat. Le "créateur de Mickey", notez l'apparition de guillemets ironiques, a surtout admirablement su s'entourer, en engageant des génies de l'animation comme Ub Iwerks (C'est lui, le créateur de Mickey, le seul), David Hand (Réalisateur, excusez du peu, de la plupart des magiques Silly symphonies, mais aussi de Snow white et Bambi...), ou toute l'équipe ici réunie pour les segments qui composent ce film. Mais il a parfois su s'impliquer, vraiment diriger les tournages, lorsque un film lui tenait plus à coeur. Il y avait une vision de Walt pour Fantasia, qu'aucun animateur, aucun réalisateur ne partageait vraiment, et Disney lui-même s'est impliqué derrière chaque segment, dans toutes les réunions autour du storyboard, et comme le producteur en titre Ben Sharpsteen, il mérite quelque part un crédit de réalisation pour cette fois-ci... C'est, après tout, de sa vision qu'il s'agit, une vision éminemment controversée et douteuse: Comme si on pouvait s'approprier les classiques et les détourner, dans un projet destiné aux enfants, mais dans lequel on faisait tout pour les détourner de l'écran (dessins animé abstrait, interludes éducatifs, moments effrayants, etc). et pourtant, c'est un classique... Un classique paradoxal qui part d'une collaboration entre Disney et le chef d'orchestre, lui aussi controversé, Leopold Stokowski.

Rappelons que le film (Qui fut d'abord baptisé "Film-concert", en raison de sa structure calquée sur celle d'un programme de vulgarisation classique) présente un certain nombre de segments, préparés par des réalisateurs différents, tous basés sur des oeuvres musicales préexistantes: L'apprenti sorcier, de Paul Dukas, mis en images par James Algar, est le plus célèbre, c'est aussi le point de départ de l'aventure à travers une rencontre inopinée entre Disney et Stokowski... Mais le film commence vraiment par la Toccata et fugue en ré mineur de Bach, réorchestrée pour grand orchestre plutôt que solo d'orgue, et imaginée par Samuel Armstrong. Du même Samuel Armstrong, on assiste à une mise en image de la suite Casse-Noisette de Tchaikovski. L'un des morceaux de bravoure du film est bien sûr la vision préhistorique, par Bill Roberts et Paul Satterfield, du Sacre du printemps (Dans laquelle Walt Disney s'est beaucoup impliqué, voulant à tout prix que son film soit pionnier dans la représentation des dinosaures) de Stravinsky, unique compositeur sollicité encore vivant durant la préparation du film.

La deuxième partie du film tourne essentiellement autour de trois segments: La VIe symphonie, dite pastorale, de Beethoven, interprétée par Hamilton Luske et Jim Handley, célèbre pour ses visions sucrées et excessivement mièvres de la mythologie grecque; La danse des heures de Hamilcar Ponchielli, est réalisée par Norman Ferguson et Thornton Hee, et très honnêtement avec ses ballets d'autruches, d'hippopotames, d'éléphants et de crocodiles, reste un sommet du film; enfin, le spectacle se termine sur une étrange association, celle de La nuit sur le mont chauve, de Modeste Moussorgsky adapté par Wilfred Jackson, suivi immédiatement par un Avé maria de Schubert également illustré par Jackson. Cette fin était finement calculée: d'un côté, les excès baroques et l'animation horrifique, et de l'autre une fin toute en apaisement, dotée qui plus est de connotations religieuses passe-partout... Le fil rouge, c'est bien sûr le retour systématique à l'orchestre dirigé par Stokoswki, accompagné d'un présentateur, ici un critique de musique réputé, Deems Taylor. Tant qu'à faire, ces segments sont filmés par rien moins que James Wong Howe: Disney est en quête de crédibilité dans le monde de cinéma...

Disons tout de suite ce qui me parait une évidence: l'intention était ridicule, tant elle part des principes communément admis chez Disney: la musique en elle-même ne dit rien, elle doit donc être illustrée, quitte à la trahir. C'est exactement le même principe qui aujourd'hui pousse des producteurs d'émissions sur M6 à recycler des tonnes et des tonnes de chansons connues pour les utiliser dans la bande-son de leurs shows de recyclage bricolatoire et autres sous-produits du lobby immobilier et des mafias de chefs cuistots (Ou comment recycler Radiohead pour en faire la bande-son idéale du moment durant lequel un apprenti marmiton se trouve humilié par un chef nazi)... Il y a un côté purement sophiste à ce recyclage chez Disney, qui transparaît d'ailleurs dans la décision, parfois, de couper dans les oeuvres, qui prouve s'il en était besoin, que le matériau musical, censé être mis en valeur, devient donc dispensable, comme tout autre aspect de la production, au service du film. Ceci étant posé, le résultat est, après tout, du cinéma, et c'est la raison pour laquelle on ne peut que succomber à Fantasia, à condition d'en accepter les longueurs, les pleins, les déliés, le côté expérimental, et surtout le culot monumental de la chose... Car il fallait être gonflé pour imposer au public le Sacre du printemps, de Stravinsky, encore scandaleux à l'époque de la réalisation du film... Il fallait aussi du cran, non seulement pour consacrer deux heures à la musique dite classique, mais en prime le faire en compagnie d'un chef qui ne plaisait pas à toute la communauté musicale Américaine (Rappelons que le film est sorti à une époque où sortir un film en Europe est devenu quasi impossible)...

Alors le résultat, c'est qu'en dépit de ses défauts (L'anthropomorphisme parfois insupportable, voire la sale manie de donner non seulement aux animaux, mais aussi aux objets et à la matière une vie et des intentions humaines, la tendance parfois vomitive au mignon à tout prix, notamment dans la vision de la Symphonie pastorale, un refus de choisir entre abstrait et figuratif qui fait que le premier segment, supposé s'inspirer des oeuvres abstraites de Oskar Fischinger qui a fini par claquer la porte de la production, sert surtout de présentation de nombreux motifs de décors et d'effets spéciaux qui vont ensuite être recyclés sur le film entier, ce qui n'en fait pas une introduction très passionnante, etc...), le film est d'une constante invention, à tous points de vue, c'est aussi un long métrage qui en dépit de son morcellement, court sur un thème récurrent et cohérent: montrer le chaos pour en tirer les conditions de la renaissance et de la paix. Et comme par hasard, le film a créé le chaos, via un échec commercial cuisant, avant de devenir, tel un serpent de mer, le mètre étalon de la bonne santé retrouvée du studio à travers des ressorties fréquentes.

Fantasia a aussi prolongé l'esprit de découvertes technologiques et artistiques contenu dans les merveilleuses Silly Symphonies, ces courts métrages de 1929 à 1939, dont l'esprit se retrouve d'ailleurs ici plus d'une fois, y compris dans des segments aussi peu ressemblants les uns aux autres que La danse des heures, L'apprenti sorcier, Casse noisette, et oui, même la Symphonie pastorale avec ses "centaurettes" topless.

Fantasia (Walt Disney, Ben Sharpsteen, 1940)
Fantasia (Walt Disney, Ben Sharpsteen, 1940)
Fantasia (Walt Disney, Ben Sharpsteen, 1940)
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Published by François Massarelli - dans Animation Disney
8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 18:14

C'est donc plutôt avec Donald Duck qu'avec la superstar Mickey Mouse (trop lisse) que les établissements Disney se sont attelés à de la propagande anti-nazie bien sentie... Pendant ce temps, Tex Avery à la MGM et toute l'équipe de Leon Schlesinger à la Warner, sans parler des Fleischer à la Paramount, s'étaient aussi lancés dans des cartoons pour soutenir l'effort psychologique de guerre. Celui-ci mérite qu'on s'y attarde parce qu'il va bien au-delà de la propagande simplement ponctuelle, pour attaquer spécifiquement les fondements d'une idéologie, les fondements acceptables dans un cartoon, s'entend. 

Car... faut-il le rappeler? Oui, j'en ai peur: le nazisme n'est pas une idéologie comme les autres, c'est une déviance criminelle, basée sur l'eugénisme, la préférence raciale et la loi du plus fort, le sadisme, la torture et la cruauté. Partant de là tous les coups sont permis, et pourtant avec ce qui était d'abord et avant tout une pochade chargée (Donald Duck rêve qu'il vit en Allemagne et doit travailler sous haute surveillance pour l'armement national, tout en subissant un lavage de cerveau permanent de propagande), on atteint un niveau rarement atteint dans ces courts métrages: comment ne pas penser à 1984, écrit et publié quelques années plus tard, en voyant Donald Duck qui peine à travailler correctement quand il doit dire 'Heil Hitler' toutes les deux secondes...

Et ce film se paie en prime le luxe d'accumuler sur un tempo d'enfer des gags très drôles. Maintenant, les précautions oratoires avec lesquelles il est montré actuellement ne s'imposent pas: ce qui est ridiculisé ici, ce n'est évidemment pas le peuple Allemand, ais bien une idéologie criminelle du XXe siècle, et alentours car elle n'a pas disparu. Tout au plus faudra-t-il admettre qu'une fois de plus les Japonais ne sont pas à leur avantage dans ce petit film.

...quant au paradoxe d'un film de propagande anti-nazie produit par un homme qui avait des sympathies embarrassantes pour le fascisme, je pense qu'il n'est pas si important: d'une part, Disney était un industriel, là où ses employés étaient des artistes. Ensuite, en 1942, ça fait sans doute bien longtemps (au moins depuis 1923!) que Walt Disney n'a rien, strictement rien fait dans les courts métrages qui potent son nom...

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation
22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 17:09

Ce film appartient à la série des Donald Duck, dont il est un illustre représentant, mais ce n'est pas son seul titre de gloire: comme le dit le guide du grand canyon à un groupe de touristes parmi lesquels se trouve le célèbre canard, étalez-vous, les amis: c'est du Cinémascope... Car le but de ce film était d'abord et avant tout d'expérimenter avec le format très large. C'est réussi.

Sinon, l'intrigue est simple: en dépit des efforts notables d'un guide au sang-froid impressionnant (et dont la voix fournie par Bill Thompson, ravive instantanément des souvenirs qui n'ont pas grand chose de disneyien), la rencontre entre Donald, un lion et le Grand Canyon va déboucher sur une catastrophe. 

Mais... en cinémascope.

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation
11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 18:48

Après Bambi et la réalisation que les longs métrages prestigieux sont décidément trop chers pour les établissements Disney, le studio s'est rabattu sur les films anthologiques, principalement musicaux. Ces films ont assez mauvaise réputation, ce qui est injuste... D'autant que certains, celui-ci en particulier, se posent un peu en pendant de Fantasia pour la musique prise sur son versant populaire.

Et en une poignée de segments tous différents, mais alternés avec une certaine prudence (comédie, sentiment, comédie, sentiment d'une part, tempo enlevé puis ballade d'autre part...), le film déroule le tapis rouge à autant de moments de bravoure, dont on retiendra en priorité le superbe All the cats join in (interprété par le Benny Goodman Orchestra), l'inamovible et increvable Pierre et le loup, ou encore l'histoire de la baleine qui voulait chanter à l'opéra (The whale who wanted to sing at the met).

...Avec une tendresse particulière toutefois pour le tout premier segment, un bijou de méchanceté ironique et une merveille d'animation jubilatoire, The Martins and the Coys, longtemps supprimé du film pour cause d'omniprésence des armes, sans parler du goût ouvertement douteux de la caricature des hillbillies. Toute honte bue, c'est une merveille!

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation
7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 13:50

On n'a sans doute pas besoin de rappeler l'importance historique de la musique pour l'univers de Disney, de la présence très tôt d'une bande -son très travaillée (dès la fin de 1928) pour les courts métrages, à l'existence de Fantasia, des Three Caballeros et autres musicals important pour le studio. Mais comme l'empire Disney s'est toujours chargé (pour le meilleur et pour le pire) d'éduquer, il y a aussi eu une série de films de courts métrages, dans les années 50, qui ont tenté d'adopter une approche vulgarisatrice de la musique, dans laquelle on n'a non seulement pas dit que des bêtises, mais en plus on l'a fait avec une animation au top-niveau...

Place donc à une hilarante et très pédagogique leçon sur l'histoire de la musique à travers les âges, présentant chaque famille d'instruments, les vents (séparés en cuivres, toot!, et en anches, whistle!), les cordes (plunk!) et bien sûr la percussion (boom!), depuis un quartet d'hominidés, jusqu'aux années 50 et au be-bop... C'est souvent irrésistible, toujours magnifique à voir, et c'est aussi l'un des premiers courts métrages Disney en Cinemascope, et le premier en stéréo...

Logique!

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Disney
26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 18:13

Ben Sharpsteen est l'un des vétérans de la production de courts métrages chez Disney, depuis les années 20. ce qui explique sans doute que ce troisième film en couleurs ait tendance à se replier sur les recettes établies depuis quelques années, en montrant Mickey faire du patin à glace dans d'étranges parcours géométriques qui sont un peu datées: les premiers Sylly Symphonies et les premiers Mickey raffolaient de ce genre de trucs, mais justement: c'est un truc, pas autre chose... 

Ce qui resitue le film dans l'évolution, par contre, c'est une animation formidable, y compris dans une introduction impressionnante par le nombre de personnages. Et le fait que dans cette évocation des plaisirs de la glace, le spectateur apprécie les aventures croisées de Mickey, Goofy, Donald et Pluto, dans une formule que les réalisateurs de ces courts utiliseront souvent: établir dans un premier temps que tous les amis vont faire du patinage ensemble, puis les séparer pour multiplier les possibilités. Bref: ce badinage artistique est du pur plaisir...

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation
25 août 2019 7 25 /08 /août /2019 10:41

Ce film de court métrage est le deuxième de la série Mickey Mouse produit en Technicolor trois bandes. On sait que Disney avait l'exclusivité de ce procédé jusqu'à cette année 1935 précisément, et ne l'utilisait que sur les films de la série Silly Symphonies. Mais The band concert déjà réalisé par Wilfred Jackson en 1935, qui était d'ailleurs un remake d'un ancien film en noir et blanc, était une révélation en même temps qu'un chef d'oeuvre. Une réussite dure à suivre, d'ailleurs...

C'est pourtant assez réussi. Plus routinier dans sa seconde partie toutefois: Mickey et Pluto s'occupent de leur jardin comme on part à la chasse: Mickey porte son vaporisateur de produit insecticide comme on tient un fusil, et Pluto se met en arrêt en bon chien de chasse, devant des fruits et légumes infestés d'insectes... Derrière le gag d'assimilation, un constat: l'équipe de Disney ne laisse aucune occasion de surprendre et de réinterpréter la nature de côté; et en plus ils le font si bien...

Mais après un passage époustouflant, où les bestioles doivent s'enfuir puis se réorganisent (notons que du coup c'est Mickey le méchant), le film devient un peu plus attendu, lorsque Mickey s'asperge de son propre produit et perd conscience, devenant en rêve minuscule à son tour. Ca reste drôle, a occasionne de fabuleux gags (Mickey coincé sur un ver de met à imiter la démarche de Chaplin, un gag que je ne pourrais pas vous décrire plus explicitement, il faut le voir), mais c'est le sempiternel "Mickey contre les monstres" qui virait au procédé, aussi efficace soit-il: pas de variations vertigineuses sur la tempête ici, comme dans The band concert...

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation
24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 09:23

Ce qui est bien avec les studios Disney (je parle ici spécifiquement de la partie animation, la VRAIE), c'est qu'ils n'avaient pas abandonné leurs vedettes, les reprenant a besoin, et les mettant au goût du jour apparemment sans qu'il y ait besoin d'un effort particulier. Et la politique de sorties des années 80 et 90 avait au moins l'avantage de laisser de la place aux moyens métrages, celui-ci par exemple a été distribué en première partie du pas vraiment mémorable The rescuers down under...

La formule est simple, a déjà été testée sur Mickey's Christmas Carol, et sera à nouveau appliquée sur The three musketeers: on prend une histoire connue, et on l'adapte de manière à ce qu'elle corresponde au format relativement court en donnant au maximum la vedette aux "stars" Disney: Mickey, Goofy, Pluto, Donald, Peg-leg Pete. Et le résultat est un petit film très soigné, à l'animation réussie, et qui bouge tout le temps puisque ça doit durer 24 minutes...

L'histoire de Mark Twain permet en prime à Mickey Mouse de jouer un double rôle, et on accepte facilement ce procédé, tellement le design de cette toute petite souris nous apparaît comme l'évidence même.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Disney